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KTM Duke 125 2017 Euro 4

Les photos de l'essai

publié le 20 mai

Que vaut la version 2.0 de la star des permis B, revue en profondeur cette année grâce à sa mise à la norme Euro 4 ? Avec ses lignes acérées, ses nouveaux équipements, sa partie cycle optimisée et son ergonomie peaufinée, la KTM 125 Duke tient-elle toujours son rang ? Pour le savoir, lisez la suite !

La nouvelle 125 autrichienne présente une proue plus charismatique que jamais : merci au nouveau phare full leds des plus high-tech. L'inclinaison de l'accessoire s'accorde parfaitement avec l'angle des écopes du nouveau réservoir, qui au passage gagne 2,4 litres. Et derrière, l'ossature de la boucle (dorénavant apparente) apporte un surplus de sportivité et de finesse. So sexy ! Certes, le nouveau bloc instrumentation est moins bien intégré qu'auparavant, comme les clignotants d'ailleurs, semblant léviter au-dessus du phare. De plus, le nouveau sabot moteur se fait plus discret et, nous le concédons, le nouvel échappement au silencieux en aluminium est certes une belle pièce, mais nous préférions la discrétion de l'ancien pot qui sortait sous le moteur. Toutefois que ce soit au niveau de son feu arrière, de ses nouvelles protections de radiateur au look cross ou de son coloris dynamique, comment ne pas craquer face à la mini-Duke modernisée ?

Compacte et accueillante

La nouvelle assise gagne 20 mm de hauteur (elle culmine à 830 mm du sol), mais on bénéficie de bons appuis car l'échancrure est marquée. Mais la position de conduite conserve son caractère atypique, supermotard, en la présence d'un guidon droit proche du pilote, qui impose une posture du buste tout aussi droite, et des repose-pieds assez hauts et reculés qui ramènent davantage vers le monde des roadsters sportifs. Pour autant la prise en mains est aisée. Le cintre affiche une largeur raisonnable et si l'on trouve que les leviers sont trop bas, au moins les commodos offrent une ergonomie naturelle. Sur celui de gauche se trouve la commande permettant de faire évoluer les informations présentées sur la nouvelle instrumentation TFT, un large pavé numérique des plus sophistiquées. Du pouce gauche, une pression sur « Set » vous fait entrer dans le Menu de la 125. Vitesse moyenne, consommation moyenne, autonomie, temps de roulage, partiels... Deux types d'agencement sont suggérés (voyage 1 ou 2), mais l'on peut aussi customiser l'affichage selon ses désirs. Notez que l'indacteur de rapport engagé est disponible sur la Duke 125. 

Moteur : ça tourne !

Dès que le mono s'ébroue, ses montées en régime font vivre le compte-tours numérique. Il vire au rouge et scintille à partir de 8 000 tours, vous incitant alors à changer de rapport pour préserver la mécanique. Le « vroum vroum » en statique permet également d'entendre les vocalises du nouvel échappement accouplé à la motorisation Euro4. Métallique, un rien hurlant lorsqu'il atteint son rupteur placé juste au-dessus des 11 000 tours, force est de constater qu'il n'est pas particulièrement excitant... Comme sur la plupart des 4T de cette cylindrée finalement. En dynamique, nous lui trouvons toutefois d'autres arguments. Sa réponse parfaite à l'accélération notamment. Mais sur notre machine à peine rodée (au départ 150 km au compteur), force est de constater que le monocylindre est un rien mollasson sous les 5 000 tr/min. La tranche 5000/8000 plus expressive nous séduit davantage, offrant un bon agrément pour cette catégorie de motos limitées à 15 chevaux. Et même si des vibrations ponctuent la montée, celles-ci dérangent moins que la faible allonge du moulin. Les rapports supérieurs tirent trop longs, le 6e en particulier ! Ce qui oblige à souvent changer de vitesse, mais en la présence d'une boîte parfaite et d'une commande douce, la chose est aisée. Sur voies rapides, l'essayeur de 80 kg parvient tout de même à atteindre les 115 km/h compteur sur le plat, pour ce premier essai. Côté consommation, nous enregistrons un 3,4 l/100 km sur cet essai où nous n'avons pas ménagé notre monture. Avec la redéfinition du réservoir, les 400 km d'autonomie sont un avantage.

