Bilan des radars automatiques 2017 : recettes en hausse de 10% !

Bilan des radars automatiques 2017 : recettes en hausse de 10% !
Bilan des radars automatiques 2017 : recettes en hausse de 10% !
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publié le 3 octobre

Et cette hausse est essentiellement due au travail des 72 « radars chantiers » et 32 radars « discriminants » capable de faire la distinction entre les poids lourds et autres types de véhicules. Ces radars autonomes, dits « de chantier », donc, ont émis 4,9 millions de contraventions en 2017 contre 3,6 millions en 2016. La Sécurité Routière en profite ainsi pour rappeler l'impérieuse nécessité de respecter les vitesses en ces endroits.

La délation, ça marche En 2017, sont intervenues plus de 2,6 millions de « désignations », par les personnes morales, de conducteurs de véhicules « d'entreprise » auteurs d'infractions constatées par des appareils de contrôle automatique (contre 900 000 en 2016), portant ainsi le taux de désignation à 78,2 % (contre 26 % en 2016). Nul doute que la peur d'être dénoncé par le propriétaire de la carte grise a influé sur les comportements de ceux qui conduisent des véhicules qui, pour une raison ou une autre, ne leur appartiennent pas.

Les conducteurs étrangers mieux sanctionnés Les conducteurs étrangers, parfois tout aussi sévèrement ponctionnés dans leur propre pays, ont tendance à se « lâcher » un peu sur les routes de l'hexagone. Mais les échanges de fichiers européens avec 13 pays permettent à la Sécurité Routière de mieux récupérer son dû. Le nombre d'avis de conducteurs étrangers est en hausse de 8,2 % par rapport à 2016, atteignant ainsi 3 millions de contraventions envoyées. Les plus mauvais élèves sont les Belges (463 092 PV), les Espagnols (452 191 PV - on aurait envie de leur dire de faire un effort, car ils sont plus nombreux, 46 millions contre 11 millions !), suivis par les Allemands (378 780 PV).

Bons et mauvais élèves Certains radars sont vraiment rentables, à l'instar de celui du Chamonix Mont Blanc vers Macon, qui a émis 125 074 PV, bravo à lui ! Il devance celui de l'A31, entre Metz et Tout (120 991), celui de l'A10 (de la province vers Paris) est sur le podium avec 105 134 PV. A contrario, faut-il garder en service celui sur la RD 5345 entre Lamastre et Tournon sur Rhône dans l'Ardèche, qui n'a émis qu'un seul flash en 2017 ? Ou celui de la RD 21 entre Tours et Laval (3 pauvres petites contraventions), ou encore celui de la RD 683 entre Baume les Dames et Besançon, dont le ROI (return on investment) est tout aussi pathétique avec 5 petits PV émis en 2016 ?

Bravo à tous ! Et si, dans cet univers un peu anxiogène et très lucratif, on mentionnait aussi les bons comportements de l'ensemble des conducteurs :  car eux aussi sont de bons élèves, qui semblent mieux respecter les feux tricolores : les « radars de feux rouges » ont moins fonctionné (une baisse de 8,2 %) en 2017 qu'en 2016. De même, les « grands excès de vitesse » (supérieurs à 20 km/h) ne représentent plus que 4,4 % des infractions contre 6 % en 2016.

Mais est-ce que cette tendance va se pérenniser avec la baisse à 80 km/h sur le réseau secondaire ? Suspense, mais puisque le Délégué Interministériel nous a expliqué très sérieusement, récemment, que des routes en mauvais état étaient propices à une bonne sécurité routière, on peut croiser les doigts.

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