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Voge 300 DS

Les photos de l'essai
Voge 300 DS
20
Diaporama

, publié le 25 septembre

La Voge 300 DS, trail de 26 chevaux, ne débarque pas sur le segment le plus convoité par les jeunes permis, qui privilégient majoritairement les modèles 35 kW, toutefois compte tenu de son rapport qualité/prix elle devrait en intéresser plus d’un !

Après la 500 DS, Voge, marque premium du groupe Loncin, propose un nouveau trail d'entrée de gamme qui pourrait être le choix d'un ex-permis 125, cherchant en premier lieu à passer au cap supérieur en boostant quelque peu ses performances. Sans pour autant se ruiner ! C'est l'attrait majeur du segment 300/400, avec des machines qui restent légères et instinctives, souvent d'origine chinoise, comme l'est cette 300 DS vendu 4295 €. Même pas le prix d'une 125 japonaise ! Malgré ce tarif, nous ne sommes pas déçus par sa présentation statique : de face, on retrouve les lignes modernes que nous avions appréciées sur la 500DS, avec quelques arrondis de plus mais toujours cette signature visuelle leds par bandes pour l'éclairage permanent et son projecteur en pointe, toujours à leds, qui balance son large spectre sur la route. La ligne générale est plus compacte que sur la 500, pour autant on retrouve ces belles écopes avec un design qui se poursuit le long du réservoir de 16 litres, un petit sabot moteur plastique qui vient parfaire son gabarit et toujours ces crash bar de série qui rassurent. Mais que l'on aurait aimé moins large, histoire d'éviter toutes confusions visuelles avec une machine de moto-école... La partie arrière aussi est joliment travaillée, avec en pointe une belle intégration du feux (leds) dans un ensemble complexe de pièces en plastiques. Peut-être un peu trop plastique au gout de l'essayeur, heureusement ceux-ci exposent une belle qualité, à l'instar de la peinture bien vernie ou des différents assemblages.

Bienvenue à bord ! 

Moelleuse, très arrondie, la selle qui rappelle celle de l'Himalayan à l'essayeur, préserve le fondement. Elle est vraiment fine à l'entre-jambes, du coup malgré ses 810 mm de hauteur elle permet au plus grand nombre de disposer de bons appuis. Les jambes ne sont pas trop repliées, les cuisses se lovent à la perfection dans les flancs du réservoir creusé, mais l'essayeur de 183 cm a peu de possibilités de recul. En outre, quelque peu inclinée vers l'avant elle fait glisser vers le réservoir, ce qui n'est pas le plus agréable, d'autant plus que la forme de l'accessoire fait un peu écarter les jambes. Heureusement la 300 DS se révèle confortable, parce que le haut du corps, droit, ne subit pas de contrainte et que l'ensemble de suspensions est souple. Cintré, le guidon de la 300 DS n'est pas vraiment large pour un trail, ce qui est un avantage en milieu urbain, en particulier lorsque l'on pratique la remontée de files. La ville est un terrain de jeu parfait pour cette moto légère (155 kg à sec) et plutôt bien équilibrée. D'une façon générale elle est vraiment facile, sans le moindre mode d'emploi, n'importe qui la prendra très rapidement en mains. Côté moteur, on connait déjà ce monocylindre 4T, 4 soupapes, double arbre et refroidissement liquide de 292,4 cm3. C'est en effet le même que celui qui anime la néo-rétro Voge 300 AC. Il s'agit d'un bloc équipé d'un balancier d'équilibrage qui permet d'estomper les vibrations caractéristiques de ce type d'architecture lorsque l'on est haut dans les tours. Et on y très souvent dans cette zone, sur les 2000 derniers tours en particuliers (de 7000 à 9000), afin de tirer toute la sève de cette mécanique dont la valeur de couple maximale de 25 Nm est justement atteinte à 7000 tours. Il offre un bon agrément, car s'il est performant en haut il demeure exploitable sur les bas et mi-régimes, le calibrage de son injection Bosch lui assure en effet une certaine souplesse. La boite à 6 rapports est un peu ferme (comme la commande au levier) mais chaque rapport est bien verrouillé. L'étagement assure du punch sur les trois premiers rapports et de l'allonge sur les supérieurs, de quoi permettre au petit mono d'atteindre très facilement le 130 km/h, ce que l'on attend d'une A2, et de garder un peu de marge pour dépasser. En vitesse maximale nous enregistrons 155 km/h compteur, quant à la consommation de cette 300DS, elle se situe plutôt dans la moyenne basse du segment : 2,9 l/100 km. Avec le réservoir de 16 litres on peut donc tabler sur une autonomie proche des 550 km. Enfin côté sonorité, celle-ci est bien entendu Euro5, pour autant elle est tout de même encore assez sonore.