La Duchesse des vorolos !

Le confort est sauf grâce aux suspensions et la position de conduite non contraignante. Compte tenu de sa géométrie, la direction de la Duke 125 engage facilement, ce qui assure un placement des plus aisés en entrée de courbe. On ressent également une très bonne rigueur sur l'angle, du moins sur surfaces lisses car au passage d'une déformation, l'amorto trop souple d'origine nuit quelque peu au maintien de cap - en conduite très sportive cela étant ! Et dans les enchaînements, miss KTM est un vélo qui virevolte littéralement d'un virage à l'autre. Quelle santé ! Malgré sa prise de poids (+ 9 kg), elle apparaît toujours aussi légère guidon en mains et offre une vivacité remarquable. Notez toutefois que sur cet essai nous bénéficions d'un train de pneu différent de celui que nous avions observé sur les salons et les photos statiques du dossier de presse KTM : des Continental ContiAttack SM, au lieu des Metzeler Sportec M5. Côté freinage enfin, si nous n'avons rien à redire quant au calibrage de l'ABS, jamais intrusif, nous n'avons pas vraiment pu tirer le meilleur du système avant de notre monture de test, à peine rodée. Car connaissant déjà les performances de l'étrier radial 4 pistons ByBre, nous n'avons pas vraiment reconnu son attaque ici. Sachant en plus qu'il coiffe aujourd'hui un disque plus grand qu'auparavant, nous nous attendions en effet à quelque chose de plus bluffant à la prise du levier.

KTM Duke 125 Euro4 2017 : Succès annoncé !

Au sommet de la catégorie 125, la nouvelle mouture de la Duke devrait encore truster le podium des meilleures ventes motos accessibles aux permis B les prochaines années. Compte tenu de son look plus Super Duke R qu'avant, des ses équipements haut de gamme, de la sophistication de sa planche de bord et de son potentiel sportif dans le sinueux, elle demeure une référence haut de gamme. Vendue 4 490 €, elle s'approprie un autre argument face à sa concurrente directe, la Yamaha MT-125 ABS Euro4 2017, qui se négocie 4 999 €.

Avis de la rédaction sur KTM Duke 125 2017 Euro 4
16.8/20
Au sommet de la catégorie 125, la nouvelle mouture de la Duke devrait encore truster le podium des meilleures ventes motos accessibles aux permis B les prochaines années. Ok, parce que notre version d'essai était à peine sortie de caisse, il faudra encore confirmer le caractère et les performances de son monocylindre Euro4 de 15 chevaux, comme il faudra vérifier l'attaque de son frein avant. Toutefois compte tenu de son look plus Super Duke R qu'avant, des ses équipements haut de gamme, de la sophistication de sa planche de bord et de son potentiel sportif dans le sinueux, elle demeure une référence haut de gamme. Vendue 4 490 €, elle s'approprie un autre argument face à sa concurrente directe, la Yamaha MT-125 ABS Euro4 2017, qui se négocie 4 999 €. Mais attention : le segment connaît un regain d'intérêt aujourd'hui et d'autres outsiders se profilent, comme la nouvelle Aprilia Tuono 125 (4899 €). Voire la nouvelle Mondial 125 Hps (4 250 €) que nous venons aussi de tester. Plus néo-rétro certes, mais franchement pas avare en sensations !
Look de tueuse !Planche de bordErgonomie de la commande de navigationAgilitéFabrication/finition
Moteur linéaireIntégration de la nouvelle instrumentation
Les chiffresPrix4 490 €Puissance11 kW à 10000 tr/min0 à 100km/hN/CConso mixteN/C
Notes de la rédactionMoteur12/20Chassis16/20Look20/20Prix16/20Equipements20/20

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