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Orcal SK01

Les photos de l'essai
Orcal SK01
20
Diaporama

, publié le 13 février

Voici la SK01 menée bon train sur les petites routes du sud de la France, un roadster typé sport avec ses équipements et sa motorisation liquide (Piaggio) de 14,7 chevaux. Soit une nouvelle menace pour les stars européennes et japonaises du segment permis B/A1...

Avant, c'était simple. En matière de125 cm3, Européens et Japonais se concentraient sur le segment haut de gamme, avec des moteurs à refroidissement liquide, de 15 chevaux ou presque, aux limites de la législation permis B (+ formation de 7 heures) et A1. Quant aux constructeurs chinois, eux investissaient le genre « néo-rétro-classico » avec des monocylindres à air de plus ou moins 10 chevaux installés dans des machines sexy au parfum d'antan, tendances, mais perfectibles parfois et surtout bon marché... Aujourd'hui la vision du marché 125 change ! En effet, les constructeurs exotiques sont montés en gamme et en qualité, de plus leur stratégie évolue. Ils s'installent dorénavant sur le haut du panier avec des motos performantes, bien équipées et toujours intéressantes du point de vue tarifaire. C'est particulièrement le cas avec notre modèle du jour, la SK01 du constructeur Orcal, qui s'esrt da'bord fait connaitre pour son modèle "classique" Astor. C'est une moto qui impressionne en statique : avec ses lignes sportives, le charisme de sa face avant, très streetfighter, le galbe de son réservoir et ses larges écopes saillantes. Nous apprécions également le look de la double sortie biseautée, leur protection inox et la présence de leds dans tous les phares. Et les clignotants. Bref la SK01 présente vraiment bien même au niveau de son châssis tubulaire (cadre + bras) dont les soudures sont bien réalisées, ou au niveau des ses carters moteurs signés. Amusant : elle est équipée d'un système audio, avec des haut-parleurs dans ses écopes et la possibilité de connecter le smartphone en bluetooth. C'est bien audible à l'arrêt, beaucoup moins en roulant. 

Le bon style en ville 

La position de conduite est originale : alors que les repose-pieds sensiblement hauts et reculés imposent un positionnement sportif des jambes, le haut du corps lui est droit, grâce à la proximité du guidon, peu large et peu cintré. En outre, les flancs du réservoir sont très creusés, ce qui donne l'impression au pilote de grand gabarit de piloter un supermotard. À 810 mm du sol la selle se révèle accessible, d'autant plus qu'elle est franchement fine à l'entre-jambes. Côté confort ça va : on est bien assis, les suspensions signées du japonais Kayaba sont prévenantes, mais nous relevons tout de même une fermeté sensible à l'arrière qui pourrait gêner sur la durée. Pour ce qui est du moteur, le bloc doté d'une injection Magneti Marelli offre une plage utile qui débute vers les 3 500 tours mais des mi-régimes appauvris. Ce cœur ne s'éveille finalement que passés les 6 000 tr/min et propose, jusqu'à son rupteur placé vers les 11 000 tours, une allonge intéressante. Il offre également une ambiance mécanique agréable, d'autant plus que le silencieux est placé en sortie de moteur, encore plus audible donc. La boîte est bien faite, fluide et sérieuse, comme sur la SK03. En revanche, nous avons ici trouvé un levier dur à actionner, comme le levier de frein d'ailleurs, tous deux non réglables. Compte tenu du caractère moteur, on en joue souvent, ce qui pourra être pénible pour les petites mains, car ces leviers sont un peu éloignés. L'étagement est intéressant. Il permet d'avoir de la vivacité sur les premiers rapports, plutôt courts, et de l'allonge sur les derniers. D'ailleurs en fond de 6 on parvient à réaliser une vitesse maximale de 116/117 km/h compteur, 120/121 km/h au rupteur en descente. Sa consommation : 4l/100 km sur cet essai très dynamique (pour une 125 hein !), mais en étant plus raisonnable on peut facilement descendre à 3,5 l. Prise en mains évidente et vue dégagée sur les difficultés du trafic, elle avance d'autres arguments comme son poids contenu de 146 kg, son très bon rayon de braquage et une compacité parfaite pour « interfiler » entre les voitures aux feux, bien que son guidon soit apparu large.

Mini roadster sportif

Sorti du milieu urbain, nous retrouvons maintenant un des points forts de cette 8e de litre : sa partie cycle sur-dimensionnée, étudiée pour encaisser la fougue de la version 300. Avec ses suspensions tout d'abord, sa fourche inversée aux gros tubes de 50 mm qui confère autant de rigidité que l'amortisseur. C'est perfectible niveau confort, mais dieu que c'est amusant en mode sportif, car l'ensemble bien accordé offre une rigueur appréciable. La tenue de route sur les bouts droit est bonne, mais vous l'aurez compris en observant les clichés dynamiques de notre galerie photo (et les images de la vidéo d'essai !) c'est dans le sinueux que cette petite SK01 nous a comblé. D'autant plus qu'elle est très vive et super bien posée sur ses pneumatique Metzeler de la famille Sportec. Des M5 au profil sportif et au grip irréprochable, même sur les surfaces mouillées. Et comme le freinage est à l'avenant, très bon, la SK01 est une bonne entrée en matière pour qui se destinerait par la suite à faire carrière sur le segment roadster sportif de plus grosse cylindrée. Pour ce qui est des voies rapides, sa vitesse maximale autorise ce genre de sorties, mais il faudra éviter d'y rester trop longtemps par manque de protection. Au registre des regrets, comme sur la SK03 nous relevons ici la garde au sol frustrante côté droit, car la plaque de protection de la sortie d'échappement racle rapidement. La qualité de la partie cycle facilite pourtant la prise d'angle, c'est dommage ! Dommage aussi que son joli phare n'éclaire pas plus la nuit. Le prisme lumineux est franchement étroit !

Avis de la rédaction sur Orcal SK01
16.8/20
Nous arrivons à une époque charnière où il va être de plus en plus difficile aux productions japonaises et européennes, parfois fabriquées en Asie, de justifier leurs prix, du moins sur le segment haut de gamme 125 cm3. Nous nous en rendons compte après nos récents tests sur les 125 chinoises et sur celui de cette SK01, les performances, le niveau d'équipement (les SK embarquent même un système stéréophonique dans leurs écopes !!!), la fabrication et le fun factor sont bien au rendez-vous pour des tarifs moindres. Cette SK01 est en effet vendu 3895 €, un prix intéressant face à la Yamaha MT-125 ou à la KTM Duke 125 (vendues 1100 € de plus). Mais face aux autres outsiders d'origine chinoise, notre Orcal du jour se montre plus chère... Toutefois Orcal, aujourd'hui bien connu comme étant la plus sérieuse alternative, garde avantage de sa réputation acquise avec ses néo-classiques. Espérons maintenant qu'il en soit de même sur la nouvelle gamme Distinction !
Look et fabricationLégèreté d'ensembleQualité des suspensionsFreinage mordant et dosablePneumatiquesPoignées passagerEquipements
Garde au sol côté pot !Mi-régimesÉclairage de nuit : prisme trop étroit
Les chiffresPrix3 895 €Puissance10,8 kW à 8500 tr/min0 à 100km/hN/CConso mixteN/C
Notes de la rédactionMoteur16/20Chassis20/20Look20/20Prix12/20Equipements16/20

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