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Orcal ecooter E2 R

Les photos de l'essai

publié le 11 avril

Chez Orcal, l'E2-R est le nouveau modèle de scooter électrique qui vient épauler l'Ecooter E1-R. Équivalent 125 cm3 thermique il propose un nouveau look, une nouvelle fourche et une plus grande autonomie, puisque ce citadin sans bruit ni émission embarque maintenant deux batteries !

Après l'E1-R proposé depuis 2019, l'E2-R est donc le deuxième modèle de la nouvelle gamme électrique Ecooter de la marque française Orcal (Dip Import) qui après les motos 125 thermiques tendance néo-rétro s'ouvre sur un nouveau marché. Lui aussi appartient au segment équivalent 125 cm3 thermique (permis A1 ou B + formation 7h), un marché aujourd'hui essentiellement composé de compétiteurs d'origine chinoise. Notez que cet urbain est fabriqué dans l'usine de production Ecomoter de Wuxi (près de Shanghai). Sachez maintenant que ce qui distingue l'E2-R du E1-R - qui lui aussi existe en équivalent 50 cm3 (le E2 à moteur de 3000 Watts) - se situe au niveau de son style, de sa fourche classique plutôt que le monobras et de ses deux batteries de respectivement 42 Ah et 20 Ah, alors que le E1-R ne dispose que d'une batterie de 40 Ah. Au niveau de son look, nous avons apprécié son indentité. Nous le trouvons en effet plus masculin et vraiment singulier, avec ses lignes tendues alors que l'E1 faisait dans l'arrondi. La face avant est guidée par un feu rectangulaire placé au plus bas, un style moderne-rétro également conférée par les soufflets de la nouvelle fourche, évoquant à l'essayeur la personnalité d'un robot frère de R2 D2 des premiers épisodes de la série Star Wars. Le tout étant surmonté d'un guidon capoté avec soin. Derrière aussi la poupe du E2 retient notre attention par ses formes et la qualité de son large éclairage, full leds également, à l'instar des clignotants avant et arrière. Les carénages sont bien ajustés, les plastiques sont de bonne qualité, la fabrication est bien faite et les finitions soignées. C'est un beau produit dont on apprécie aussi les jantes comme l'intégration des repose-pieds passager escamotables, accessoires de belle facture. Selle large et basse placée à 750 mm du bitume, l'E2-R propose une accessibilité universelle. Avec de parfaits appuis au sol les petits gabarits sont donc aux anges, les grands tout autant d'ailleurs puisqu'ils profitent d'un espace conséquent entre selle et tablier. En outre, le plancher parfaitement plat assure aux grandes pointures de la place (taille 44 pour l'essayeur !) même avec un sac suspendu au crochet.

Le roi de la ville

Ce scooter électrique est une anguille. Avec son faible empattement, d'1,30 m, son guidon étroit et ses petites roues de 12 pouces, c'est en effet le roi du gymkhana. Il se faufile partout, d'autant plus qu'il offre un très bon rayon de braquage, nous rappelant d'ailleurs les grandes heures des thermiques 12 pouces des années 2000, qui ont tous presque disparu avec l'apogée du scooter GT. Au cœur de la cité son silence parfait attire la sympathie des passants, de quoi vous attribuer une sorte « d'éco-blason », mais cette absence de bruit n'est pas sans risque auprès des autres usagers de la route qui ne vous entendent pas arriver. Il faut donc rester méfiant quant à leur réaction, changements de direction et autres manœuvres dangereuses auxquelles les utilisateurs de deux-roues (avec ou sans moteur) sont quotidiennement confrontés. A moins de conserver en permanence un clignotant, sonore, toutefois pas très bruyant. Comme il plafonne à 90 km/h on peut facilement s'échapper des limites de la ville et envisager la banlieue, voire la grande banlieue, grâce à son autonomie réelle. On évitera toutefois les autoroutes bien évidemment et on restera sur ses gardes également car, revers de la médaille par rapport à sa vivacité en ville, nous le trouvons trop vif dans les longues lignes droites. En outre, l'absence totale de protection sur le haut du corps n'incite pas à s'éterniser sur les longs transferts, vous vous en doutez, comme le fait qu'à bloc « poignée dans l'angle », l'autonomie est franchement mise à mal.

90 km réels !

