Directe et indirecte : Kawasaki travaille sur la double injection

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Kawasaki travaille sur la double injection, directe et indirecte
Kawasaki travaille sur la double injection, directe et indirecte
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publié le 10 avril

Bon, on ne va pas se mentir : l'injection directe, ce n'est pas nouveau, ça remonte même au début du siècle. Des avions allemands de la WW2 utilisaient cette technologie et elle apparut dans des automobiles dès le milieu des années 50 (la somptueuse Mercedes 300 SL, celle avec les portes "papillon", en était dotée).

Côté moto, la peu convaincante Bimota V-Due et son V2 500 2-temps en était dotée, hélas. En revanche, si le monde de l'automobile l'utilise massivement (tout comme la double injection), on attend toujours son application à la moto de série 4-temps, même si l'on sait que Honda travaille également sur le sujet, avec des brevets déposés sur la base d'une Africa Twin, par exemple. 

Le meilleur des deux mondes ? L'injection indirecte, communément répandue, a pour inconvénient de ne pas toujours parvenir à brûler chaque micro-goutte de carburant, notamment lors des croisements de soupapes, ce qui n'est pas top pour optimiser consommation et émissions, des critères (sans jeu de mot) essentiels en ces temps d'écologie. Bien sûr, on peut régler le problème avec des systèmes de distribution variable (mais c'est complexe et onéreux), mais aussi via une injection directe dans la chambre de combustion. Autre avantage : une température réduite du haut moteur ; inconvénient, c'est un système qui est naturellement moins adapté aux hauts régimes (en production de série, car les Formule 1 l'utilisent...). 

Bref, la double injection permet d'optimiser le fonctionnement du moteur, selon les besoins du conducteur (conduite éco ou soutenue). Alors, quand verrons-nous ce système sur une Kawasaki de série ? 

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