Le collectif Ras le Scoot veut bouter les motos et scooters hors de Paris

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Le site web du Collectif Ras le Scoot
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publié le 7 mai

C'est devenu un sport national : stigmatiser les usagers de 2 roues motorisés, les faire culpabiliser de rouler, de stationner, d'exister au motif qu'il polluent, se garent mal ou roulent trop vite. Même si c'est le cas de quelques-uns seulement, on met tout les usagers, qui bien souvent ont trouvé là un pis-aller pour se rendre au boulot en un temps acceptable et respectent scrupuleusement les règles, dans un même sac que certains aimeraient peut-être voir sombrer au fond de la Seine. 

La dernière charge, et pas des moindre, provient d'un nouveau collectif baptisé Ras le Scoot, composé d'associations de cyclistes, piétons et autres usagers de transport en commun franciliens qui militent sans relâche depuis parfois des années pour respirer un air plus pur.

Revendiquant le titre de « majorité silencieuse », le collectif Ras le Scoot considère que les 2RM jouissent d'un traitement de faveur. Une accusation réfutée par la Maire de Paris (c'est dire si cela semble légèrement exagéré au regard du sort des usagers de 2RM qui ont de plus en plus de mal à ne pas rester englués dans le trafic et trouvent de moins en moins de place pour stationner) qui rappelle que les 2RM, comme tous les autres véhicules à moteur peuvent être persona non grata dans la capitale s'ils sont trop vieux et que le seul geste consenti envers eux, c'est la création prochaine de (seulement) 20.000 places de stationnement supplémentaires qui viendront s'ajouter aux 40.000 existantes pour permettrent aux 100.000 usagers de ne plus se garer sur les trottoirs. 

Un bref calcul accessible à un enfant de 8 ans met vite en évidente un petit delta de 40.000 places. 40.000 usagers qui vont devoir malgré tous les efforts de la Mairie de Paris pour les favoriser aux détriments des membres du collectif continuer à jouer à cache-cache avec les zélés agents verbalisateurs qui ne manqueront pas de leur rappeler qu'ils n'ont pas le droit de stationner sur les trottoirs, même s'il fait 5 m de large et que cela ne gène personne.

Inutile de leur rappeler les cyclistes eux aussi apportent leur lot de nuisances à commencer par une réduction des voies de circulation et la disparition de nombreuses place de stationnement sans qu'aucun collectif ne réclame leur disparition des rues de la capitale.

Les revendications du collectif Ras le Scoot « Il est urgent de prendre des mesures pour réintroduire un respect mutuel dans l'espace public. Une phase avec un renforcement des contrôles est malheureusement indispensable pour amorcer une modification profonde des comportements.

• Libérer immédiatement tous les trottoirs et démontrer une volonté politique de ne plus y tolérer les 2RM, en dehors des places qui leur sont réservées.

• Tarifer le stationnement des 2RM, car la gratuité dont ils bénéficient est injustifiée au vu des nuisances liées à ce mode de transport. Le stationnement payant pour les 2RM instauré à Vincennes et Charenton est une mesure de bon sens qui mérite d'être généralisée à Paris et dans les autres communes de petite couronne.

• Le stationnement des 2RM est devenu payant à Charenton et Vincennes

• Ne plus créer d'emplacements de stationnement pour les 2RM et supprimer le stationnement des 2RM dans les zones de rencontre et à l'approche des passages piétons, au profit des parkings souterrains sous-utilisés.

• Faire respecter les règles du code de la route et sanctionner les 2RM qui circulent dans les bandes et pistes cyclables, couloirs de bus, aires piétonnes et sur les trottoirs. La mairie peut utiliser à cette fin ses nouvelles compétences en matière de police de la circulation et nous saluons la volonté qu'elle exprime d'aller dans ce sens.

• Contrôler la pollution atmosphérique et sonore, avec immobilisation des engins qui dépassent les normes ou qui ne respectent pas la réglementation Crit'Air.

• Réglementer les services de livraison « à vélo » qui ont souvent recours à des livreurs à 2RM, conduisant dangereusement avec des engins non homologués.

À l'instar des efforts menés pour limiter la place de la voiture, il est temps que Paris réduise la place excessive laissée aux 2RM. Ils ne représentent pas un mode de déplacement à privilégier pour la mobilité de demain.

Il ne s'agit pas de les interdire mais de réduire leur nombre en prenant en compte les externalités négatives qu'ils génèrent. Par notre mobilisation citoyenne nous souhaitons rappeler que l'invasion de l'espace public par les 2RM, leur bruit, leur pollution et les comportements dangereux de leurs conducteurs ne sont pas des fatalités ; il est possible - et nécessaire - de rééquilibrer l'usage de l'espace public. Voilà l'objectif de la création et de la mobilisation de ce collectif. »

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