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Voge 300 AC

Les photos de l'essai
Voge 300 AC
20
Diaporama

publié le 25 avril

Après le roadster 500R et avant les trails routiers DS, place au test de l'A2 néo-rétro de la gamme Voge : la 300 AC. Affiché à moins de 4000 €, ce petit mono stylé fait tourner les têtes. Beaucoup de positif pour cette « mini Leoncino » certes, mais elle est toutefois à réserver à une certaine catégorie de pilotes.

À l'épreuve de la route, première de la nouvelle gamme Voge à passer entre nos mains, la 500 R (concurrente de la Honda CB500) nous a franchement épatés. Après le test de ce modèle vitrine de la marque moto du groupe Loncin, doté d'une fourche inversée, de deux disques à l'avant et d'équipements de marques de renom (freins Nissin, suspensions Kayaba, pneus Pirelli, injection et ABS Bosch), nous essayons donc aujourd'hui la 300 AC, dont la dotation est peut-être moins prestigieuse - encore que, Bosch est toujours de la partie, comme la fourche inversée et le freinage doublé à l'avant ! - mais qui propose un tarif particulièrement agressif : 3995 €. Déjà un argument, mais le pire c'est que ce n'est pas le seul... En effet, cette Voge 300 AC est déjà délicieuse à contempler. Avec son style très Benelli Leoncino 500, mais plus compacte, elle se singularise déjà en façade grâce à son volumineux feu rectangulaire, forme également reprise au niveau de l'instrumentation. Plusieurs autres pièces retiennent notre attention : les montants métalliques du garde-boue et du feu, l'habillage du radiateur, le sabot moteur, les pièces plastiques installées au niveau de la boucle arrière, la forme du pot inox, celle des platines repose-pieds et le support de plaque directement boulonné au bras oscillant, belle pièce de fonderie également. En revanche nous apprécions moins l'autocollant chromé ABS du garde-boue avant, trop « chinese style ». Avec ses deux teintes, le bloc moteur aux carters signés présente bien, à l'instar du réservoir et de la garniture que l'on trouve autour du bouchon sur charnière. La finition est franchement bien réalisée, la peinture vert anglais tout autant, dommage maintenant qu'elle ne soit disponible que dans ce coloris. Pour le moment, car le noir devrait être prochainement proposé.

Compacte et légère, un atout en ville

Cette 300 AC n'est pas une moto pour les grands gabarits. Les pilotes moyens, et même les plus petits, sont donc mieux accueillis et jouissent de bons appuis grâce à la selle placée à 795 mm du sol. Quant à la position de conduite, elle s'avère très agréable grâce au positionnement du guidon, rehaussé et très cintré, de telle sorte que l'on se tient buste parfaitement droit, comme sur un trail, mais avec les bras moins écartés. Petites mains attention, les leviers sont un peu éloignés. Cette posture qui ne casse pas le dos préserve sur la durée, mais du fait de la fermeté des suspensions, l'essayeur doit bien avouer qu'il n'a pas trouvé que cette 300 AC était confortable. Ces éléments d'amortissement sont pourtant de belle facture, avec fourche inversée et amortisseur en position centrale (réglable en précharge) installé sur une belle biellette qui aurait dû assurer une certaine progressivité. En ville, le diamètre de braquage de la Voge 300 AC est contenu, ce qui permet de déambuler dans les méandres d'une circulation encombrée sans la moindre difficulté. D'autant plus que l'on apprécie aussi la compacité de la machine. L'éclairage puissant et le « poum poum » sonore qui s'échappe du silencieux court avertissent rapidement les autres usagers de votre présence. Et à l'heure de remonter les files, le guidon, certes assez droit, se révèle toutefois peu large et placé à bonne hauteur. Point de difficulté ici donc, si ne n'est peut être le grip des pneumatiques sur les surfaces glissantes ou humides.

Cap sur la Calanque de Sormiou !

