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Zero Motorcycles DSR X

Les photos de l'essai

, publié le 19 novembre

Avec cette lettre supplémentaire, le "X", la nouvelle DSR X aborde une toute nouvelle dimension : celle du trail à usage mixte, inédit pour une moto électrique.. Saura-t-elle attirer “la tension” des trailistes thermiques ? Voyons cela après essai !

Ça n'est plus un secret pour personne : le secteur du trail est le segment de marché qui connait depuis 2 ans la plus forte croissance. De plus en plus d'acteurs du monde du 2 roues veulent investir dans le milieu, même en électrique, la preuve avec cette DSR X. Si les trois premières lettres de cette appellation vous disent quelque chose, c'est tout à fait normal car le constructeur commercialise déjà une moto baroudeuse sous ce nom, utilisant la plateforme ZF 14.4. Mais cette base commence à prendre un coup de vieux car l'an dernier, la DSR n'a trouvé que 13 acquéreurs sur les 295 motos que l'entreprise californienne a vendu en France. Pour rendre plus attrayante sa seule machine avec un minimum d'orientation off-road, les américains ont donc décidé de la faire montyer en gamme. avec un look tout d'abord, qui est proche de la Ducati Multistrada 1260 Enduro. Pour ce qui est des finitions, on n'est pas sur du haut de gamme digne de certaines Ducati ou Mv Agusta mais on reste sur de la qualité, à la hauteur des constructeurs japonais. Le guidon long qui remonte bien haut et la selle bien creusée vous font sentir que vous êtes bel et bien sur un trail. Le dessin de la selle mériterait d'être un peu moins tranchant sur ses flancc, toutefois on arrive à avoir une position droite relativement naturellement, alors que les jambes sont repliées à 90 degrés et que les pieds seront toujours bien en appui sur les gros "piège à loup".

Moins de puissance, plus de couple

Côté moteur le groupe motopropulseur 17.3 est celui de la SR/F, avec toutefois moins de puissance et plus de couple. C'est sans surprise que ce moteur distille une puissance continue à tous les régimes. Peu importe le régime sur lequel vous vous trouvez, le coup de pied au cul restera le même tout le temps. Si la DSR X génère 225 Nm de couple, ça n'est pas pour rien ! Avec ses 100 ch en puissance de crête, elle n'est donc pas à mettre entre toutes les mains, c'est bel et bien une permis A. Et ça n'est pas plus mal, car on atteint très vite des vitesses vertigineuses. Pas de boite de vitesses ici. Tout est automatique. Donc pas d’embrayage ni de sélecteur. Il y a donc “zéro” commandes sur le côté gauche de la moto. La transmission finale est assurée par une courroie carbone-kevlar de 25mm. Du costaud ! Du coup sur la DSR X, les assistances sont primordiales pour votre sécurité. Ce trail électrique accélère tellement fort que vous ne pourrez pas dire que le traction control est inutile. Il en sera de même pour l'ABS, surtout à l'arrière. Notez qu'il peut être désactivé : complètement ou alors uniquement à l'arrière en mode "Off-Road". Même topo sur le Traction Control, que vous pouvez totalement désactiver aussi ou le rendre moins intrusif grâce au mode "Off-Road". La moto est régie par 5 modes de conduite : Eco, Rain, Standard, Sport et Canyon. 

La reine des virages !

