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Kymco Visar

Kymco Visar

Les photos de l'essai
Kymco Visar
20
Diaporama

publié le 14 avril

Arrivée en mai 2017 dans la gamme Kymco, la Visar 125 n'est autre que la version Euro4 de la CK1 sortie en 2015 : ce petit roadster adopte l'injection et un freinage couplé pour poursuivre son bonhomme de chemin.

Esthétiquement, ce roadster 125 au look sportif veut jouer les grands, avec une selle à double étage, un sabot moteur et un gabarit valorisant mis en valeur par les larges écopes sur les flancs du réservoir, où trônent les longs clignotants à diodes. Le feu arrière, retouché par rapport à celui de la CK1 qui au passage a perdu sa poignée passager, mise aussi sur les leds, et l'ensemble offre une finition correcte. 

Accessible mais équipement léger

Hauteur de selle raisonnable à 780 mm, arcade de l'assise assez étroite : les petits gabarits d'1,60 m sont à l'aise pour poser les deux pieds au sol. La prise en main est évidente, et l'ergonomie détendue, avec un guidon ni trop bas ni trop large, tandis que les jambes sont peu repliées. On regrette que Kymco n'ait pas modifié l'instrumentation au design vraiment daté et aux maigres infos, avec deux compteurs analogiques pour la vitesse et le compte-tours, une jauge de réservoir à aiguille, et un indicateur de rapport engagé à écran LCD. Enfin, le passager n'a pas beaucoup d'espace, et sa position n'est pas des plus confortables, ni de poignées de maintien, tandis que rien n'entre sous son bout de selle. Et il manque une béquille centrale et des warning.

Un zeste sportive

Avec 10,2 ch à 8000 tr/min et 10 Nm à 7000 tr/min, le monocylindre à air de la Visar, désormais injecté, conserve les mêmes performances que la CK1 sur le papier (mais Vmax en baisse de 10 km/h à 110 km/h et 100 au GPS), ce n'est déjà pas si mal, comme la consommation, contenue à 3,1 l/100 km, pour une autonomie de 435 km avec les 13,5 litres du réservoir. La boîte à 5 vitesses est bien étagée, avec un premier rapport assez court. Il a conservé son caractère « sportif », avec une puissance à aller chercher tout en haut du compte-tours, où il va volontairement. Ses bas régimes sont peu exploitables, on se maintient donc aux alentours de 5000 tours pour conserver de bonnes relances. Et sa sonorité est rigolote quand on monte en régime !

Pour le freinage couplé, fini le tambour arrière, place à un disque pincé par un étrier 1 piston, mis en action à la pédale en même temps que l'un des trois pistons de l'étrier avant. Le levier droit seul, d'ailleurs très écarté, agit sur les deux autres pistons du disque avant. La répartition est plutôt bien faite, privilégiant suffisamment l'arrière en début de course, et le dosage assez précis, toutefois attention en cas de freinage réflexe au pied car l'effet à l'avant arrive d'un coup. On peut en ajouter un en cas de besoin au levier droit, très progressif.

Agile en ville, sereine sur route

Les suspensions n'ont pas été revues. On apprécie l'accueil de la selle, assez large sous le fessier, et moelleuse. En revanche l'amortisseur, ici en position médiane, ne travaille pas beaucoup, mais pourtant se tasse bien avec un passager. Dans l'ensemble, la Visar ménage son pilote. Très facile grâce à un poids contenu, une ergonomie naturelle et un rayon de braquage court, la Visar est dans son élément en ville. Ses pneus fins favorisent la vivacité, mais leur comportement n'est pas des plus rassurants à froid sous la rosée matinale. Les rétros ne gênent pas plus que ça en remontée de file et le moteur reste suffisamment souple pour ne pas passer son temps à actionner la boîte. On ira sans souci sur les voies rapides à 90 km/h, la stabilité restant correcte à cette vitesse. Elle tient plutôt bien son cap sur ses jantes de 17 pouces, et son moteur pourra s'avérer amusant sur départementales, si ce n'étaient encore une fois ses pneus.

Plus sportive qu'utilitaire dans l'âme, la Visar conserve les qualités de sa devancière : des performances et un comportement corrects pour la catégorie, un moteur avec un petit caractère bien à lui et une consommation raisonnable. Dommage que la mise aux normes s'accompagne d'une hausse de tarif conséquente (600 € !) qui n'est pas compensée par un surplus d'équipements.

Avis de la rédaction sur Kymco Visar
13.6/20
Plus sportive qu'utilitaire dans l'âme, la Visar conserve les qualités de sa devancière : des performances et un comportement corrects pour la catégorie, un moteur avec un petit caractère bien à lui et une consommation raisonnable. Dommage que la mise aux normes s'accompagne d'une hausse de tarif conséquente (600 € !) qui n'est pas compensée par un surplus d'équipements. Surtout que la concurrence, japonaise notamment, s'est renouvelée sur ce segment, pour le même prix, voire moins cher : la Yamaha YS 125 à 2799 € comme la Visar, la Honda CB125F à 2549 €. Sans parler d'une concurrente chinoise, la Keeway RKV125 revue pour Euro4 à 2399 €...
Gabarit valorisantPerformances correctesFreinage coupléComportement serein
Prix en hausseInstrumentation datéePas d'aspects pratiquesEquipement chicheFrein avant lightPneus
Les chiffresPrix2 799 €Puissance7,5 kW à 8000 tr/min0 à 100km/hN/CConso mixteN/C
Notes de la rédactionMoteur12/20Chassis16/20Look16/20Prix12/20Equipements12/20

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