Sous la partie arrière du plancher, le moteur brushless central en aluminium présente déjà bien. Ce bloc de 4000 W en puissance nominale et 165 Nm de couple offre également un bon agrément et se révèle plaisant à actionner grâce à sa transmission par courroie Kevlar synchrone sous carter : point d'à-coup ici, l'accélération est toujours progressive. Et conséquente, quel que soit le mode choisi : en Smart, qui limite la vitesse à 30 km/h sur notre modèle d'essai (vitesse paramétrable via l'application), et en Sport, qui nous a permis d'atteindre les 92 km/h compteur en léger dévers (83 km/h sur le plat - Orcal annonce 80 km/h). Moteur et transmission ne font aucun bruit. Directe et souple, la connexion à la poignée est agréable, néanmoins au démarrage nous avons trouvé à redire quant au temps de réponse, un peu mollasson à notre goût. Deux batteries amovibles sont installées dans le coffre, une première de 64V 42Ah (2,6 kWh) et une seconde de 64V 20Ah (1,28 kWh). Via un chargeur rapide 6,5 A la plus grosse se charge entièrement en 6h45, la plus petite en moins de 4h. Elles sont lourdes (15 + 9 kg), du coup certains préféreront peut-être les recharger directement via le port installé dans le coffre du scooter, s'ils disposent d'une prise dans un garage par exemple. Au niveau de l'autonomie, nous avons parcouru plus de 90 km en mode Sport. Le constructeur annonce par ailleurs 150 km d'autonomie en mode Smart, mais il est difficile de penser qu'un utilisateur français se cantonnera à la vitesse maximale de 30 km/h. A noter que l'autonomie indiquée au tableau de bord n'est pas toujours précise, elle fond parfois comme neige au soleil, dans la seconde moitié en particulier, donnant alors la sensation de tomber rapidement en panne sèche. Pourtant il reste encore beaucoup d'énergie en réserve, il est en effet difficile de venir à bout des derniers pourcentages. Le système de freinage à disques, étrier trois pistons avant et double piston opposé à l'arrière, est rassurant. Il offre une progressivité et un mordant suffisants pour ce type de petit urbain.

So smart ! 

Copié-collé de l'E1-R, l'instrumentation LCD et les commandes sont identiques. On retrouve donc ce large compteur très lisible qui indique en grand la vitesse. Outre l'odomètre, il propose des jauges de niveau de chacune des batteries, via 4 bûchettes de 25 %, ainsi qu'une autonomie relative qui s'adapte en fonction du mode de conduite, smart ou sport. On dispose également d'un partiel, mais le souci est que ce trip se remet à zéro chaque fois que l'on éteint le scooter. On trouve enfin un indicateur de température extérieure et une horloge. Les leviers sont bien disposés, pas trop écartés donc, quant aux commandes elles sont apparues assez ergonomiques, si ce n'est le bouton des clignotants à main gauche, qui ne dispose pas de commande d'arrêt centrale. Il faut viser au milieu pour les arrêter. Avec sa puce GPS le E2-R se connecte au smartphone via Bluetooth et l'application Orcal dédiée (iOS et Android). Cette plateforme permet entre autres de consulter l'historique de ses déplacements, de vérifier la pression des pneumatiques (donnée non vérifiée), de prendre connaissance de l'état de charge des batteries, de paramétrer la limitation de vitesse du mode Smart (30, 45, 55 ou 65 km/h), mais également de choisir les différentes musiques d'alerte. Et il y en a beaucoup. Ludique ! Enfin, se qui distingue également ce E2-R sont ces aspects pratiques : il propose tout d'abord un régulateur de vitesse via le bouton trip du commodo droit. Non loin de ce bouton se trouve celui des feux de détresse, plus pratique que la marche arrière, qui s'actionne via le bouton R de ce même commodo. Celle-ci fonctionne très bien, rassurez-vous, mais nous ne la trouvons pas indispensable compte tenu de la légèreté de l'engin, de son encombrement et des très bons appuis qu'il offre. L'E2-R est également proposé avec deux béquilles, des valves coudées sur ses pneumatiques, une prise USB au-dessus de la boîte à gants, une télécommande pour activer l'alarme ou le réveiller à distance et un système de verrouillage des batteries dans le coffre, afin de limiter leur vol. Avec les deux batteries le coffre n'est pas très utile, au moins on peut y ranger le chargeur ainsi que des petits effets personnels.

Avis de la rédaction sur Orcal ecooter E2 R
16/20
Tout le monde ne peut pas s'offrir les services d'un C-Evolution, LE scooter électrique le plus performant du marché. Mais aussi le plus cher : à partir de 16 200 € (version de base) pour quasiment la même autonomie que cet Orcal E2-R, qui n'a bien évidemment pas les mêmes performances que celles du scooter BMW, comparables à un maxi scooter thermique. Pour les besoins de tous les jours, les équivalents 125 cm3 comme l'E2-R ont donc leur place, d'autant plus lorsqu'ils sont proposés à 4395 € avec la qualité de fabrication que nous avons constatée. Ce prix, avant les différents bonus écologiques, nous semble donc très cohérent, maintenant il est également vrai que nous n'avons pas de recul quant à sa fiabilité, alors que le concurrent direct Niu est installé sur notre marché sensiblement depuis plus longtemps. Reste que Orcal a déjà fait ses preuves sur le segment des motos 125 cm3, ce qui laisse espérer un sérieux comparable au niveau de la fabrication comme du SAV. A voir !
Aspects pratiquesInstrumentationAutonomieTransmissionFreinage
Manque de « peps » au démarrageClignotants sans retour centralJantes 12 pouces sur voies rapides
Les chiffresPrix4 395 €Puissance4 kW0 à 100km/hN/CConso mixteN/C
Notes de la rédactionMoteur16/20Chassis16/20Look12/20Prix20/20Equipements16/20

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