Gamme Can-Am quad 2018 : très, très grosse surprise !

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 Présentation de la gamme Can Am 2018 sur l'île de Chypre

Présentation de la gamme Can Am 2018 sur l'île de Chypre

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publié le 16 novembre

Toujours en quête « d'être devant » dans tous les domaines où ils s'investissent, les Canadiens de Can-Am « viennent de faire le freinage » à tous les constructeurs de quads et surtout au rival de toujours, le voisin américain Polaris. BRP (Bombardier Recreational Products), par l'intermédiaire de sa marque Can-Am, est la première firme à distribuer des quads équipés d'un freinage ABS* !

Et qui plus est, une technique Anti Blocage System (de l'allemand Antiblockiersystem) qui gère aussi bien le freinage que les nouvelles normes Euro 4 T3b d'homologation... Trop forts les Québécois !

Et histoire de marquer plus encore, ils viennent d'inviter la presse européenne sur l'île de Chypre, en Méditérannée non loin du Liban, pour la présentation des Can-Am MY18 (Modèle Year 18 pour année modèle 2018).

* Polaris avait annoncé la sortie d'un ABS pour 2018 sur son SSV General.

Bien joué les cousins ! On se souvient l'an passé que la mise en application des nouvelles normes d'homologations mettait la paysage quad européen « un peu à l'envers » ! Sans entrer dans un récit des décrets d'applications des textes de Bruxelles, on se souvient que l'apparition des ponts arrière à différentiel avait été le principal axe technique utilisé par certaines marques pour être en accord avec ces nouvelles mesures. Il faut savoir que le texte de base Euro 4 catégorie L (L7e pour le quads) est apparu en 2010. Et contrairement à ce que beaucoup d'entre nous pensent, il ne s'applique pas à la catégorie T. Les normes Euro 4 et T sont différentes. Alors comme on peut le comprendre, un certain nombre d'évolutions techniques et textuelles, tout en restant dans le cadre juridique européen évidemment, ont été apportées avant sa mise en application à ce désormais célèbre Euro 4. Je ne vous parle même pas de la complexité de rédaction d'un tel dossier en amont, puis de sa lecture et surtout de sa compréhension en aval côté constructeurs... « Bonjour les prises de têtes ! »

Et Can-Am dans tout cela ? Cool, on y vient ! Il est bon de se rappeler tout d'abord de Bombardier, devenu Can-Am en 2006 pour une meilleure pénétration du marché américain où l'ancienne marque de moto Can Am justement est plus connue que Bombardier, plutôt assimilé aéronautique... Bombardier donc est la première marque de quads de forte cylindrée en France à avoir homologué une machine dans la catégorie : « véhicule lourd à moteur ». C'était en novembre 2001 avec le Traxter XT 500. À l'époque, on trouve surtout des « véhicules légers à moteur » comme les 50 cm3 Fox et Aeon ou le célèbre 150 Kymco. Plus frileuses, les autres marques de quads + 350 cm3 passent dans leur majorité peu de temps après par des homologateurs indépendants (basés le plus souvent en Italie et en Allemagne) pour distribuer sans prendre de risques leurs véhicules. Certaines limitaient volontairement leurs quads à 25 km/h, histoire qu'ils répondent aux normes Maga (Machines AGricoles Automotrices). Et les années passent... Dès la fin 2015, lors des premiers remous « pré nouvelles normes européennes d'homologations »,la discrétion des évolutions Can Am laisse les afficionados de la marque et le réseau de distributeurs tricolores dans l'expectative. Pas ou peu de nouvelle gamme ! Tout le monde s'interroge... Les Québécois vérouille simplement bien leur nouvel axe marketing et le travail de leurs différents départements... Bien joué les cousins !

