Yamaha Tracer 700 2020
Essai
04 juillet 2020
Piaggio Medley 125 2020
Essai
27 juin 2020
Zontes 310 V
Essai
20 juin 2020
Cineco City Slicker
Essai
16 juin 2020
Suzuki V-Strom 1050
Essai
06 juin 2020
Kawasaki Z900 2020
Essai
23 mai 2020
MagPower Legenders 125
Essai
16 mai 2020
EcCity Model 3
Essai
09 mai 2020
Bmw F 900 R
Essai
02 mai 2020
Voge 300 AC
Essai
25 avril 2020
Kymco MXU 300i T3B
Essai
18 avril 2020

Voge 500 R

Les photos de l'essai
Voge 500 R
20
Diaporama

publié le 4 janvier

Voge, la marque en vogue du groupe Loncin, s'inscrit parfaitement dans la nouvelle vague des moyennes et petites cylindrées soignées en provenance de Chine. Preuve en est sa Street 500 R que nous testons aujourd'hui, un roadster d'importance puisqu'il débarque sur le segment de la Honda CB500F, best-seller du marché A2.

Loncin cela ne vous dit rien ? Si vous suivez l'actualité vous avez déjà entendu parler de ce géant chinois de l'industrie moto (créé en 1993 et basé dans la région de ChongQing), notamment lorsque BMW a présenté ses dernières F750 et 850GS en 2018. Car c'est bien lui qui a fabriqué les moteurs des aventurières allemandes, comme il lui a permis de créer sa gamme scooter 400, avec les C400X et C400GT. D'autres constructeurs de renom ont également développé des partenariats avec Loncin, comme par exemple MV Agusta dans le but de produire d'ici fin 2021 une gamme de moyennes cylindrées « italiennes », sur base de moteur 350 et 500 cm3. En contrepartie, la firme de Varèse pourrait aider l'usine chinoise à mettre au point un 800 cm3, pourquoi pas pour la marque premium de Loncin, Voge qui débarque cette année sur notre marché. Mais 2021 c'est encore un peu loin ! Pour l'heure, Voge en France (importée par la Dip qui fête ses 50 ans) se concentre donc sur deux motorisations et trois univers. Les moteurs : des monocylindres 300 cm3 ou bicylindres en ligne de 500 cm3 installés dans des machines d'inspiration rétro, les modèles Classic AC, les aventurières DS et les roadsters Street. Premier contact avec cette nouvelle marque : la Street 500 R, une moto qui présente un look dans l'ère du temps et qui possède, comme toutes ses sœurs de gamme, des composants reconnus. Avec Nissin au niveau du freinage, Bosch pour l'injection et l'ABS, Kayaba (KYB) aux niveaux des suspensions et Pirelli en contact avec le bitume, les Voge rassurent en proposant d'emblée des équipements de qualité, alors que leurs tarifs demeurent très attractifs.

Elle a de la gueule ! 

Elle est stylée cette moto compacte, c'est une évidence. Certes, ses lignes générales et son gabarit évoquent inévitablement la reine du segment A2, la Honda CB500F qu'elle va aujourd'hui méchamment concurrencer. Mais en même temps cette Voge cultive également une certaine singularité, un côté streetfighter affirmé par ses écopes travaillées, les formes de son garde-boue avant, son freinage musclé double disques, son sabot moteur, son silencieux double sortie (notez toutefois qu'une seule est fonctionnelle !), son passage de roue, sans oublier ses feux à leds. Une mention spéciale est accordée aux feux arrière, juste sublimes. Quant à la fabrication, avouons qu'elle est réjouissante. Certes comme sur d'autres motos de ce segment les plastiques sont nombreux, mais ceux-ci ont le mérite d'être de bonne qualité, à l'instar de la peinture. Aucun fil ne pendouille, les carters moteurs signés Voge sont bien travaillés et la vision offerte au pilote est agréable. Il faut dire que le guidon à grosse section et les tés, associés aux tubes étincelants de la fourche inversée, respirent en effet la belle fabrication. Avec sa selle fixée à seulement 785 mm du sol et sa forme très échancrée elle demeure très accessible. Les petits gabarits trouveront donc de très bons appuis. Son guidon est quasiment droit. Résultat : on bascule ici un peu plus le buste vers l'avant, mais rien d'extrême rassurez-vous. En la présence de repose-pieds disposés à l'aplomb de la selle, les jambes ne sont pas trop repliées. Et on ressent un très bon confort grâce à la qualité des suspensions KYB. 

Comme le moteur Honda, en plus sympa !

