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Suzuki SV 650 X

Les photos de l'essai
Suzuki SV 650 X
20

publié le 18 août

Seule nouveauté dévoilée par Suzuki lors du dernier salon Eicma fin 2017, la SV650X est enfin disponible et nous en avons pris le guidon. 

On aurait pu croire que la mode des Scrambler et autres Café Racer allait disparaitre aussi subitement qu'elle a surgit mais à en juger par le nombre de modèles qui débarquent au catalogue des constructeurs années après années, force est de constater qu'elle s'installe durablement. C'est ainsi que l'on a vu apparaître lors du dernier Eicma d'abord et maintenant en concession, la version Café Racer de la SV 650 de Suzuki : la SV650X. Alors vrai Café Racer ou poudre au yeux ? 

Un design qui ne fait pas dans l'ostentation

Alors qu'elle ne semblait pas attirer beaucoup les regards à l'Ecima, il faut reconnaitre qu'une fois en situation, elle a plutôt fière allure. Son coloris biton agrémenté de liserés rouges, sa petite tête de fourche et sa selle en trompe-l'oeil qui laisse à croire qu'elle est doté d'un capot au dessus de la place passager, ça le fait. Le style est simple mais efficace. En revanche, avec ses demi-guidon inclinés vers le bas, la position est fidèle à l'esprit Café Racer en somme ; sportive. Dommage pour ceux qui pensait avoir enfin trouvé un utilitaire pour aller au boulot avec style mais en toute décontraction. Les moins d'1m70 seront couchés sur le réservoir. Les autres devront supporter le poids de leur buste sur les poignets et les paumes des mains. En tout cas sous la barre de 90 km/h (80 peut-être). Ensuite l'air portera le buste. Bon point : la selle étroite culmine à 790 mm. C'est bien pour les petits gabarits. Du côté de l'amortissement, rien à dire : le combiné arrière et la fourche filtre correctement les irrégularités de la route. Idem pour la selle qui est confortable et permet d'adopter différentes positions sans problème. Et sachant que le mono-amortisseur monté sur biellette et la fourche sont réglable en précharge, on peut adapter facilement le comportement de la moto en fonction du poids du pilote accompagné ou non d'un passager.

De la simplicité plus que de la sportivité

Avec une puissance max de 56 kW (76 ch) à 8.500 tr/mn et un couple max de 64 Nm à 8.100 tr/mn, le V-Twin, le bicylindre, plutôt linéaire, réclame de monter dans les tours mais offre tout de même de bonnes sensations. Avec sa sonorité plutôt rauque et bien présente, il sait se rendre appréciable à la moindre rotation de la poignée d'accélérateur. La transmission est un modèle de facilité. En première et sur tous les rapports à bas régime, le régime moteur augmente très légèrement lorsque l'on atteint le point d'embrayage en relâchant le levier. Résultat, plus ou très peu de risque de caler. Le tout est géré par un capteur de régime, qui envoie un signal au boîtier d'injection, qui lui-même active le nouveau système de régulation de ralenti ISC (Idle Speed Control). Et en effet, il n'est presque plus nécessaire de tourner la poignée de gaz au moment d'embrayer pour que la moto avance. On a la sensation de rouler avec un Diesel, tellement c'est simple. Côté freinage, ça pourrait être mieux. Un double disque de 290 mm, étriers Tokyo 2 pistons et un simple disque de 240 mm, étrier 1 piston, c'est un peu léger par rapport à ce que l'on peut trouver dans la même catégorie. Le levier est assez spongieux. Ça manque de mordant. Il faut inssister pour stopper une machine bien lancée. Le frein arrière en revanche est assez efficace. Résultat : pour obtenir un résultat satisfaisant, il faut user des deux. L'ABS de série est géré par une centrale Nissin. On pourrait penser que Suzuki a fait l'impasse sur les assistances sachant qu'il n'y a ni mode cartographique ni traction control sur la SV650X mais outre la transmission qui assiste le pilote plus souvent qu'on ne le pense en réalité, elle dispose d'un démarreur Easy Start. Une pichenette sur le bouton et le démarreur fait le reste. Et bien sûr, la transmission la transmission. Bref, elle joue la carte de la facilité au quotidien. On regrettera juste l'absence de béquille centrale pour graisser la chaine.

Vive les départementales !

Elle a de quoi surprendre en étant nettement moins compliquée à vivre dans les bouchons que ce que l'on pourrait croire. Les rétros sont un peu larges mais les poignées passent d'autant mieux que le guidon est étroit En revanche, le rayon de braquage oblige a souvent faire des manoeuvres pour les demi-tours et autres mais surtout, au bout de quelques minutes, la nuque, la paume des mains les poignets deviennent douloureux. Il faut rouler. Dommage car le moteur plutôt docile ne déteste pas rouler à 50 km/h et moins. Toutefois, on sent d'emblée que son terrain de jeu, c'est hors agglomération. A mesure que la vitesse augmente, le buste est porté et les bras souffrent moins, voire plus du tout. Idem pour la tête, poussée en arrière par le vent, il n'est plus nécessaire de forcer sur la nuque pour regarder devant. On peut alors profiter à fond de la deuxième partie du compte-tours qui révèle le caractère sportif du V-Twin qui ne rechigne pas à prendre ses tours. Reste le freinage, perfectible, car la suspension est efficace et les trajectoires saines. Elle est très plaisante dans cet environnement. Alors que l'autoroute révèle le manque de protection du saut de vent, on imagine mal entreprendre un voyage au long cours sur une SV 650X. Dommage de ne pas avoir installé une vrai bulle.

Un Café Racer à l'ancienne

Avec son petit moteur qui ne paye pas de mine mais procure de bonnes sensations, sa position très sportive et son look qui, là encore, ne fait pas dans l'ostentatoire, elle a de quoi convaincre. Surtout que son tarif situé à 7.699 € n'a rien de délirant.

Avis de la rédaction sur Suzuki SV 650 X
14.4/20
Si on n'est pas amateur du style Café Racer, on ne le regardera même pas. Si on est encore plus attaché aux sensations procurées par un Café Racer qu'au design vintage, alors il faut aller l'essayer. Avec son petit moteur qui ne fait pas d'esbroufes mais procure de bonnes sensations, sa position très sportive et son look qui, là encore, ne fait pas dans l'ostentatoire, elle a de quoi convaincre avec un tarif situé à 7.699 € soit 3 à 4000 € de moins que les Husqvarna Vitpilen 701, Triumph Street Cup ou Ducati Scrambler Café Racer, mieux équipées mais moins puissantes et nettement plus chères.
Look sympaMoteur pétillantSonorité réjouissante
Position très sportiveFreinage spongieux
Les chiffresPrix7 699 €Puissance56 kW à 8500 tr/min0 à 100km/hN/CConso mixteN/C
Notes de la rédactionMoteur16/20Chassis12/20Look16/20Prix16/20Equipements12/20

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