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Peugeot Motocycles Metropolis 2020 Allure

Les photos de l'essai

publié le 15 novembre

Le scooter trois-roues français évolue pour 2020 et Euro5 : cette 3è génération du Peugeot Metropolis 400 est-elle prête à affronter sans complexe le leader MP3 et le nouveau trublion Tricity 300 ?

On ne pourra pas confondre l'ancien Metropolis et le nouveau : l'effort fourni pour renouveler le design est flagrant, les lignes sont plus tranchées, dynamisant l'ensemble, et les optiques ont été particulièrement soignées, avec les fameuses trois griffes. Comme les Pulsion 125, Citystar 50 et 125, le Metropolis est fabriqué dans l'usine Peugeot historique de Mandeure, dans le Doubs. Nous essayons ici le version Allure haut de gamme, aux équipements spécifiques : tapis de coffre, des embouts de guidon chromés, une prise USB (au lieu d'une 12 V), des roues noires et brillantes, le tableau de bord avec la fonctionnalité i-Connect et des rétroviseurs premium. 

Instrumentation iConnect

Contrairement aux autres scooters trois-roues, on ne monte pas sur le Metropolis, mais on a presque l'impression d'entrer dedans. Ça c'est l'effet vaste plancher plat, bas qui plus est, avec une selle peu élevée et accueillante. Aux commandes, c'est pratiquement pareil qu'avant, sauf que le bouton à l'index gauche sert à naviguer dans le menu de l'instrumentation (infos de voyage et préférences), l'appel de phare ayant migré sur le bouton de feux principal. A droite, à l'index autre bouton de menu pour la connectivité.

Le Metropolis 2020 adopte l'instrumentation déjà vue sur le Pulsion 125, inspirée de l'automobile. La version connectée iConnect est réservée au Metropolis Allure, mais la forme et les fonctionnalités, hors connectivité, sont identiques sur l'Active. La présentation est distinguée, relevée de jolis détails : deux cadrans analogiques entourent un bel écran TFT couleur de 5 pouces qui, connecté à votre smartphone en Bluetooth via une appli dédiée et outre de nombreuses informations, propose aussi un GPS à navigation simplifiée. Appels et SMS sont aussi notifiés. Nous avons pu apprécier la facilité de manipulation et la bonne réactivité du système. 

Toujours pratique et protecteur

Il conserve son vaste plancher plat avec la pédale de frein couplé bien placéee, un crochet escamotable en bout de selle, le frein de parking électrique, la smartkey (en 2 exemplaires), le pare-brise réglable manuellement et sans outils, le dosseret pilote ajustable, la malle arrière pouvant accueillir un intégral, toujours communicante avec l'espace sous la selle où on loge d'autres affaires comme une raquette de tennis, le vide-poches avec prise USB, la boîte à gants au centre du tablier de bon volume. On regrette un peu l'espace toujours réduit dans la soute. 

Le bas du corps est vraiment bien protégé, et le haut aussi d'ailleurs grâce au pare-brise réglable (seul 3-roues à l'avoir). La position de conduite est naturelle, les jambes à l'équerre, les bras détendus, la selle plutôt moelleuse, le tout pour un bon confort de conduite. C'est moins le cas pour les suspensions, toujours fermes. Le passager est plutôt bien loti, avec des larges repose-pieds et de bonnes poignées bien placées, mais l'espace n'est pas si important à l'arrière.

Moteur Euro5

Pas de changement notable du point de vue des performances : le monocylindre a été revu pour une meilleure efficience en vue de la réduction des émissions (CO2 : 89 g/km). Puissance et couple sont identiques au modèle précédent : 26,2 kW à 7250 tr/min, et 38,1 Nm à 5750 tr/min, ce qui est légèrement au-dessus des perfs d'un Yamaha Xmax 400. Le Metropolis se situe toujours pile entre le MP3 350 et le MP3 500 de ce point de vue. Avec une bonne réactivité au démarrage, soutenue par une montée en régime constante, ce bloc Peugeot tracte bien, avec toujours un petit côté rugueux, des vibrations un peu sensibles et surtout une sonorité bien présente qui n'est plus trop dans l'air du temps...