L'éthique Can Am : exemplaire... Cela fait aujourd'hui près de sept années que différents départements au sein de BRP d'un côté et de l'autre de l'Atlantique (Affaires publiques et relations gouvernementales -dirigé depuis près de six ans par la Française Elise Auvachez-Millot à la filiale internationale de Lausanne en Suisse-, Conformité de produits et R&D à l'usine de Valcourt au Québec), planchent sur ce dossier complexe. « Que tous les véhicules BRP (Can Am, Lynx, Ski-Doo, Sea-Doo, ndr) soient en mesure de répondre aux normes d'homologations propres à chaque pays dans le monde » ! Voilà un résumé simple et rapide de l'axe d'études des nombreux textes et ensuite de leurs interprétations techniques dont s'occupent aussi bien Lausanne que Valcourt. Et une fois que les textes ont été bien analysés, compris, interprétés et surtout que « Bruxelles et BRP » parlent le même langage, il devient « presque plus simple » (si l'on peut parler ainsi, ndr) de mettre en production des véhicules répondant aux diverses normes d'homologations du moment. Si résumer ces études de textes et leurs mises en applications techniques en quelques lignes semblent aisés, vous pouvez imaginer « le travail de fourmis » que cela doit représenter. Et je ne vous parle même pas des décisions marketing et surtout financières que cela doit engendrer. L'ABS sur les quads par exemple ; c'est plus de 18 mois de travail pointu en collaboration avec le manufacturier allemand Bosh qui équipe déjà la gamme Spyder 3 roues Can Am. Parce qu'un ABS étudié pour frener sur la route n'apprécie pas le tout terrain mais alors pas du tout ! Il faut revoir un grand nombre de paramètres, les faire évoluer, les mettre en application avant de les essayer. Cela représente plus de 40 000 km de tests au Québec et au Mexique. Vous savez, le pays préféré du président américain Donald Trump où est produit en partie cette nouvelle gamme Can Am, normes T3b ABS. Sans entrer dans une lourde explication administrative, et en conséquence rébarbative, quelles sont-elles ? Si le véhicule est équipé d'un freinage ABS, aucune limitation de puissance moteur ni de vitesse de pointe (limité volontairement par Can Am à 105 km/h), pour une nuisance sonore maxi de 85 db en situation. Mais avec ce système de freinage, la technique de traction avant Visco-Lok chère à la marque canadienne (le pont avant détecte les pertes d'adhérence et enclenche alors le mode 4x4, ndr) n'est mécaniquement plus adaptable. Questionné à ce sujet, Steve Pelletier vice-président de BRP et directeur général EMEA (Europe Moyen orient Et Afrique) m'explique que l'ABS comble cette carence justement. « Il calcule les différences de roulage des deux roues et actionne la transmission intégrale si nécessaire. » Comme sur l'île de Chypre, où se déroule cette présentation rappelons-le, il y a tout sauf de vrais bourbiers pour voir comment le train avant réagit, il faudra attendre d'autres mises en situations dans l'Hexagone par exemple. Mais quand on connaît le travail des ingénieurs BRP et les diverses qualités de leurs productions, cela ne devrait pas poser de problème...

Et avant de passer à la présentation des quads MY18, il est important de reconnaître la démarche honnête et responsable de BRP vis à vis de leurs clients comme de leurs réseaux de distributeurs. Les Québécois peuvent être fiers de proposer des modèles en parfaits accords avec les diverses normes européennes, immatriculés sous leur nom de marque et non celui d'une société indépendante... Ces Can Am MY18 pourront sillonner tous les chemins d'Europe sans bridage quelconque de puissance ou de vitesse de pointe ! Avec un tel travail de fond, l'éthique Can Am est exemplaire...

Certains modèles à partir de décembre en concessions Cette évolution technologique T3b ABS ne concerne pour le moment que la gamme loisir à travers les modèles 570, 650, 1000 Outlander -châssis court ou long- plus les 650 et 1000 Renegade. Toujours dans cette gamme Outlander loisirs, les 450, certains 570 ou 1000 Outlander ainsi que le 650 6x6 à benne sont toujours distribués en version T3 ou T3b mais sans ABS. Leur vitesse de pointe est alors limitée à 60 km/h. Quand à la gamme Pro, 450, 570, 650 Outlander -châssis court ou long-, ou 1000 6x6 à benne, il est livré également en version T3 sans ABS.