Malgré sa selle assez haute et son guidon bien long, la DSR X se manipule aisément. Elle possède un très bon rayon de braquage. On a pu expérimenter les capacités dynamiques de la bête sur les petites routes de col de l'Etna en Sicile. Et on peut vous dire que cette DSR X possède des aptitudes à attaquer le virolo, comme une moto thermique ! Chaussée de Pirelli Trail et suspendu par des élements Showa, elle a de sérieux arguments à faire valoir, même face à une sportive ou à un supermotard. Toutefois au départ, on ressent d'abord sa surcharge pondérale, mais rapidement ce poids s'apprivoise et on n'hésite plus à balancer la moto de droite à gauche. Et en tout-terrain ? Et bien malgré la présence des suspensions à grand débattement, cela ne suffit pas à qualifier pleinement cette moto de trail à usage mixte. On sent encore très clairement chez elle une grande propension à évoluer essentiellement sur l'asphalte. C'est surtout au niveau de la fourche que l'on s'aperçoit d'une trop grande fermeté. Il nous est en effet arrivé à plusieurs reprises de l'avoir senti taper. Par contre, l'ergonomie pour une utilisation off-road est assez bien étudiée. Avec ces repose-pieds pièges-à-loup et ce guidon haut et large qui facilitent la conduite de la moto debout. Peut-être qu'avec un meilleur réglage de la fourche et avec des pneus un peu plus adaptés, la DSR X pourrait revendiquer de meilleures compétences en tout-terrain. D'autant plus que le constructeur californien a élaboré un sacré catalogue de pièces optionnelles de manière à améliorer encore plus les performances d'aventurière de la machine. Parmi celles-ci, on compte des jantes à rayons tangentielles, des crash-bars ou encore des pneus Pirelli Rally STR.

Sauvage modérée ! 

La DSR X dispose d'un réel arsenal d'aspects pratiques. Le plus original : c'est le "Parking Mode". Enclenchez ce dernier et vous bénéficierez de tout le couple du moteur combiné à une vitesse limitée très faible. On oublie la poignée de gaz, c'est avec le bouton d'allumage que vous partirez vers l'avant et avec le bouton du régulateur de vitesse que vous partirez en marche arrière. On trouve aussi un coffre de 20 litres situé à la place du traditionnel réservoir d'essence. Pour couronner le tout, le constructeur californien a même doté son trail de 2 rangements (de 4 litres chacun) supplémentaires situés sur les flancs de la moto. Par contre, il faudra prévoir de garder une clé torx afin de pouvoir accéder à ces 2 espaces là car ils n'ont pas de système d'ouverture rapide. La bulle est pourvu d'un système de réglage en hauteur plutôt bien fichu et fluide. Des poignées chauffantes et une prise allume cigare 12V viennent compléter cette panoplie d'accessoires d'origine. Au tableau de bord enfin, la DSR X reprend l’écran TFT de 5 pouces de la série SR et reste archi lisible. Il offre toujours la possibilité de se connecter avec son smartphone via l’application Zero Motorcycle disponible sur IOS et Android. D’ailleurs, par l’intermédiaire de celle-ci, vous aurez l’occasion de mettre à jour le logiciel de gestion de votre moto mais aussi de l’optimiser grâce à des fonctionnalités payantes et disponibles sur le “Cypher Store”. 

Avis de la rédaction sur Zero Motorcycles DSR X
12.8/20
Le gros plus qui pèse dans la balance d’une moto électrique c’est son coût d’utilisation. Comparé à un modèle thermique, oubliez les frais de révision ou même ceux liés aux innombrables pleins d’essence. Il est sûr qu’une moto électrique possède de vrais arguments économiques. Encore pour la clientèle parisienne en 2022 pour qui le stationnement est devenu payant si elle ne roule pas en électrique. Seulement, avoir accès à toutes ces économies, ça a un prix : la Zero DSR X est accessible à partir de 26 775 €. C’est cher mais Zero Motorcycle est à ce jour le seul constructeur de 2 roues électriques à proposer un trail à l’utilisation mixte comme cela. Même une Energica Experia qui est un trail mais à vocation beaucoup plus sportive reste à un tarif onéreux : 25 590 €.
Couple de folleDe nombreux aspects pratiquesCapacités dynamiques
Mauvais feeling sur le frein arrièreSensations de lourdeurDangereuse sans les assistances
Les chiffresPrix26 775 €Puissance75 kW à 3650 tr/min0 à 100km/hN/CConso mixteN/C
Notes de la rédactionMoteur20/20Chassis12/20Look12/20Prix4/20Equipements16/20

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