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SWM Varez 125

Les photos de l'essai
SWM Varez 125
20
Diaporama

publié le 25 janvier

La « petite » SWM Varez 125 ne peut renier ses origines transalpines. Nous venons de réaliser son essai sur les routes de la Sainte Baume... Quelle santé !

Marque historique italienne, SWM qui a pu renaître après 30 ans d'arrêt grâce à Ampelio Macchi - et le soutient du chinois Shineray - s'offre en 2020 une nouvelle corde à son arc. En effet après ses enduros, trails et supermotards, puis ses classiques au moteur 440, Swooom 2.0 avait lancé l'an passé une nouvelle gamme « garage 125 » avec les Ace Of Spades et Outlaw 125 (qui lui ont d'ailleurs permis de se faire un peu plus connaitre grâce à un volume d'à peu près 250 machines) et se lance aujourd'hui sur le segment naked avec les Varez, assemblée comme le reste de la gamme en Italie, à Biandrono non loin de Varèse. CQFD ! N'ayons pas peur de l'affirmer bien haut : la Varez est sublime ! A l'heure de la contemplation, elle nous plait en effet pour son cadre treillis aux tubes de différentes sections, une cage qui abrite un monocylindre aux carters bien travaillés. Dans sa partie supérieure cette ossature vient se cacher derrière les écopes grillagées du réservoir, et derrière son extrémité relevée, suivant la forme du silencieux, nous plonge dans une ambiance sportive soignée. Puis le regard tombe sur le long bras oscillant courbé en aluminium, une pièce qui vient s'ancrer au plus près du moteur et qui expose les initiales de la marque, fondues dans la masse. Outre ses lignes, la Varez attire également le regard par les beaux matériaux qu'elle expose. On retrouve en effet de l'aluminium au niveau du guidon. Tés, pontet, repose-pieds passager et pilote, pieds de fourche, masselottes de guidon et silencieux brillent de mille feux. A propos de cet échappement, notez qu'il est signé Arrow/SWM et que sa tubulure en sortie de moteur se retrouve bien intégrée par deux pièces en plastique qui viennent harmoniser la vision sur le moteur.

Position sport, mais pas trop !

Elle est haute cette selle placée à 820 mm du sol et la partie arrière relevée impose un petit mouvement de gymnaste pour l'enjamber. Pour autant si vous n'êtes pas Nadia Comaneci rassurez-vous, à bord on retrouve de bons appuis car l'arcade est des plus fines. Nous pensons donc que les petits gabarits - disons jusqu'à 1,65 m - bénéficieront quand même de bons appuis et pourront comme les autres adopter une posture sportive, mais pas trop, avec le buste sensiblement basculé vers l'avant, les mains bien positionnées sur le large guidon légèrement relevé et cintré. Les jambes sont un peu repliées, mais toujours moins que sur la nouvelle Yamaha MT-125 ou la KTM Duke 125. Quant au réservoir haut et creusé, il donne la sensation que les genoux pourraient se toucher. Un dernier point devrait intéresser les pilotes de grande taille : l'aisance à pouvoir se reculer sur l'assise, de surcroît bien maintenu par le retour de la selle passager. La selle dispose d'une texture moelleuse, mais elle est fine et les suspensions sportives n'offrent pas à la Varez le confort d'une GT. On s'y attendait bien entendu, car ce n'est pas ce que l'on demande à ce type de petit roadster dynamique. On peut toutefois trouver un certain compromis dans les réglages qui sont proposés au niveau de la fourche inversée de 41 mm comme de l'amortisseur Unitrack Fast Ace, avec des variations en détente et compression à l'avant, précharge et détente à l'arrière.

Qualités dynamiques 

Quel potentiel sur route : si vous avez apprécié son ramage, sportif, alors vous adorerez son plumage ! La Varez est en effet vraiment fun à piloter grâce à son châssis de haute volée. Elle reste idéalement en ligne sur les gros freinages, s'avère précise au moment de la placer, propose une bonne rigueur sur l'angle et beaucoup d'agilité. Son train avant est remarquable, vif et limpide quant au retour d'informations. Elle est vraiment rigolote, parce qu'elle est ultra légère (130 kg en ordre de marche), on en fait ce que l'on en veut dans le sinueux et elle bénéficie d'une très bonne garde au sol pour se faire plaisir sur les prises d'angle, sereines grâce à Bibendum. Dans les tours à l'attaque ses réactions sont toujours saines, mais si vous préférez musarder elle ne vous décevra pas non plus car elle possède encore un bon coffre pour enrouler en milieu de plage. Avec un maximum de 124 km/h compteur et sa protection sommaire elle n'est bien évidement pas la reine des autoroutes, comme ses concurrentes, néanmoins sur les autres voies rapides sa mécanique rassure au moment de doubler. On « trajecte » sur route avec cette mini-sportive, mais en ville on cherche plutôt à viser entre les rétroviseurs. Chose pas toujours facile car le guidon est large, mais comme l'échappement est assez sonore les automobilistes s'écartent avant même que vous les dévisagiez. A l'heure de manipuler Miss Varez sur les trottoirs nous déplorons également un diamètre de braquage un peu large. Voilà pour ses quelques défauts en milieu urbain, maintenant pour le reste c'est que du bonheur. Entre la légèreté et la maniabilité, l'équilibre générale et la bonne adhérence des gommes Michelin, la Varez 125 ne posera pas vraiment de difficulté aux pilotes citadins. 