Durant ce « Club BRP Cyprus Coral Bay 2017 » (« Club » est l'appellation québécoise de présentation presse et marketing, ndr) ; il n'a pas été possible d'essayer assez longuement les différents modèles. Comme vous pouvez le deviner, les journalistes présents se sont plus focalisés sur les réactions de l'ABS en tout terrain. On peut dire que le travail effectué par l'Allemand Bosh (la principale marque à s'être penchée sur cette technologie dès 1936, ndr) et le département R&D québécois est assez déroutant. Aussi bien sur une piste plate en gravette, que sur une passe à ornières sèches « béton », ou sur une route bitumée recouvertes de gravillons, à aucun moment je n'ai réussi à bloquer les roues. Aussi bien à basse vitesse qu'à vive allure, l'ABS répond toujours efficacement. Avec une voiture sur la neige par exemple, vous sentez quand « l'antiblockiersystem » travaille. Sous le pied droit, on pourrait croire que la pédale broute, ou vibre si vous préférez, quand l'application entre en action. Sur ces Can Am T3b ABS 2018, à aucun moment je n'ai senti de vibration dans le levier gauche de freinage centralisé lors d'actions parfois douces mais plus souvent violentes. Aucune roue ne bloque, alors que le châssis reste bien en ligne, gage d'une gestion optimum des répartitions droite-gauche / avant-arrière. On peut reconnaître ici que le travail effectuer conjointement par les Canadiens et les Allemands (ou inversement en fait !) est de premier ordre...

« Une belle longueur par rapport à la concurrence » Et quand on interroge Greg Derlon du département marketing-évènements BRP France sur le challenge technique et commercial relevé par les responsables québécois, il affiche un sourire entier aujourd'hui. « C'est vrai, quand nous avons appris l'axe décidé par l'usine au sujet de l'application des nouvelles normes européennes d'homologations il y a quelques années, cela nous a un peu surpris ! » Une belle phrase diplomate que l'on pourrait plutôt traduire ainsi : cela correspondait à une période 2016-2017 sans réelle nouveauté à proposer au réseau et aux quadeurs tricolores. « C'est vrai reprend Greg, c'était dans les tuyaux depuis un moment. Mais cet ABS par exemple, ce n'est pas un boîtier qu'on est allé prendre sur un Spyder pour le mettre sur un quad. Cela a demandé un long partenariat avec Bosch. Et comme toujours chez Can Am, nous voulions arriver sur le marché avec un produit parfaitement élaboré et fiable. » Et si certains clients se sont pleins l'an passé de l'arrêt de commercialisation du sport-loisirs Renegade (comme Sergio le Savoyard par exemple, ndr), qu'ils se rassurent : les 650 et 1000 sont annoncés en version MY18 T3b ABS. Avec un regard qui pétille, Greg est maintenant plus serein. « Je pense que nous avons une très belle gamme pour 2018. On va de l'avant. Il y a 2 ans, nous étions orientés 100% loisirs récréatifs et sport. Aujourd'hui, on dira que notre gamme se conjugue 50/50 loisirs/utilitaire. Elle est plus complète, comme elle répond mieux aux attentes de tous. Et par rapport à la concurrence, je pense que nous avons une belle longueur d'avance avec la technologie aboutie et fiaible de nos produits. »

Tarifs Normalement, il est prévu que certains modèles des gammes loisirs et pro arrivent en concessions courant décembre, puis à partir de janvier 2018. Il est clair que le plus simple est de passer voir un concessionnaire Can Am afin de connaître les disponibilités.

Tarifs quad 2018

Loisirs

Outlander 570 DPS ABS                 9 599 euros

Outlander Max 570 DPS AB           9 999 euros

Outlander Max 570 XT ABS          11 499 euros

Outlander Max 650 XT-P ABS      14 999 euros

Outlander 1000 XT-P ABS            16 499 euros

Outlander Max 1000 XT-P ABS    17 299 euros

Renegade 650 X xc ABS              12 299 euros

Renegade 1000 X xc ABS            16 899 euros

Outlander 450 STD T3                   7 499 euros

Outlander 450 Max DPS T3           8 599 euros

Outlander Max 570 DPS T3           9 799 euros

Outlander Max 570 XT T3            11 199 euros

Outlander Max 1000 XT-P T3      19 999 euros

Pro

Outlander 450 PRO T3                   8 799 euros

Outlander 570 PRO T3b                 9 999 euros

Outlander Max 650 PRO T3         13 499 euros

Outlander 650 6x6 DPS T3b        14 999 euros

Outlander 1000 6x6 PRO T3b      18 599 euros

 
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