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Pink Mobility PinkMe

Les photos de l'essai

publié le 28 mars

Spécialement conçu pour parcourir les villes en mode zéro émission avec son moteur Bosch brushless de 1,9 kW, le PinkMe n'a pas besoin de faire de bruit pour attirer les regards. Il captive en effet l'attention avec ses lignes saillantes et son éclairage full leds. Bon plan?

Avec pas moins de 20 marques qui se partagent le gâteau, le marché du deux-roues électrique français a le vent en poupe. Jusqu'à fin 2018, le top des ventes des équivalents 50 était occupé par les principaux distributeurs de scooters de flottes comme Govecs pour Cityscoot, Ligier pour la Poste ou bien Gogoro pour Coup. Mais sur les 7 premiers mois de 2019, c'est la marque chinoise Niu qui prend les devants, sans livrer des flottes mais auprès des particuliers, avec 2002 immatriculations à fin juillet. Et ça n'est que le début puisque Niu va lancer Gova, sa seconde marque de scooters électriques aux tarifs encore plus attractifs. Ce qui n'empêche pas la concurrence, plus ou moin récente, d'étoffer l'offre avec des prix renversants à l'instar de Pink Mobility, jeune marque française basée dans les Yvelines (Île-de-France), où elle conçoit, développe et commercialise ses véhicules. La gamme actuelle comporte trois scooters électriques dont les principales composantes proviennent de Hong-Kong, ville où est situé le bureau d'achat de la marque. Le Pink-Up est un petit scooter de livraison polyvalent qui possède deux batteries et offre une autonomie de 80 kilomètres, le Pink Style est le modèle élu par la ville de Bordeaux fin 2018 pour la mise en place de scooters en libre-service et ce petit Pink Me équivalent au 50 cm3 themique est dédié au grand public.

Mini, mini, mini !

Le gabarit tient dans une poche, mais l'habillage travaillé et tout de même valorisant. Le PinkMe est habillé de carénages soigneusement assemblés et la ligne globale fait penser à celle d'un scooter 50 cm3 thermique. En effet, trop souvent, les petits scooters électriques ressemblent davantage à de gros vélos... L'éclairage est 100 % Leds et la face avant incorpore même une signature lumineuse. Les finitions sont correctes, au détail près que les commodos en plastique brut font un peu cheap. Le PinkMe est proposé dans les coloris gris mat, blanc nacré, noir brillant. Compact, il ne conviendra pas forcément aux grands pilotes, lesquels verront souvent leurs genoux toucher le tablier intérieur lors des manœuvres. En revanche, grâce à sa faible hauteur de selle et son assise étroite sur le bout, il fera la joie des plus petits qui pourront aisément poser les deux pieds à plat sur le sol. La position de conduite est très naturelle, avec un guidon légèrement rehaussé qui s'attrape coudes relâchés, le dos reste droit et les jambes forment un bel angle droit. Le confort à bord est plutôt correct. La fourche conserve un bon débattement alors que les amortisseurs peuvent être réglés sur cinq positions. Bien que peu progressifs, ils ne souffrent pas non plus de l'effet rebond et filtrent assez bien les aspérités de la route. C'est assez rare dans cette catégorie pour être signalé. Le poids total autorisé en charge est de 231 kg, homologué deux places. Le passager peut ainsi profiter de repose-pieds escamotables bien conçus ainsi que d'un porte-paquet faisant office de poignée de maintien.