En usage 70 % urbain, et 30 % voies rapides, nous avons relevé 6,2 l/100 km, soit une autonomie de 220 km ! Notez que la conso instantanée affichée au tableau de bord était plus optimiste, oscillant entre 5,4 et 5,8 l/100 km.

La pédale de freinage offre un bon feeling et c'est puissant, mais c'est tout de même moins précis qu'avec les leviers. Aux leviers, pas trop écartés, feeling, dosage et puissance sont parfaits. Détail automobile, les warning s'allument en cas de freinage d'urgence. L'ABS est surtout sensible à l'arrière, moins que l'antipatinage toutefois sur son mode le plus intrusif : on peut le régler sur un mode Sport ou le déconnecter.

Polyvalence ville/route

Certes il est long et pèse son poids, toutefois le centre de gravité est bas et son ergonomie facilite vraiment les manœuvres. Ce n'est pas un simple deux-roues, la direction est un peu plus lourde bien sûr, mais il reste agile et c'est évidemment plus rassurant. On se faufile bien entre les files, les rétros ne débordent pas beaucoup et offrent une bonne rétrovision. Attention en revanche aux trottoirs, la garde au sol n'est pas énorme. Le blocage - déblocage de balancier se fait tout en douceur, au redémarrage pas de déséquilibre perturbant. A ce moment là on profite aussi de la bonne réactivité de l'accélérateur. 

Sur route, à régime stabilisé, le moteur se fait plus discret, et on apprécie les trajets sur voies rapides grâce à sa consistance dès 50 km/h, et de bonnes reprises entre 90 et 110 km/h. Il grimpe moins vite mais sans souci jusqu'à 140 km/h compteur pour 135 réels. A cette allure, tout va bien en ligne droite sur une route lisse, mais on prendra garde en courbe aux nids de poule, qui peuvent détériorer la tenue de route à l'avant. La suspension à mono-amortisseur central ne bouge pas de son cap sur un billard, mais elle réagit assez vivement aux déformations (comme l'arrière d'ailleurs). 

Avis de la rédaction sur Peugeot Motocycles Metropolis 2020 Allure
16.8/20
Les nouveautés de cette 3è génération sont réussies : design et finitions haut de gamme, instrumentation connectée bien faite et vraiment pratique, indéniablement cela distingue le Metropolis sur le segment 3-roues. Aspects pratiques et protection sont par ailleurs toujours ses points forts, et son moteur aux performances équilibrées fait de lui un outil vraiment polyvalent (on regrette d'autant plus qu'un travail sur le bruit n'est pas été réalisé). En plus son tarif dans cette version Allure n'augmente que de 100 € par rapport au modèle haut de gamme du millésime précédent. Toutefois, cela sera-t-il suffisant pour lutter à la fois contre un MP3 500 qui séduit toujours car "il est le plus gros", à seulement 300 € de plus en version Business, et contre le MP3 350 à 1100 € de moins ? Sans compter que le Yamaha Tricity 300, certes en plus petite cylindrée, va bouleverser les cartes... Le "made in France" fera-t-il effet ? Il a en tout cas sa carte à jouer avant que Piaggio, qui n'a rien d'une tourterelle mais un peu endormi sur ses lauriers, ne se réveille lui aussi !
Design et finitionsInstrumentation connectéeFacilité d'accèsErgonomie (petits gabarits)Moteur à mi-régimePlancher platProtectionTarif stableFreinage
Moteur bruyantConso un peu élevéeEspace sous selleTarif vs MP3 500Toujours en 400 cm3 !
Les chiffresPrix9 699 €Puissance26,2 kW à 7250 tr/min0 à 100km/hN/CConso mixteN/C
Notes de la rédactionMoteur16/20Chassis16/20Look20/20Prix12/20Equipements20/20

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