Bien qu'elle soit soit très urbaine, nous avons beaucoup apprécié sortir des limites de la ville avec cette petite A2 qui propose une bonne tenue de route, même si elle se révèle parfois virevoltante sur chaussées dégradées. A l'attaque de la petite route de montagne qui mène à la calanque de Sormiou (13), que vous retrouverez d'ailleurs sur les images de notre vidéo, son agilité et sa maniabilité sont des aides précieuses au passage des épingles et virages serrés. Du coup avec son bon ensemble moteur/transmission nous l'avons trouvée franchement fun à piloter, même à rythme soutenu. Quelle rigueur à l'attaque ! Pourtant ce n'est pas à cet usage qu'elle se destine, mais comme dit l'adage « qui peut le plus peu le moins ». Bref, il ressort de ces échappées une moto saine qui inspire confiance compte tenu de sa partie cycle assez sérieuse et de son freinage très facilement dosable, à l'avant comme à l'arrière. Par manque de protection l'autoroute n'est bien évidemment pas son fort, toutefois l'y emmener n'est pas un calvaire pour autant. Son monocylindre double arbre et refroidissement liquide de 292,4 cm3 est un des points forts de cette Voge. Il développe une puissance de 28,4 chevaux et un couple de 25 Nm, mais au-delà des chiffres, c'est son caractère et sa sonorité qui le rendent attachant. On peut le réveiller dès les 3000 tr/min et profiter de son allant jusqu'à 7000 tr/min, de quoi attraper facilement un 130 km/h sur les voies rapides, sachant qu'il peine ensuite à atteindre sa vitesse maximale (145 km/h compteur sur cet essai). Nous avons également apprécié sa souplesse, pour rouler en ville sur le 5e rapport alors qu'il turbine juste sous la barre des 3000 tours. Merci au balancier d'équilibrage qui limite franchement bien ses vibrations, ressenties seulement dans le haut du compte-tours. Enfin son appétit n'est pas délirant puisque sur notre test de plusieurs centaines de kilomètres nous établissons une moyenne de 3,6 l/100 km. Comme la 300 AC possède un réservoir de 16 litres, le bloquage éventuel des raffineries est moins un souci avec son autonomie supérieure à 400 km.

Equipements singuliers 

Si nous avons apprécié la forme carrée du bloc instru, sa visibilité aussi est réjouissante. Il propose 3 teintes : une légèrement bleutée, une rouge et une autre orange, qui sont visibles dans la pénombre. Notez que ce compteur affiche une jauge à essence, l'indicateur de rapport engagé, un kilométrage partiel ainsi que l'odomètre, sans oublier le régime moteur dans sa partie supérieure. Maintenant, nous aurions apprécié disposer d'une horloge, voire d'un indicateur de température extérieure, mais on peut s'en passer. Évolutions et remise à zéro s'effectuent via deux gros boutons ergonomiques installés dans la partie basse de l'accessoire. De part et d'autres les commodos, au standard des productions japonaises, ne posent guère de difficulté. Le feu avant est une belle pièce qui accueille pléthore de leds de formes différentes. Celles sur le côté et dans la partie basse assurent l'éclairage diurne tandis qu'au centre, en bas un projecteur est dédié au feu de croisement et en haut un autre au feu de route. L'ensemble, qui offre une signature visuelle originale, est très visible de jour comme de nuit. Derrière, le bloc n'est pas sans nous rappeler celui des Honda CB1000R. Lui aussi emploie des leds, à l'instar des clignotants à neuf diodes, des accessoires ajourés, singuliers eux aussi. Enfin, sur le plan des aspects pratiques vous remarquerez la prise USB placée sous le compteur. Sous la selle passager on ne range rien, l'espace est occupé par le boîtier d'injection Bosch. A noter la présence de caoutchoucs anti-vibrations sur les repose-pieds pilote, des montants de repose-pieds passager boulonnés à la boucle arrière (pratique en cas de chute), un bouchon de réservoir sur charnière et un remplissage du réservoir aisé. Les réglages de tension de chaîne et de la précontrainte de l'amortisseur sont accessibles.

Avis de la rédaction sur Voge 300 AC
16/20
Oui, l'essai de cette deuxième moto de la nouvelle famille Voge nous a moins séduits que le test routier de la première, la 500R de la gamme Street. La raison est toute simple : il y a eu erreur de casting en quelques sorte, l'essayeur du jour étant indéniablement trop grand pour cette néo-rétro, ce qui le chagrine profondément (si si !) car la 300 AC compacte est pétrie de qualités. Son moteur est pétillant, sa partie cycle est très sérieuse et son style, comme sa fabrication, sont réjouissants. Cerise sur le gâteau, le prix de cette moto nous étonne également : 3 995 € ! Si on cherche une A2 du même segment néo-rétro, c'est 500 € de moins qu'une Mondial HPS 300, moins puissante de 3 chevaux. Ce prix est également 1 500 € moins cher que celui d'une Honda CB300R, mais concédons que cette dernière est plus véloce avec ses 3 chevaux supplémentaires. Honda jouit aussi d'une fiabilité reconnue. Maintenant on peut aussi élargir le prisme en lui opposant une Zontes 310V, cruiser de 35 chevaux vendu 5 190 € et même aller jusqu'aux limites de la catégorie A2 avec la Leoncino 500 et son bicylindre de 47,5 chevaux. Mais la Benelli est aujourd'hui vendue 5 999 €...
Prise en mainCaractère et sonorité moteurFreinageAgilitéFabrication / finitionPrix
ConfortErgonomie pour les grands
Les chiffresPrix3 995 €Puissance21 kW à 8500 tr/min0 à 100km/hN/CConso mixteN/C
Notes de la rédactionMoteur16/20Chassis16/20Look16/20Prix20/20Equipements12/20

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