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Triumph Speed Triple 1200 RS 2021

Les photos de l'essai

, publié le 4 septembre

La nouvelle Speed Triple est un roadster sportif revu de la cave au grenier. Plus puissante, plus légère, plus affutée et dotée d’une électronique complète, la lady au délicieux regard full leds nous a séduit, sur la route comme sur circuit. Cette fois on en est certain : le Hooligan est bel et bien de retour !

The Original Hooligan, gentille dénomination donnée à la première Speed de 1994 (qui d'ailleurs posait à côté d'un Rottweiller sur les affiches de l'époque !), en disait déjà long sur le type de roadster que Hinckley avait mis au point. Un truc de brute ! Et c'était bel et bien le cas. Rattrapé, dépassé, le méchant roadster a tout de même poursuivit sa carrière, avec brio d'ailleurs et une dernière génération mise au point en 2018 : une 1050 vendue à 778 exemplaires cette année là, puis 598 en 2019, 429 l'année dernière... Maintenant en 2021, pour la faire réapparaitre au sommet de la catégorie roadster sportif les Anglais n'ont pas lésiné sur les évolutions (et révolutions!) avec le passage à la nouvelle norme antipollution Euro 5. Avec leur expérience acquise en Moto2, anti-chambre du MotoGP, ils sont parvenus à réduire l'inertie du bloc, augmenter sa compression comme sa cylindrée pour lui faire gagner finalement 30 chevaux. Nouveau moteur donc, plus léger de 7 kg par rapport au 1050, et partie cycle optimisée avec un cadre revisité, comme la géométrie de la Lady, et l'adoption de jantes plus légères. Au total on gagne 10 kilos sur cette Speed, quant à sa dotation électronique elle aussi s'améliore. Bref, avec ses 180 chevaux et ses 198 kg annoncés avec les pleins (5 litres dans le réservoir), ses suspensions Öhlins et son freinage d'hypersportive cette Speed racole ! Elle est vraiment sexy ! La filiation avec l'ancien modèle est évidente, mais cette 1200 dégage un surplus de sportivité. On le ressent au niveau de la proue en particulier, toutefois c'est surtout au niveau de la poupe que l'on retrouve ces lignes dynamiques. Enfin côté fabrication c'est léché, seul l'ébavurage du réservoir prête le flanc à la critique. Et le garde-boue avant en carbone est une très belle pièce !

Position plus sportive

La position de conduite change un petit peu. Point au niveau des jambes, celle-ci sont bien en arrière et donnent toujours la sensation d'être placées assez haut, malgré la présence de repose-pieds « plus à l'intérieur » qu'auparavant. En revanche le buste apparait plus basculé avec le nouveau guidon plus large de 13 mm, qui donne également l'impression d'être placé plus bas qu'avant. C'est sportif, mais pas du tout inconfortable. Votre serviteur d'1,83 m apprécie la possibilité de se reculer sur l'assise, mais cette dernière glisse un poil et les montants du cadre au niveau des genoux sont parfois gênants. Avec 830 mm de hauteur, plus 5 mm par rapport à avant, la selle est accessible dans la mesure où sa base est vraiment fine. Après en terme de confort pur, la Speed et ses suspensions Öhlins de qualité se révèle plutôt ferme. La capacité d'amortissement est très bonne, mais nous trouvons qu'elle manque de progressivité dans le cadre d'un usage routier intensif en particulier... La Speed ne braque toujours pas ! Bien que la géométrie ait été revue et que la partie avant du cadre soit modifiée, on peine en effet toujours à l'heure de faire des demi-tours ou s'il faut manœuvrer à l'arrêt. Heureusement, la moto donne un sentiment de légèreté. En ville, l'essayeur peste contre la présence des rétroviseurs en bout de guidon. Déjà parce qu'ils n'assurent pas une vision parfaite - à moins de les placer en-dessous du guidon on voit très bien les coudes - mais aussi parce qu'ils peuvent poser problème à l'heure de remonter les files. Le guidon est large ! Pour le reste on apprécie la présence des assistances dans ce milieu aux nombreux pièges, et le fait que la Speed ne chauffe pas plus que cela lorsqu'elle est bloquée dans le trafic.

Des sensations, à foison ! 