Même à deux ! 

Une 8e de litre haut de gamme, et sportive, qui offre la possibilité à un passager de partager les émotions qu'elle procure est devenu chose très rare aujourd'hui. Si l'on observe le parc actuel des motos neuves, que ce soit en effet la MT-125, la Tuono 125, la CB125-R, la GSX-S 125, la FB Mondial HPS 125... aucune ne possède de poignées passager. A la différence de la Varez qui offre également à l'hôte une selle indépendante et rehaussée. Les aides au quotidien ne sont pas pléthore, pour autant la concurrence sur le segment haut de gamme 125 ne fait guère mieux. On relève toutefois la présence d'un beau bouchon de réservoir (alu ?) monté sur charnière, d'un appel de phare à l'index, de rétroviseurs bien placés pour ne pas voir QUE ses coudes et d'un espace de rangement intéressant sous la selle passager, pour loger bien plus qu'un bloque-disque. En outre, les réglages des suspensions sont accessibles, la chaine est protégée par un guide et le réglage de sa tension est aisé lui aussi. Vous remarquerez d'ailleurs la possibilité de visser des diabolos sur le long bras oscillant, ce qui permettra à celui qui dispose d'une béquille de stand de facilement graisser sa chaîne. Dernier point concernant son freinage, qui n'est pas ce qui nous a le plus subjugués sur cette 8e de litre. En effet à l'avant nous déplorons une attaque un peu trop douce et un manque de progressivité du système : il faut tirer fort sur le levier pour trouver la consistance adéquate, ce qui n'est pas approprié à la conduite dynamique que suggère cette moto au châssis sportif. L'arrière est plus progressif et la pédale est accessible. Mais - eh oui il y a un "mais" là aussi ! - le système est combiné avec l'avant, dans une répartition 40 % avant et 60 % arrière d'après notre ressenti, du coup lorsque l'on cherche à corriger une trajectoire, la fourche se met à plonger un peu trop à notre goût. Bon ok, un CBS plutôt qu'un ABS permet de maintenir un tarif attractif, néanmoins vu le matériel embarqué par cette Varez nous trouvons qu'il est dommage que l'assistance intégrale lui fasse défaut. D'autant plus quand un produit est destiné à des permis B/A1 et que la concurrence en est pourvue ! Rien à redire quant aux pneumatiques Michelin Pilot Street qui offrent un bon grip sur toutes les surfaces.

Avis de la rédaction sur SWM Varez 125
16.8/20
Le segment haut de gamme 125 cm3 à moteur liquide accueille une nouvelle compétitrice de choix avec cette SWM Varez 125. Une petite qui a tout d'une grande, à commencer par son look, sa fabrication et ses équipements de qualité. Une 8e de litre qui est également amusante et riche en sensations, grâce à sa très bonne partie cycle et son moteur vitaminé. Certes, son confort est perfectible, mais il n'est pas mauvais pour autant, et l'on pourra se plaindre de ne pas disposer de l'ABS. Mais cela permet de contenir le tarif de cette 15 chevaux à 3895 €, prix de lancement jusqu'au 31 janvier 2020, puis 4295 €. Un prix de vente qui demeure encore avantageux face à la Yamaha MT-125 ou la KTM Duke 125 vendues 4999 €. Certes on trouve dans la famille des Suzuki GSX-S à partir de 4099 €, des FB Mondial HPS à 4195 € et même une CB125R à 4599 €, néanmoins ces machines ne disposent pas d'un châssis aussi affûté que celui de la Varez. Maintenant quid de la fiabilité de ces nouvelles machines et du réseau de distribution SWM, moins développé que celui des marques connues du marché ? C'est l'interrogation, toutefois notez que cette marque est confiée à l'importateur DIP (FB Mondial, Orcal, Daelim, Keeway, Voge et ChangJiang) qui a fêté ses 50 ans d'existence il y peu de temps.
LookQualité de fabrication et finitionChâssis sportPoidsPrécisionCaractère moteurFun factor
CBS plutôt qu'ABSGuidon large pour la remontée de fileRayon de braquage
Les chiffresPrix4 295 €Puissance11 kW à 10500 tr/min0 à 100km/hN/CConso mixteN/C
Notes de la rédactionMoteur20/20Chassis20/20Look16/20Prix16/20Equipements12/20

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