Vive le Mode Sport 

Ce petit citadin est propulsé par un moteur électrique Bosch brushless intégré dans la roue arrière. D'une puissance de 1,9 kW, ce moteur à aimants délivre un couple de 110 Nm et propose trois modes de conduite. Le premier mode Eco limite la vitesse à 20 km/h, le second mode Normal à 40 km/h et le troisième mode Sport à 45 km/h. Selon le mode choisi, l'autonomie varie entre 45 et 55 kilomètres environ. Notez qu'à 10% de batterie, le PinkMe passe automatiquement sur le mode Eco. A l'usage, nous avons largement plébiscité le mode Sport pour ses performances et nous n'avons pas été déçus ! Après les quelques traditionnels à-coups propres à ce type de motorisation, le petit Bosch délivreen effet une accélération puissante qui fait très rapidement atteindre la vitesse maxi de 45 km/h. Les reprises sont moins vigoureuses que sur un 50 cm3 thermique mais le couple fait toute la différence. Ça pousse ! D'autant plus qu'avec 76 kg, le rapport poids/puissance est plus qu'intéressant. Le mode Normal est lui aussi parfaitement adapté pour la ville, en revanche le mode Eco est un véritable supplice, au point qu'on préfèrerait rouler à vélo ! Le rayon de braquage nous a paru assez limité pour les manœuvres et demi-tours, en revanche la maniabilité est excellente grâce aux jantes 10 pouces chaussées de pneus CST au grip accrocheur. Le freinage est partagé entre un disque et son étrier à simple piston à l'avant, et un tambour pour la roue arrière. Le frein à disque est étonnamment puissant. En revanche, le feeling au levier laisse à désirer, c'est beaucoup trop sensible et on peut facilement se faire surprendre. À l'arrière, l'efficacité du tambour est tout aussi satisfaisante, le dosage au levier y compris. C'est une bonne chose. Notez que le Pink Me est doté d'un système de récupération d'énergie au freinage qui permet de retrouver jusqu'à 10% d'énergie grâce au frein moteur.

Petit mais techno !

De quoi optimiser la charge de la batterie amovible d'une tension de 60 V et d'une capacité de 24 Ah (soit 1,44 kWh). Garantie deux ans et donnée pour 500 cycles, celle-ci peut être rechargée directement sur le scooter ou bien sur une prise domestique en la sortant du coffre sous la selle (poids : 9 kg). Le temps de charge total annoncé est de 6 heures, mais la batterie sera déjà rechargée à 80% au bout de 4 heures, informations que nous confirmons à l'issue de notre test. La batterie supplémentaire est facturée 780 € et le chargeur supplémentaire 108 €. L'instrumentation est confiée à un écran LCD qui peut être éclairé de 6 coloris au choix, blanc, jaune, vert, bleu, rouge, violet. On peut y lire un certain nombre d'infos pratiques comme la vitesse numérique, l'autonomie de la batterie en pourcentage, le mode de conduite engagé, la consommation en ampères ou bien encore un odomètre. Au niveau des commandes l'appel de phare est sur le même commodo que celui des feux, on trouve les feux de détresse ainsi qu'un bouton rotatif permettant de sélectionner le mode de conduite. Enfin, le commuter dispose d'une béquille latérale en complément de la centrale et d'un petit coffre de selle avec ouverture au contacteur, qui pourra abriter le chargeur par exemple. Un vide-poches avec prise USB dans le tablier intérieur fait également partie de la dotation. En option : un traqueur permet de géolocaliser le PinkMe grâce à l'application Pink Scootersharing disponible pour smartphones iOS et Android.

Avis de la rédaction sur Pink Mobility PinkMe
17.6/20
À l'issu de cet essai, il ne ressort quasiment que du positif pour ce petit scooter électrique PinkMe. Accueillant, facile à prendre en main et énergique, il peut compter sur une partie cycle adaptée et efficace dont il faudra juste apprendre à apprivoiser le frein avant. Malgré son gabarit compact, il affiche un design valorisant proche de celui d'un scooter 50 cm3 thermique et son éclairage full Leds ajoute la petite "cerise Pink" sur le gâteau. Un petit bonbon sur roues malin et éco que Pink Mobility propose au tarif alléchant de 1 890 € (bonus écologique de 100 € déduit).
Prise en main facileFreinage puissantCoffre de sellePrise USB
Feeling frein avantConfort passager
Les chiffresPrix1 890 €Puissance1900W kW0 à 100km/hN/CConso mixteN/C
Notes de la rédactionMoteur16/20Chassis20/20Look16/20Prix20/20Equipements16/20

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