Jusqu'aux limites...

Cette petite moto donne le sourire sur la route. Pour aller chercher le pain, pour la ballade tranquille, où elle se révèle confortable (même à deux), sur des transferts autoroutiers et même en conduite un peu appuyée, la robustesse de son châssis et la partie cycle assurent. Nous la trouvons bien posée sur ses roues de 17 pouces et dans les enchainements sa vivacité est remarquable. A tel point que l'on vient vite aux limites de sa garde au sol en courbe, qui sur le papier est plutôt bonne car annoncée à 190 mm. Dans ce cadre dynamique les limites des suspensions se font elles aussi ressentir, que l'on freine comme un mort de faim, avec une plongée conséquente de la fourche, ou que l'on passe sur un raccord prononcé plein angle, avec du coup quelques mouvements inattendus. Mais comment lui reprocher quoi que ce soit dans ce cadre là, la 300DS n'a pas été conçue pour la course de côte ! Avec la taille de ses jantes, ses pneus 100% routiers elle n'a pas non plus était pensée pour l'enduro, toutefois le bon débattement affiché par ses suspensions autorise de belles traversée de chemins. A l'avant le freinage est apparu perfectible : attaque molle, levier dur à actionner, le système avait tout l'air de manquer de rodage. Le frein arrière nous a en revanche parfaitement convaincu, car la pédale est accessible et que le ressenti est très bon. La qualité des gommes Cordial autant, elles offrent en effet un bon grip sur le sec. Un dernier mot sur l'ABS, transparent, qui ne nous a jamais gêné sur cet essai. Il est bien calibré et s'accorde avec la qualité des gommes.

Avis de la rédaction sur Voge 300 DS
15.2/20
Style moderne, belle fabrication et moto dans l’ensemble bien née sur un segment intéressant du « petit trail », la Voge 300DS n’a pas que son tarif ras de plancher à faire valoir. En effet c’est une moto saine et facile à prendre en mains, pas ébouriffante c’est certain néanmoins elle remplie ses missions avec brio, offrant une polyvalence appréciée au juste prix. Comme ses soeurs de gamme elle ne fait pas 35 kW, contrairement aux 500 cm3, alors pourquoi dépenser plus pour une européenne ou une japonaise du segment 300/400 fabriquée au même endroit ? Ou pas loin ! A 4295 € c’est donc une bonne affaire pour les A2, et les autres, toutefois nous manquons de recul sur la nouvelle marque Voge quand à la fiabilité de ses productions. Certains confrères ont eu la chance d’effectuer des essais longue durée avec les 500, et cela s’est à priori bien passé. Du coup il n'y a pas de raison que cela ne soit pas le cas sur le segment 300 !
Agrément moteurPrise en mainsPolyvalenceLégèretéPrise USB de sérieCrash bar de sériePrix
Système d’attache de la bulle réglableConsistance du frein avantLeviers (non réglables) éloignés
Les chiffresPrix4 295 €Puissance19 kW à 8500 tr/min0 à 100km/hN/CConso mixteN/C
Notes de la rédactionMoteur12/20Chassis12/20Look16/20Prix20/20Equipements16/20

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