Outre le fait de disposer de 30 chevaux supplémentaires et d'une belle louche de 7 Nm en rab, le passage de 1050 à 1160 cm3 se ressent surtout dans le haut du compte-tours. On retrouve en effet cette même souplesse en début de plage, avec un trois pattes qui accepte d'être sollicité sous les 3000 tours. Il marque une grosse présence jusqu'à 5500 tours, semble reprendre son souffle aux alentours des 6000 puis, et c'est nouveau, explose littéralement jusqu'à la zone rouge placée à 11 500 tours minutes, sans vraiment d'inertie. Là il tire sur les bras, littéralement, avec une franche envie de placer la roue avant vers les cieux en fond de 3e rapport, et même en 4 ! Quelle santé ! Nous avons apprécié le paramétrage de la poignée d'accélérateur électronique qui assure une réponse directe. Mais qui génère toujours un à-coups à la remise des gaz, phénomène pouvant quand même s'atténuer sur la cartographie Road, en particulier. Niveau consommation notre moyenne (toujours haute dans le cadre d'un essai) s'est fixée à 7,1 l/100 km en usage routier (8,8 litres sur circuit). Avec le réservoir de 15,5 litres on peut donc tabler sur plus de 200 km avant ravitaillement, un standard sur le segment. À noter, des révisions dorénavant portées à 16 000 km, avec un réglage du jeu aux soupapes à effectuer tous les 32 000 bornes. C'est rassurant ! Quant à la boite de vitesses, elle prête difficilement le flanc à la critique, les passages des rapports sont rapides, doux et précis.

Maillot à pois 

Le roadster sportif est très apprécié sur le réseau secondaire, pourvu qu'il soit montagneux. Nous proposons d'ailleurs une couleur blanche à pois rouge tant elle grimpe rapidement au sommet cette Speed, bien servie par son agilité. Oui, bien entendu on peut la mener gentiment, profitant de la bonne présence moteur sur les mi-régimes, de son bon équilibre également, ainsi que de sa tenue de route. Mais vous l'avez compris à la lecture de sa fiche technique, cette moto de 180 chevaux est conçue pour la performance. Une fougue mécanique qui ne serait rien sans un bonne partie cycle et cela tombe bien, le cadre et les suspensions haut de gamme Öhlins font des merveilles, en termes de rigueur et de précision, toutefois le tableau se dégrade en fonction de l'état de la chaussée. La nouvelle Speed est vive dans les changements, son train avant est un très bon communicant. Elle donne instantanément la banane sous le casque ! D'autant plus que son freinage est top. A l'avant ça mord généreusement et grâce au maitre-cylindre radial dont le levier est équipé d'un axe de pivot variable on peut moduler l'attaque comme on le souhaite. En outre, employé sur piste nous pouvons attester de l'endurance du système mis à rude épreuve sur une cession d'une quinzaine de tours en mode bucheron sur les freins. Bref, la référence Stylema signée Brembo ne déçoit pas, et la Speed demeure idéalement en ligne lors des grosses phases, plongeant avec progressivité et retenue de l'avant. Côté pneus les Metzeler ont du grip, pas de mauvaise surprise. Un dernier mot sur l'éelctronique, complète, vraiment en phase avec ce que l'on peut attendre d'un roadster moderne à plus de 15 000 € (et qui développe 180 chevaux svp !). Avec au coeur du système une centrale inertielle à 6 axes qui permet d'amener plus de sérénité sur l'angle au niveau de l'ABS ou de l'antipatinage. Cinq cartographies sont proposées, des plateformes que l'on peut modifier à souhaits.

Avis de la rédaction sur Triumph Speed Triple 1200 RS 2021
16.8/20
Elle est belle (avis subjectif), elle patate (avis objectif) et elle vous rend bon dans le feu de l’action ! Cette année la nouvelle Speed Triple 1200 RS est bel et bien au niveau des KTM 1290 SuperDuke R ou Aprilia Tuono V4 1100, mais elle se distingue de ses concurrentes pour sa facilité. Elle impressionne un peu moins en effet, car sa positon de conduite est moins exclusive et que son moteur, aussi performant soit-il, est plus accessible. Certains dirons qu’il a moins de caractère, nous ne le pensons pas ! Disons que c’est un coeur à deux ventricules, le premier servant l’agrément, le second la performance, avec ce surplus de fougue attendu sur la fin du compte-tours. Totalement addictif ce berlingot, car en plus d’avancer elle tourne cette machine, remarquablement même. Quant à son prix, nous ne le trouvons pas délirant. Certes à 17 500 €, alors que l’ancienne Speed Triple RS 1050 se négociait 15 850 € à sa sortie en 2018, c’est vrai que l’augmentation est conséquente - d’autant plus que seule la version haut de gamme RS est proposée cette année, alors qu’avant on pouvait avoir une Speed de base à 13 750 €. Mais ce tarif reste intéressant par rapport à sa principale rivale, la Katoche affichée à partir de 18 199 €. En revanche si vous hésitez avec la nouvelle Tuono V4, vendue à partir de 16 099 €, ou la nouvelle S1000R, à partir de 14 980 €, c’est autre chose !
Caractère et performances moteurAgilitéPrécisionInstrumentation et navigationFreinageFabricationPrise en mains
Suspensions un peu duresÀ-coups à l'ouvertureRétroviseurs en bout de guidon (avis subjectif !)Seule la version RS !
Les chiffresPrix17 500 €Puissance132,4 kW à 10750 tr/min0 à 100km/hN/CConso mixteN/C
Notes de la rédactionMoteur20/20Chassis16/20Look16/20Prix16/20Equipements16/20

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