Kawasaki Versys 1000 & SE : plus polyvalente que jamais

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Kawasaki Versys 1000 SE
Kawasaki Versys 1000 SE
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publié le 4 décembre

Kawasaki est l'un des derniers à ne pas céder à la mode du gros Trail baroudeur, à l'instar de la Triumph 1050 Tiger. Le constructeur japonais remet à jour sa Versys (rappelons que le nom signifiait Versatile System, soit, en gros, « truc polyvalent » en français), sans en changer les fondamentaux, mais en la dotant d'équipements contemporains qui la rendent encore plus efficace.

Kawasaki Versys 1000 : plus d'électronique La nouvelle Versys adopte une commande d'accélérateur électronique, ce qui lui permet d'être également équipé d'un régulateur de vitesse, le tout piloté par de nouveaux commodos inspirés de ceux que l'on avait découvert sur la H2 SX SE. Le quatre cylindres en ligne de 1043 cm3 a été un peu revu pour l'occasion et passe de 106 ch à 9000 tr/mn & 95 Nm à 4500 tr/mn sur la précédente version à 120 ch à 9000 tr/mn et 102 Nm à 7500 tr/mn sur ce nouveau millésime. L'accroissement des performances va ainsi de pair avec l'arrivée de freins radiaux à 4 pistons, qui pincent des disques « pétale » de 310 mm de diamètre ; la monte pneumatique est également nouvelle, sans que Kawasaki ne nous en précise l'origine des manufacturiers, pour l'instant.

Une nouvelle centrale inertielle permet à Kawasaki d'installer un ABS avec fonction virage, un contrôle de traction sur trois niveaux. Une bulle réglable sur 65 mm et deux selles au choix (une selle basse réduit la hauteur de 20 mm, à partir de la selle standard qui culmine à 840 mm) ; une prise 12V fait son apparition au tableau de bord. On notera que la face avant a été redessinée et possède deux nouveaux feux à LEDs, combinés avec de nouveaux feux à LEDs à l'arrière aussi ; quant à l'apport stylistique du petit becquet inférieur façon bec de canard,, supposés améliorer la stabilité à haute vitesse, chacun jugera en son âme et conscience, mais Kawasaki n'hésite pas à parler de « Emotional Design ». Et vous, quelles sont vos émotions ?

Kawasaki Versys 1000 SE : des suspensions pilotées et d'autres goodies La Versys SE va plus loin, avec ses suspensions pilotées, des modes de conduite, un shifter up & down, des feux à LEDs avec fonction virage et un nouveau tableau de bord TFT couleur possédant une connectivité à un smartphone. Les suspensions pilotées KECS (Kawasaki Electronic Control Suspension) fonctionnent en temps réel, suivant en cela celles qui avaient été montées sur la ZX-10R SE en 2018, tandis que le niveau de précharge est ajustable, et tient compte de la présence d'un passager et de bagages ; les réglages peuvent être modifiés en roulant, et la centrale calcule les paramètres chaque 10 ms, ce qui la rend réactive lors des différentes phases de roulage, en décélération, par exemple. La SE dispose également d'une bulle plus haute, pour plus de confort qui, elle, peut monter sur une amplitude de 40 mm. Ce n'est pas tout : la Versys 1000 SE dispose en plus de quatre modes de conduite (sport, route, pluie, et individuel, qui permettent de gérer le niveau d'arrivée de puissance et de contrôle de traction). Sur la SE, les flancs de carénage intègrent des feux à LEDs qui disposent d'une fonction « virage » ; on avait déjà découvert ce système sur la H2 SX SE l'an passé. La SE, qui n'est pas livrée dans les mêmes teintes (vert/noir et noir/blanc) que la version standard (à dominante blanche ou orange) possède aussi une peinture auto-régénératrice. 

Hélas, des équipements en hausse vont de pair avec un poids en hausse : la Versys 1000 passe de 239 kilos à 253 kilos (voire 257 kilos avec les pleins sur la version SE). Bien entendu, de nombreux accessoires seront disponibles, notamment sur le plan de la bagagerie. Côté tarif, il faudra compter moins de 13500 € pour la Versys 1000 standard et moins de 17000 € pour la Versys 1000 SE, avec une disponibilité durant le premier trimestre 2019. 

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