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Super Soco TS Street Hunter

Les photos de l'essai

, publié le 14 août

Depuis 2017, Super Soco, marque du groupe australo-chinois Vmoto s'est fait rapidement un nom sur le marché du deux-roues électrique français, grâce à ses jolies et originales petites motos TS et TC en équivalents 50, et en 125 avec la TC Max. Pour 2021, la gamme s'élargit avec l'arrivée de deux modèles conçus sur la même base, la TS Street Hunter typée roadster et la TC Wanderer typée Scrambler. Et c'est Jorge Lorenzo himself qui les présentait lors de leur lancement officiel en février dernier... Ces deux nouvelles motos font figure d'évolutions des TS et TC connues jusqu'à maintenant, et auront certainement la charge de les remplacer à terme.

Aujourd'hui nous avons donc pu essayer une version de présérie de la TS Street Hunter (littéralement « chasseur des rues ») en version équivalent 50, sachant que la version 125 sera identique hormis la vitesse maxi portée à 70 km/h (ce qui ne fait pas beaucoup pour un « 125 »), avec un tarif de 3990 € de 200 € plus élevé. Sachant aussi que pour l'utilisation sur terrain privé la 50 peut être facilement débridée pour atteindre cette même vitesse. Bref, 50 et 125 ce sont les mêmes, il n'y a que l'homologation et le permis requis pour la conduire qui change !

Une prise en main instinctive !

Elle claque cette street Hunter ! Super Soco s'est démarqué dès le départ avec des modèles au design bien particulier, et c'est une nouvelle fois réussi. Les codes du roadster sont respectés et joliment transcrits en mode électrique. La silhouette est trapue sur l'avant sans faire pataude, le bras oscillant en impose, les carénages latéraux sont bien travaillés et dynamiques, bref l'ensemble est équilibré et cohérent. Et les finitions enjolivent encore le tableau, avec peu de vis apparentes, des plastiques de bonne qualité bien ajustés. Certes au-dessus du logo intégré dans le carénage l'autocollant Super Soco se remarque et le transpondeur faisant office de clé électronique est un peu « light », mais cela ne ternit pas le tableau. Très facile d'accès pour les petits avec sa hauteur de selle à 720 mm, cette Soco n'est pourtant pas une mini moto et offre même un beau gabarit pour un 50. Elle fait d'ailleurs plus « moto » que les TS et TC actuelles. Mais on se doute que les plus grands seront un peu pliés en 4. La position des jambes est typée roadster, mais le guidon est très cintré, revient un peu vers le pilote et les poignets ne sont pas du tout sollicités. Bref, on y est détendu et la prise en mains est immédiate. L'accueil de la selle est plutôt agréable, mais les suspensions sont fermes et peut-être sur-dimensionnées finalement pour le gabarit. On se console en songeant que l'on a là une petite moto vraiment rigoureuse. L'instrumentation confiée à un écran LCD est simple et lisible, avec toutes les infos, dont l'autonomie restante en km en fonction du mode choisi, le pourcentage de batterie restant, l'intensité délivrée en instantané et une horloge. Manque juste un trip partiel. 

Bonne puissance mais autonomie restreinte

Situé dans la roue arrière, le moteur brushless délivre une puissance nominale de 1,9 kW, et une puissance en crête de 2,5 kW, soit 2,6 et 3,4 ch, et un couple de 180 Nm. Largement de quoi mouvoir les 96 kg de l'ensemble avec une batterie. Le mode 3 est le plus performant et l'on imagine sans souci pouvoir dépasser rapidement les 45 / 50 km/h légaux, quand les modes 1 et 2 privilégient l'économie de la batterie. La Street Hunter est vendue avec une seule batterie de 1,9 kWh (et 12 kg) mais peut en accueillir deux (prix 990 €), la deuxième étant vendue séparément. Elles se logent sous le capot du faux réservoir (qui s'ouvre avec une serrure côté gauche) et s'enlèvent facilement pour être rechargées à la maison. Une prise de charge est située sur le flanc de la moto côté droit. Comptez 3h30 pour la charge complète d'une batterie sur une prise domestique. Annoncée à 100 km pour une batterie avec un pilote de 55 kg et à 25 km/h (mode Eco), l'autonomie réelle en mode 3, plus cohérent avec les besoins de l'usage urbain, se situe en fait plutôt autour des 40 km, voire 50 après rodage de la batterie (1000 km). Donc 80 km avec deux batteries, ce qui n'est pas énorme même pour un 50. Une fois descendue à 20 % de charge restants, la batterie se met en mode dégradé, ne permettant plus d'atteindre la vitesse maxi et avec des accélérations moins vives. Bon point d'emblée pour le freinage, même si les leviers ne sont pas réglables, ils ne sont pas non plus trop éloignés. Le couplage au levier gauche est bien fait, avec une bonne répartition avant-arrière et une progressivité rassurante. Certes il faut bien empoigner le levier pour obtenir plus de puissance en cas de besoin, mais elle est bien là. En revanche pas grand chose au levier droit, où l'on constate un petit retour lorsqu'on le saisit en plus du gauche puisqu'il n'y a que deux pistons à l'étrier avant. Il ne permet donc pas d'en rajouter si besoin. Pour bien faire, on changera rapidement la monte de pneus exotiques pour une référence plus sérieuse.

En ville, quoi de plus facile !

Hyper facile, hyper maniable, hyper légère et bien équilibrée, avec un rayon de braquage étonnant pour un roadster et un châssis rigoureux qui pourrait encaisser bien plus de puissance, comme le prouve aussi la largeur des pneus par rapport aux modèles TS et TC : un vrai régal de circuler avec cette Street Hunter en ville ! La réactivité moteur sans effet on/off est au rendez-vous, avec une bonne gestion électronique, il n'y a donc pas ces petits à-coups désagréables que l'on avait constatés sur la TC Max, et c'est tant mieux. La garde au sol est plus que correcte, les leds avant permettent de bien se faire voir, dommage qu'il n'en soit pas de même pour le feu stop. Et on peste un peu au début contre l'ergot de la béquille latérale, peu accessible.

Avis de la rédaction sur Super Soco TS Street Hunter
16/20
Petit coup de cœur pour cette Super Soco TS Street Hunter, qui a pour elle plein de qualités, tant du point de vue esthétique que technique, même si l'on déplore encore et toujours une autonomie réduite en usage normal, et un tarif qui enfle de 1000 € pour l'achat de la deuxième batterie. Soit 3790 € + 990 € : 4780 €, pour un 50 c'est hors de prix, 4980 € pour une 125 avec 80 km d'autonomie et une v-max de 70 km/h c'est aussi très cher dans l'absolu, mais si l'on regarde ce qui se fait par ailleurs en électrique à performances et style comparable, les Super Soco sont très compétitives. D'ailleurs, question motos électriques 50 et 125, il y a peu de concurrence... Enfin, il y a le bonus : le flou actuel quant à la puissance d'homologation (entre nominal et crête) retenue par la préfecture permet d'espérer d'avoir le "gros" bonus national, d'un montant ici de 480 € plutôt que le "petit" bonus de 100 € pour les deux-roues électriques de moins de 2 kW...
Design et finitionsComportement sainMoteur vif mais progressifFreinage couplé efficaceBatterie(s) amovible(s)
Autonomie en mode 3Prix avec 2è batterieConfort fermePneus à changerClignotants énervants
Les chiffresPrix3 790 €Puissance1,9 kW0 à 100km/hN/CConso mixteN/C
Notes de la rédactionMoteur20/20Chassis16/20Look20/20Prix12/20Equipements12/20

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