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Triumph Trident 660

Les photos de l'essai

, publié le 27 mars

Avec la Trident, Triumph étoffe le choix sur le segment le plus prisé des motards français, les roadsters mid-size accessibles aux permis A2 et au rapport qualité-performances-prix ultra compétitif.

Depuis plusieurs années, nous louons la qualité de fabrication et de finitions du constructeur anglais. Pour cette Trident il n'en est pas autrement : d'une part on retrouve la patte british de Triumph, avec une subtile touche rétro, d'autre part de belles peintures, des détails léchés, des ajustements soignés. De ce point de vue elle se rapproche de la Honda CB650R. Bref, la Trident offre une vraie personnalité sur le segment, même si la partie arrière manque un poil de caractère par rapport à l'avant.

Pour toutes et tous

Compacte, la Trident n'est pas non plus une mini moto. Avec mon 1,60 m mes deux pieds touchaient terre presque complètement grâce à la selle très fine à l'arcade. Les grands ne sont pas trop mal lotis, les repose-pieds n'étant pas trop hauts ni reculés. Combiné au guidon ni large ni étroit, cela donne une position naturelle facile à vivre au quotidien, avec un poids contenu de 189 kg tous pleins faits. L'instrumentation numérique de forme ronde distingue la Trident de ses concurrentes, surtout qu'elle est bien organisée et bien lisible, que l'on gère à main gauche via 4 boutons en croix, un bouton menu général et un bouton mode : il est très riche et la navigation est aisée. La connectivité est en option à 199 €, avec un boîtier à installer sous la selle fonctionnant en Bluetooth avec votre smartphone et l'appli Triumph dédiée, avec un GPS simplifié mais suffisant pour le quotidien. A main droite les warning n'ont pas été oubliés. Roadster oblige, pas vraiment d'aspects pratiques, toutefois on apprécie les valves coudées et les clignotants à retour automatique. Sous la selle, pas de place pour un pantalon de pluie, et pas de trousse à outils non plus, juste une clé Allen fixée au dos de l'assise. Et une nouvelle fois à déplorer, l'absence de poignées passager et de prise USB : il faudra passer par la case option. Mesquin !

Un 3-cylindres plein d'agrément

Le trois-cylindres en ligne, c'est la tradition de la maison d'Hinckley, et justement cela manquait sur le segment des roadsters accessibles. Triumph a travaillé la base 660 cm3 en profondeur, afin d'offrir le plus d'agrément possible à bas et moyen régime. Les 81 ch à 10 250 tr/min et 64 Nm à 6250 tr/min sont dans la moyenne haute du segment. La version A2 offre 47 chevaux à 8750 tr/mn, et 59 Nm à 5250 tr/mn (bridage électronique et nouvelle poignée). L'accélérateur électronique permet d'avoir deux modes de conduite (Road, Rain, ce dernier ne bridant que la réponse moteur). Et le constructeur annonce les coûts d'utilisation les moins élevés du marché, avec des révisions tous les 16 000 kilomètres. Rien à redire sur la boîte, douce et peu bruyante. Elle est bien secondée par un embrayage "slip and assist" mais pas d'anti-dribble au programme. L'étagement des rapports privilégie les décollages canon, et de fait, en 4 entre 5000 et 7000 tours, les relances, correctes, ne sont pas démentielles. En revanche, on dispose d'une belle allonge, et la gniaque reprend sur ce rapport autour de 9000 tours.

Freinage et confort équilibrés

Au freinage on retrouve les éléments Nissin de la Street Triple 660 S, rien d'exceptionnel mais cohérent par rapport aux performances de la moto et sa vocation à s'adresser aux débutants. L'arrière est agréable à utiliser, quoique la pédale soit un peu trop à l'intérieur, et l'ABS s'y déclenche assez rapidement. Cet ABS n'a qu'un seul degré d'intervention, identique en mode Rain comme en mode Road. En revanche l'antipatinage (déconnectable) dispose d'un réglage différent, un peu plus intrusif, sur le mode Rain. Bon point pour les pneus Michelin Road 5 montés d'origine, rassurants dans ces circonstances. Nous avons apprécié le moelleux de la selle après plusieurs heures de roulage. Côté suspensions, fourche inversée et mono-amortisseur (réglable en précharge) travaillent bien de concert pour un toucher de route équilibré, du moins pour un pilote léger. Résultat : un bon compromis entre confort et rigueur et un comportement neutre propre à convenir à tout le monde. 

Du plaisir à tous les étages

Si l'ergonomie rend cette moto tout à fait urbaine, on déplore un rayon de braquage assez ridicule. Et les plus gros gabarits feront attention : la garde au sol n'est pas celle d'un trail... L'interfile ne sera pas un souci, et on profite de la réponse moteur instantanée, et sa souplesse. Un régal qui fera oublier le petit sifflement caractéristique des trois-pattes Triumph, même adouci par rapport à avant. Sur route on aime l'allonge offerte par ce trois-cylindres généreux pour la cylindrée, avec une poussée constante jusqu'à son régime maxi. Une linéarité amplifiée par l'étagement des rapports de boîte qui peut-être séduira moins les amateurs de twins, mais qui fera de l'œil aux fans de 4-cylindres. Dans les enchainements, si on a souvent joué de la boîte entre 3 et 4, il était rare d'avoir à passer en 2, et mis à part cette petite placidité entre 5000 et 7000 tours pour les relances sur les rapports intermédiaires, ce 660 se plie à toutes vos envies. Géométrie et partie cycle font ici encore preuve d'un très bon équilibre, propre à rassurer les débutants comme à donner le sourire aux plus aguerris : elle est très facile à emmener, à la fois joueuse et rassurante, propre à rattraper pas mal d'erreurs. Les pneus Road 5 au profil routier pourront éventuellement être changés pour lui offrir plus de vivacité dans ces conditions.

Avis de la rédaction sur Triumph Trident 660
17.6/20
Marre du bicylindre parallèle des MT-07 et Z650, marre du petit 4 pattes Honda, et où sont passés les gromonos ? Ouf, avec la Trident 660 voilà un 3-cylindres au sang frais parmi les roadsters faciles et pas trop chers adorés par les frenchies ! Alors pour le coup, merci Triumph et chapeau car le pari est réussi : le rapport qualité-performances-prix est proche de la perfection : le package équipements-finitions n'est tout simplement pas égalé sur le segment, le moteur est idéalement positionné entre twin et 4-cylindres, et le prix tout à fait juste. Comme quoi, la délocalisation en Thailande et la mondialisation ont parfois du bon : avec cette Trident, on en a vraiment pour son argent. Vivement le comparatif avec les concurrentes, qui ont du souci à se faire...
Style et finitionsInstrumentationFacilitéCaractère moteurHomogénéitéPotentiel funPackage électronique
Poignées passager en optionUSB en optionMoteur un chouia trop linéaire
Les chiffresPrix7 995 €Puissance60 kW à 10250 tr/min0 à 100km/hN/CConso mixteN/C
Notes de la rédactionMoteur16/20Chassis16/20Look20/20Prix20/20Equipements16/20

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