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Pink Mobility Fly

Les photos de l'essai

, publié le 15 mai

Dans la nouvelle famille des scooters électriques, les véritables GT équivalents 125 cm3 se comptent sur les doigts de la main... d'un lépreux ! Sur ce segment, le nouvel arrivant Pink nous propose aujourd'hui son modèle Fly à l'essai : vitesse maxi annoncée à 130 km/h et 150 km d'autonomie il affiche de belles promesses !

Pink, marque française de scooters électriques, vient de souffler sa cinquième bougie. Elle est née de l'initiative de Ghisalain Lestienne, ancien ingénieur PSA Peugeot-Citroën expatrié dans la baie d'Hong-Kong à Shenzhen pour le lancement de l'usine DS, pendant 3 ans. Dans la mégalopole de plus de 20 millions d'habitants, c'est là qu'il a eu le déclic : promouvoir la mobilité électrique pour tous, ses compatriotes en particulier. Avec un développement du côté des professionnels en premier lieu (Scootlib, Domino's Pizza, Yego...), Pink a par la suite proposé aux particuliers une gamme équivalent 50 cm3,  ainsi que deux modèles équivalents 125 cm3. Le routier Pink Fly en est le haut de gamme ! Il s'agit d'un 10 kW aux belles promesses, grâce à ses technologies maison, implantées dans ce deux-roues au beau gabarit et au style sportif, qui posséderait tous les attributs d'un scooter GT. Comme un Forza ou un X-Max 125 donc ! De quoi susciter notre intérêt comme véritable alternative aux best-sellers thermiques du marché actuel d'autan plus que est valorisant. Toutefois les formes, la selle, les optiques comme l'instrumentation de ce Fly ne nous sont pas inconnues. En effet, l'engin est visuellement identique au Neco Alexone, modèle chinois sorti en 2017. Il est plutôt bien réalisée mais la qualité des plastiques de l'espace à vivre est plutôt basique, qu'il s'agisse des garnitures internes du tablier ou du capotage de guidon. Ce n'est pas mal réalisé tout ça, mais ça manque de cette fraîcheur, de cette originalité et de cette modernité que l'on attend aujourd'hui sur ce type de véhicule d'avenir...

Dynamique comme un GT thermique ! 

On est bien installé à bord. La selle n'est pas vraiment haute et comme elle est assez bien dessinée elle devrait convenir au plus grand nombre. Pas de point dur à signaler, le confort est de mise d'autant que les amortisseurs à gaz font preuve de souplesse. Guidon pas trop haut et pas trop large, la prise en mains de la direction ne révèle pas de critique, on a les bras détendus et le buste est droit, tout ce que l'on apprécie pour maitriser son véhicule de façon naturelle. Mais à basse vitesse l'équilibre du Fly est perfectible. Son centre de gravité semble placé assez haut en fait, du coup il faut atteindre la vingtaine de km/h pour retrouver une stabilité parfaite. En ville ce que nous avons d'abord apprécié est son agilité, bien que disposant de roues de 14 pouces les changements de direction sont en effet caractérisés par une bonne vivacité. Quelle efficacité : c'est un scooter vif, on ne sent pas vraiment son poids de 178 kg, respectable mais finalement comparable à celui de ses concurrents thermiques. Et quel silence ! Aucun bruit ne provient de la motorisation, ni des ses périphériques. Tout est bien boulonné sur le Fly, ce qui est loin d'être le cas sur tous les scooters électriques. Son moteur : il offre une réponse douce à l'ouverture, quel que soit le mode choisi, une bonne chose d'après nous pour ménager l'autonomie et préserver les débutants. Passé la seconde "cool" du démarrage, on retrouve une belle consistance, en particulier sur le mode Sport, bien entendu. Mais à l'heure du hole-shot, si ces performances ne suffisent pas, le Fly propose un joker : la touche Boost disposée à main droite, qui lorsqu'elle est sollicitée décuple la puissance de l'engin. Et permet d'atteindre sa vitesse maximale de 135 km/h compteur, 124 km/h au GPS, une très belle performance pour un électrique. Sur le mode 2, Confort, on plafonne à 90 km/h et sur le mode 1, Eco, à 70 km/h. Toujours est-il qu'avec son allonge adaptée aux voies rapides et son autonomie il permet de relier la banlieue sans difficulté.

L'électrique des banlieusards !

