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Polaris Slingshot

Les photos de l'essai

publié le 21 mai

Avant, on connaissait l'auto, la moto et le side-car. Mais ça c'était avant ! Car depuis, le tricycle à moteur s'est frayé une place sur nos routes et dans nos envies. Avec le Slingshot, Polaris décline le trois-roues en configuration sportive.A des années lumières du Piaggio MP3, le Polaris Slingshot se conduit avec un volant et un passager assis à côté de soi. De face, il est simplement magnifique. On jurerait une Supercar ; vous savez, ces coupés et cabriolets de luxe à plus de 200 000 € ! Et de dos... il ne ressemble à rien de connu, avec sa roue unique et son design désappointant. Voilà qui bouleverse les codes ! Sous son capot aux formes futuristes, Sligshot abrite un moteur de voitures; 4 cylindres atmosphérique de 2,4 l et 173 chevaux. Avec seulement 764 kg à entraîner, il promet de belles sensations.

Sommaire

Pas de portières, on se glisse dans ce véhicule comme dans un karting. Assis au ras du sol, la vie est plus belle, déjà plus excitante. Plastiques lisses aux angles acérés, la finition sans froufrou est celle d'un Ranger Polaris ! L'habitacle se veut sommaire, on n'y note aucun superflu. Pas même ce qui semblerait essentiel sur un cabriolet moderne : ni chauffage, ni vitres, pas d'airbag et même pas de capote. Par sa définition légale, Slingshot n'est pas soumis à ce genre de tracasseries ! La catégorie L5e n'impose pas même le port du casque... Permis pour conduire A ou B font l'affaire pour s'installer au volant de cet Objet Roulant Non Identifié !

Frimeur ?

C'est un engin de frime, un engin de plage ou alors pour motards purs et durs. On s'y sent comme dans une auto de course : compteur et compte-tours à aiguilles, ordinateur sommaire avec, au centre, un écran pour la caméra de recul et la radio. A l'intérieur de la boîte à gants, une prise pour brancher le MP3 et derrière les sièges, deux coffres fermant à clef d'une contenance limitée à un casque. On ne voyage pas avec le Polaris Slingshot, ou alors pas très loin. Ou de relais en châteaux... Contact, une pression sur le bouton du démarreur et c'est parti pour un tour de manège. Suivant qu'on aime se montrer ou se faire plaisir, on le pilotera de façon différente. Si le constructeur ne propose pas, comme c'est la tendance, de choisir son mode de conduite, le conducteur raisonnable saura jouir du couple en enroulant, tandis que l'amateur de sensations ira chercher les 7 000 tours entre deux virages. Et là, on est collé au siège ! Les performances sont celles d'une Porsche Boxter. Mais ici, dès les basses vitesses, les sensations sont déjà au rendez-vous.

Objet de drift

Le traction control peu intrusif qui n'agit qu'en virage permet de laisser de longues traces de gomme sur les deux premiers rapports. En l'absence d'anti-dribble, attention à la stabilité lorsque l'unique roue motrice reprend son adhérence ! En sortie de virage sur les petites routes, on peut drifter comme avec une auto de 400 chevaux. Tout ça, à moins de 90 km/h ! Et pour les plus audacieux, une commande permet de déconnecter l'anti-patinage pour profiter pleinement de la glisse. Mais le freinage hésitant aura vite fait de calmer les rallymen en herbe...

Inclassable

Facile à prendre en main, le Polaris Sligshot réclame une dose de maîtrise pour se livrer pleinement. Parfait, il ne l'est pas et comme un roadster anglais, c'est ce qui fait son charme. C'est un véhicule d'un nouveau genre, amusant à l'extrême et sans concession tant esthétique que dynamique, que rien n'oblige à cravacher puisqu'il donne aussi du plaisir en mode promenade. Impossible de rêver plus bel engin de drague, pour un peu moins de 30 000 €. Un prix comparable à celui d'une Honda Goldwing... ou d'une Caterham, suivant sa sensibilité.

Avis de la rédaction sur Polaris Slingshot
15.2/20
Notre passage dans les villages au sud de l'Espagne provoque toujours la même réaction. Les jeunes se dévissent la tête pour nous accrocher du regard. Les femmes aussi. Et les vieux aussi ! Ils se retournent, s'écrient puis sortent, souvent trop tard, leur téléphone portable pour photographier l'ORNI. "Skate over the road", telle pourrait être la devise du tricycle sportif Slingshot. Comme un rituel, immuable, une piqûre d'adrénaline agissant (déjà) de 0 à 100 km/h, il allie le plaisir des yeux à celui des tripes. Pas courant à l'époque des bolides aseptisés, toujours plus efficaces, dont les 300 ou 400 chevaux ne parviennent pas toujours à dérider le pilote. Le prix, non négligeable, du plaisir ? 29 990 €, que l'on comparer à celui, identique, d'une Caterham ou d'une Goldwing suivant sa sensibilité. Comme on dit, quand on aime...
Originalité ultimeSensations décupléesAccélérations - performancesPermis A ou B
Utilisation exclusiveEfficacité du freinageEtagement de la boîteMode d'emploi pour attaquer
Les chiffresPrix29 990 €Puissance127 kW à 6200 tr/min0 à 100km/hN/CConso mixteN/C
Notes de la rédactionMoteur16/20Chassis16/20Look20/20Prix12/20Equipements12/20

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