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Yamaha YZF-R125 2019

Les photos de l'essai

publié le 4 mai

Onze ans après son lancement, alors que le constructeur s'était contenté de petites évolutions en 2014 (portant essentiellement sur le train avant), pour sa troisième génération millésimée 2019 Yamaha a mis le paquet ! Iwata a en effet revu son moteur, avec entre autres un système de commande de distribution variable (VVA), il a également optimisé le châssis, au niveau du cadre et du bras oscillant en aluminium, enfin sa tenue de piste est encore plus racée et distinguée, à l'instar de celle de la R3 que nous avons testé sur la même présentation espagnole. Direction Valence pour un petit tour de ville, un petit tour de route, et un GRAND tour de piste !

Le nouveau faciès de la R-125, qui s'appuie sur deux beaux blocs à Leds, est bien plus sophistiqué que celui de la précédente mouture. Derrière aussi le feu change : exit la rampe horizontale de Leds et place à un feu proche de celui de la R1, un bloc incrusté dans une partie arrière ajourée, comme sur la R1 (bis!). De toute beauté, tels les angles que prend le carénage vue de profil ou le té de fourche supérieur lui aussi ajouré. Plus racing que jamais, la 8e de litre est équipée de série d'une protection de levier de frein, comme en MotoGP. Le nouveau dessin du réservoir est également intéressant, en particulier pour ses ouvertures disposées sur sa partie avant. C'est pas le classe ça ? C'est une moto plus compacte cette année. Sa longueur est réduite de 25 mm et son empattement de 30 mm. Pour autant, elle demeure toujours aussi logeable, avec davantage de possibilités de recul sur l'assise que sur la R3, pour un essayeur de 1,83 cm c'est une donnée appréciable. A 820 mm la hauteur de selle perd 5 mm, ce qui reste une belle hauteur, mais pour la rendre plus vivable au quotidien Yamaha a également revu la forme de son réservoir, afin d'optimiser les appuis au niveau des jambes, et ses demi-guidons sont plus ouverts et plus écartés qu'auparavant. Elle reste tout de même un tantinet radicale, avec un positionnement des jambes racing et le buste basculé vers l'avant. Toutefois, on ressent un bon confort en la présence d'une assise plus moelleuse et des suspensions qui ne manquent pas de progressivité. 

15 chevaux au petit galop !

Le monocylindre adopte les technologies de rendement énergétiques Blue Core, comme sur le scooter Nmax, avec une chambre de combustion réduite, un piston adoptant un nouveau traitement censé réduire les frictions mais également un système de refroidissement revu (qui permet d'installer un radiateur plus petit). En outre, le Variable Valve Activation (VVA) débarque sur la 125, un système de distribution variable qui joue sur la position des soupapes pour dynamiser les bas et mi-régimes, alors que l'on disposerait d'un surplus de puissance dans les tours, passés 7 400 tr/min. Aussi, le corps des papillons a été élargi, à l'instar de la boite à air (qui passe de 2,9 à 5,5 litres), et l'échappement a été retravaillé. Guidon en mains maintenant, difficile de parler de révolution dans le caractère de cette nouvelle mécanique Euro4, toujours est-il que l'on ressent bel et bien une belle montée en puissance, un remplissage intéressant sur les phases intermédiaires, alors que l'allonge est plus que satisfaisante. La vitesse maximale que nous avons enregistrée à 134 km/h compteur est appréciable sur les voies rapides. Quant à la bande sonore de cette R125, elle n'est pas désagréable, pour une 125 ;-). Enfin côté consommation, l'ordinateur de bord indique 3 l/100 km au terme de notre roulage sur route.

De la ville à la piste...

A l'épreuve de la cité, la position de conduite basculée sur l'avant n'est pas la plus appropriée. Toutefois les appuis aux poignées sont légers et comme on se colle facilement au réservoir on se redresse avec autant d'aisance sur la machine. La finesse à l'entrejambes assure de bons appuis, malgré la hauteur de selle conséquente. Puis, c'est le poids contenu à 142 kg avec les pleins qui aide à la manoeuvre, de bon augure car le rayon de braquage n'est pas exceptionnellement réduit. Valence est une ville assez encombrée le matin, mais la finesse de la sportive est un atout au moment de se faufiler dans le trafic. Sur piste maintenant, nous la trouvons saine et rassurante. Certes, si les lignes droites sont trop longues nos chères « têtes blondes » auront le temps de répondre à quelques messages sur les réseaux sociaux, néanmoins dans la partie technique du Circuit de Ribera nous ne nous sommes pas du tout ennuyés. Bien au contraire, car le châssis apporte ce qu'il faut de rigidité, les masses sont bien équilibrées et la 8e de litre fait preuve d'une précision remarquable. Dans ce contexte ses pneumatiques sont ok, mais limités pour attaquer. Ici aussi la stabilité au freinage est au top, comme l'endurance du système avant. Baby-R-One est franchement rigolote ! 

Equipements au top de la catégorie 

L'instrumentation pyramidale de l'ancienne mouture, scindée en trois écrans numériques, nous plaisait pour son originalité - elle est toujours présente sur la MT125 2019. Plus classique dans sa présentation, celle d'aujourd'hui est néanmoins très agréable et bien visible, compte tenu de la belle largeur de l'écran LCD. « Hi Buddy » (Salut mon pote) lorsqu'elle s'éveille, « See You » (à la prochaine) quant elle s'éteint, l'ambiance est fun et les informations sont nombreuses : rapport engagé, ordinateur de bord, jauge à essence, mise en action du VVT, compte-tours, horloge, shift-light... dommage seulement qu'il n'y ai pas de bouton de commande au commodo. Sur ces commandes on regrettera également qu'il n'y ai point d'appel de phare à l'index, ni de feux de détresse. Quant à la nouvelle signature visuelle full Leds, nous la trouvons parfaitement réalisée. Elle est impressionnante dans le rétroviseur, donnant la sensation que l'on est pris en chasse par une grosse cylindrée. Outre le design, nous louons la puissance des feux, comme la très bonne visibilité du bloc arrière aux Leds puissantes, installées sur une hauteur conséquente, dans la mesure ou la poupe remonte quelque peu. Pas de leds dans les clignotants, à moins de passer par le catalogue accessoires Yamaha.

Avis de la rédaction sur Yamaha YZF-R125 2019
16.8/20
La R125 s'est un peu adoucie, mais pas trop ! En fait, c'est essentiellement au niveau de sa position de conduite qu'elle est devenue sensiblement moins radicale, mais pour le reste elle demeure toujours cette petite sportive hyper affutée. Grâce à l'équilibre de son châssis, articulé autour du Deltabox acier et de son bras en aluminium. Grâce au sérieux de sa partie cycle surdimensionnée, avec en tête de gondole - diraient les manager de la Grande Distribution - cette impressionnante fourche inversée digne d'une grosse cylindrée. Elle est intéressante sur le plan technique, et franchement sublime dans sa nouvelle tenue. Mais tout ceci a un prix, pas vraiment bon marché même si Yamaha annonce l'avoir revu à la baisse de 200 € : 5299 €, un tarif qui ne devrait toutefois pas l'empêcher de poursuivre sa carrière.
Charisme de la face avantDétails soignésPerformancesEquilibreFrein avantInstrumentation
PrixFrein arrière
Les chiffresPrix5 299 €Puissance11 kW à 9000 tr/min0 à 100km/hN/CConso mixteN/C
Notes de la rédactionMoteur20/20Chassis20/20Look20/20Prix8/20Equipements16/20

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