Son pack batterie Lithium-NMC de 72V 93Ah (6,7 kWh) est directement intégré dans le châssis, et ne peut être rechargé hors de l'engin. Il faut donc connecter le Fly en direct à une prise, via le port installé dans la boite à gants de gauche, le câble se rangeant facilement sous la selle (le chargeur aussi est intégré). Les temps de charge sont effectivement ceux annoncés par le constructeur, avec 4 heures pour engranger 80% de la capacité et 6h pour faire 100% du plein de watts. En revanche d'après nos tests (réalisés entre 5 et 10°C, les batteries sont sensibles au froid !), pour l'autonomie le tableau est sensiblement moins rose pour ce Pink. En effet sur les 100 km annoncés pour le mode Sport, nous estimons que l'on peut réellement faire 70 à 80 km. On doit aussi se situer aux alentours des 90/95 km pour le mode 2 (au lieu de 130 km) et 110/120 km sur le mode 1 (au lieu des 150 km annoncés). La fameuse TVA « conditions réelles », mais on peut sincèrement considérer que cette autonomie est plutôt bonne. A noter, ce Fly propose une marche arrière simple d'emploi. On trouve également une prise USB très pratique au centre du capotage du tablier, juste en dessous du bouton actionnant les feux de détresse. La télécommande « mains libres » est appréciée aussi, comme la présence des valves coudées, des deux béquilles et des amortisseurs à air réglables. La capacité d'emport est plutôt bonne pour un électrique, avec tout d'abord un vaste espace aménagé sous la selle. Qui permet d'installer sans mal un casque modulable (Schuberth C4 Pro lors de notre essai) et bien d'autres choses dans l'espace restant. Mais pas d'autre casque toutefois, l'arrière de ce coffre étant occupé par une sorte de boitier en plastique. La boite à gants de droite, qui ferme à clé, accueille un téléphone ou une petite bouteille d'eau. Le top-case de notre modèle d'essai, de belle facture, est une option.

Quelques manquements côté équipement

Nous sommes déçus de ne pas trouver de freinage ABS, d'autant plus que l'achat d'un Fly nécessite déjà un beau budget. C'est toujours un plus pour rassurer, comme des pneumatiques connus, que ne possède pas non plus le scooter électrique chaussé en Kenda ou en pneus d'origine chinoise, avec un dessin très comparable à celui des Michelin Citygrip. Le système de freinage combiné avant/arrière apporte quand même satisfaction, oui. Car la répartition est bonne et que le système offre un bon mordant, alors que l'attaque aux leviers n'est pas brutale. On peut bloquer l'arrière, si on cherche bien, mais vraiment en fin de course. L'instrumentation n'est pas folichonne, pour autant les écrans LCD sont complets et toujours lisibles. Les commodos quant à eux sont plutôt bien réalisés, mais comme chez Honda à gauche, Pink inverse l'avertisseur sonore et le bouton des clignotants.

Avis de la rédaction sur Pink Mobility Fly
14.4/20
Le Fly est un engin intéressant. Comme un C-evo, la qualité BMW en moins, à Paris il permet d'envisager le quotidien d'une personne résidant en banlieue, un commuter faisant 40 km aller et autant le retour, sans même avoir besoin de recharger. Ce qui n'est pas plus mal finalement, compte tenu du fait que ses batteries ne sont pas amovibles. Plus à l'aise sur voies rapides qu'un Silence S01 par exemple, qui plafonne à 100 km/h, le Fly dispose d'une allonge remarquable, des performances qui ne se font pas vraiment au détriment de l'autonomie. Certes, nos tests ont révélé un potentiel inférieur à ce qui est annoncé par Pink, mais faire 70 à 80 km sur le mode le plus énervé est assez remarquable. Reste que comme un Faucon e9+, il lui manque ce petit côté high tech, présent sur le Silence déjà mentionné. Quant à son tarif, il est plutôt élevé : 7990 € avant déduction du bonus écologique de 900 €, soit 7090 € (garantie 2 ans, 600 cycles de batterie). Le prix de ses concurrents, certes ! Du coup on comprend mieux aujourd'hui le succès des équivalents électriques 50 cm3, plus accessibles et qui supplantent peu à peu les thermiques. Sur le segment 125 cm3 on n'y est pas encore !
Performances et agrément moteurAutonomieConfortGabarit GT 125Agilité
Pas d'ABSPrixAmbiance austère
Les chiffresPrix7 990 €Puissance10 kW0 à 100km/hN/CConso mixteN/C
Notes de la rédactionMoteur16/20Chassis16/20Look12/20Prix12/20Equipements16/20

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