Même alésage/course que le bicylindre parallèle Honda de 471 cm3, le moteur liquide à 8 soupapes de la Voge est alimenté par une injection signée Bosch (à l'instar de l'ABS). Et comme il n'est pas du tout linéaire, il présente un caractère très différent du bloc japonais. Pouvant être sollicité avant les 3000 tours, ce moulin est en effet souple en bas de plage, volontaire jusqu'à mi-régime où là il présente alors un petit ventre mou sur 1500/2000 tours, pour ensuite reprendre de belles couleurs et offrir une très bonne allonge avant d'atteindre son rupteur placé au-dessus des 9000 tours. Des vibrations ? Oui mais très peu, hautes dans les tours de surcroît, soit juste ce qu'il faut pour conférer un caractère sportif à la mécanique de 43,5 chevaux et 43 Nm de couple. Revers de la médaille, ce côté joueur est peut-être plus énergivore, car nous relevons une consommation moyenne de 4,7 l/100 km lors de notre journée d'essai, une consommation que l'on peut facilement ramener aux alentours des 4 litres au quotidien, pour bénéficier alors d'une autonomie supérieure à 400 km. Pas mal ! En ville, aucun mode d'emploi particulier n'est nécessaire à la conduite de cette moto légère et équilibrée. C'est une 500 qui se prend en mains instinctivement, tout est naturel à son bord. Son rayon de braquage est lui aussi satisfaisant. 

Du fun sur la route 

Le châssis, composé d'un cadre périmétrique relié à un bras oscillant « banane » en alu, est bien né. C'est une solide ossature en effet qui associée aux suspensions Kayaba confère une parfaite tenue de route à cette A2 naturelle. On lui trouve une stabilité peu critiquable et une bonne capacité d'absorption des petits chocs, de quoi vous emmener loin en balade. Sur l'angle, cette rigueur assure un bon maintien de cap mais dans les enchainements, pour les sensations, ce qui nous a davantage frappé demeure l'agilité de cette Voge. Elle est vive, mais pas du tout à l'excès rassurez-vous. Du coup avec le caractère moteur qu'elle propose, nous l'avons également fort appréciée dans le cadre d'une utilisation sportive, sans jamais se sentir pénalisé par le fait qu'elle rende 3 kW aux Honda. Il faut dire qu'elle apparait franchement légère la sauterelle et quel sérieux au moment de taper sans vergogne dans ses freins : son maintien en ligne ne souffre d'aucune critique ! On ne trouve pas d'embrayage assisté comme sur la Honda, néanmoins la Voge 500 peut s'en passer car elle dispose déjà d'une commande souple, sans point dur. La boite à six vitesses est sérieuse, nous avons en effet constaté que chaque rapport passait sur du velours et était parfaitement verrouillé. Enfin, nous apprécions trouver de nombreux aspects pratiques à bord : il y a une prise USB installée directement sous l'instrumentation, des leviers réglables, des feux de détresse, un bouton d'appel de phare à l'index et un bouchon de réservoir monté sur charnière. Notez que sous la selle passager on rangera un bloque-disque. Et pour le duo, la Voge Street 500 R possède de vraies poignées passager, équipements qui se raréfient aujourd'hui...

Avis de la rédaction sur Voge 500 R
17.6/20
Entre magazine de mode et horlogerie suisse, l'appellation Voge sonne bien à l'oreille des consommateurs et motards européens que nous sommes. Pourtant la marque premium du groupe Loncin est chinoise elle aussi. Du coup, même si pour beaucoup nous avons compris que nos téléphones à pomme (entre autres !) étaient fabriqués derrière la Grande Muraille, méfiance et scepticisme demeurent avant de signer un bon de commande pour ce modèle Street 500 R que nous venons d'essayer. Quel dommage ! Car cette moto est vraiment intéressante, puisqu'elle nous a donné le sentiment d'être aussi pétillante qu'une CB500 du passé, bien entendu remise au goût du jour. Cette A2 naturelle est polyvalente et franchement fun, grâce à sa mécanique à caractère aussi bien que sa sérieuse partie cycle et ses équipements japonais ou européens reconnus. Même sa fabrication est soignée, alors que son prix fait très certainement rougir les constructeurs japonais : 5495 €, moins cher qu'une MT-03 (5 499 €) ou qu'une Z400 (5599 €). Et beaucoup moins cher qu'une CB500F (6299 €). Alors oui, le réseau Voge se forme à peine et nous n'avons pas de recul quant à la fiabilité moteur, en particulier. Toutefois les plus audacieux d'entre nous retiendront que Loncin est partenaire de plusieurs constructeurs européens (BMW, MV Agusta...) et que le SAV sera pris en charge par l'importateur Dip qui fête ses 50 ans d'existence. Vous auriez donc tord de na pas essayer cette moto !
Caractère moteurAgilitéPrise en mainsAccessibilitéFreinagePneumatiquesFun factor !
A2 à 32 kW et non 35 kWOptique peu originale
Les chiffresPrix5 495 €Puissance32 kW à 8500 tr/min0 à 100km/hN/CConso mixteN/C
Notes de la rédactionMoteur16/20Chassis20/20Look16/20Prix20/20Equipements16/20

Vos réactions doivent respecter nos CGU.