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Kawasaki Z 650 RS Euro5 2022

Les photos de l'essai

, publié le 12 février

Coloris vintage vert Candy, la nouvelle Z650RS est disponible au plus grand nombre puisqu’elle existe en version A2 35 kW : dérivée du roadster Z650, c'est une néo à l’esprit authentique d’antan que nous venons d’essayer sur les belles routes du sud de la France. On le sait maintenant, XSR700 et autre Trident 660 n’ont qu’à bien se tenir !

Quatre ans après avoir présenté la délicieuse Z900RS, version néo-rétro du roadster populaire Z900, Kawasaki lance aujourd'hui sa petite soeur Z650RS déclinée selon le même principe. Quatre année c'est long, d'autant plus que le segment vintage est peut-être en perte de vitesse aujourd'hui. Mais on comprend la stratégie d'Akashi, avec maintenant une nouvelle moderne au look d'ancienne dans la gamme permis A2, en plus de la W800, mais qui elle n'ameute pas les foules ! Ce style tendance et délicieux plaira aux fils et aux filles pour sa distinction en 2021, et aux pères, nostalgiques, pour son authenticité. Kawa a en effet repris ce qui plaisait sur la Z900RS, le réservoir arrondi, le phare rond au cerclage chromé, les compteurs à aiguilles, la selle « à l'ancienne » d'un seul tenant, les jantes spécifiques et cette « queue de canard » placée à la poupe. Quelle allure, d'autant plus que la peinture verte de notre monture de test est identique à celle de 1977, une teinte qui contraste idéalement avec les jantes dorées. Des petits détails nous déplaisent toutefois, à l'instar des petits ergots supérieurs du radiateur (qui doivent servir à accrocher un bout de carénage sur la Z650 !). On chipote, oui, car globalement la contemplation de cette RS est réjouissante, ses carters sont bien travaillés et d'après nous elle ne fait pas petite moto comme le roadster dont elle est dérivée. Elle est très valorisante !

Douceur et volupté ! 

Et elle est très confortable. Déjà la position de conduite est « à la cool » : avec un guidon plus haut que sur la Z650, de 50 mm, et des poignées plus cintrées, 30 mm vers le pilote, on se tient plus facilement droit. Au niveau des jambes, on gagne de la hauteur entre la selle perchée à 820 mm et le placement des repose-pieds, les grandes échasses apprécieront. Alors que la selle de la Z650 est placée à 790 mm du sol, celle de la RS ne la rend pas moins accessible car avec la redéfinition du réservoir, plus long et plus fin, et l'échancrure de l'assise, les plus petits d'entre nous conserveront de bons appuis au sol. Cette selle épaisse est vraiment moelleuse. Et comme les suspensions sont bien souples on ressent un très bon confort sur la durée. On est bien installé pour admirer l'instrumentation : celle-ci s'organise autour de deux compteurs à aiguilles, avec la vitesse à gauche et le régime moteur à droite. Au centre on trouve un petit bloc LCD lisible en toutes circonstances. La finition chromée des cadrans est de toute beauté. À noter que sur cette moto les aspects pratiques sont peu nombreux. Nous relevons la présence de leviers réglables des deux côtés, d'un appel de phare à l'index, d'un accès aisé à la batterie ainsi qu'aux fusibles dès lors que l'on a déposé la selle et la possibilité de retirer les repose-pieds passager d'un simple coup de clé. Aussi, la Z650RS possède une bavette/support de plaque digne de ce nom, devant limiter les remontées lorsqu'il pleut. Comme le guide chaine canalise les projections de gras. En revanche on aurait aimé disposer d'une prise USB de série...

Une moto de tous les jours 

La Z650RS est-elle un bon « daily » ? La réponse est oui, sans la moindre retenue ! Déjà parce que sa prise en main est très naturelle, compte tenu de sa position de conduite, de sa légèreté (187 kg tous pleins faits !), de son équilibre comme de son très bon rayon de braquage, annoncé à 2,6 m. Il faut dire qu'elle est courte avec son empattement de 1405 mm seulement, que l'angle de chasse de 24° est utile et que la possibilité de tourner le guidon de 35° de chaque côté aide à la manoeuvre. La disponibilité du moteur dès les plus bas régimes tout autant. Ce petit bicylindre parallèle de 649 cm3 va bien avec l'esprit de cette machine. Ce n'est pas un monstre de performance, il développe en full 68 chevaux à 8000 tours, néanmoins sa valeur de couple maxi de 64 Nm calée sur les mi-régimes est fort intéressante. Nous lui trouvons du coup du coffre en milieu de tableau, entre 3000 et 7000 tours, et comme Kawasaki a privilégié une transmission assez directe sur les rapports inférieurs, la petite RS se révèle bondissante à l'ouverture des gaz. Reste sa sonorité, typique du calage à 180°, pas particulièrement originale pour votre serviteur (c'est la même depuis que la base moteur ER6 est arrivée au début des années 2000), toutefois il est vrai que cette identité est plus sympa à entendre passer, que lorsque l'on est au guidon. Quant aux vibrations, elles sont présentes mais elles sont très bien contenues, le balancier d'équilibrage rempli parfaitement sa mission.

Cool, comme les suspensions !

Pas de brusquerie dans le pilotage afin de bénéficier de sa tenue de route et de son très bon confort sur le réseau secondaire. Car menée de façon brutale, sur les freinages en particuliers, elle devient perfectible en terme de maintien du train avant, avec sa fourche si souple qu'elle absorbe son premier tiers de course à peine le levier effleuré. Ce qui met le pneu avant en contrainte, pneu qui met alors l'ABS en alerte. Derrière même topo, le ressort souple ne retient pas assez sur les grosses prises de frein et s'enfonce copieusement à la relance. En conduite soutenue, les plus sportifs d'entre nous préférerons donc la Z650. On s'en accommode pour autant, adoptant une conduite plus progressive, mais encore bien rythmée par la mécanique. Et l'on bénéficie de l'agilité de cette moto qui enchaine sans sourciller les passages rapides d'un bord à l'autre. Nous relevons une consommation moyenne de 4,4 l/100 km sur le réseau secondaire en mode Touring, 5,2 l/100 km en mode énervé et quasiment 5l/100 km sur voies rapides aux limites légales. Sachant que le réservoir fait ici 12 litres, contre 15 sur la Z650, l'autonomie est d'à peu près de 240 km. Pas d'évolution au niveau du freinage. Il se concentre à l'avant sur un ensemble de disques de 300 mm coiffés d'étriers double pistons Nissin à fixation axiale. La consistance est bonne, comme la progressivité.

Avis de la rédaction sur Kawasaki Z 650 RS Euro5 2022
15.2/20
Plutôt que Racing Spirit ou Résolument Sportif, nous voyons dans ces deux nouvelles lettres apposées au patronyme Z650 un véritable Retour aux Sources opéré par Kawasaki. L’époque des machines soignées qui n’avaient pas de vocation sportive à proprement dit, mais qui distillaient leur lot de sensations tout en préservant leur équipage. Et c’est cela la nouvelle Z650RS, une belle néo-retro valorisante et enthousiasmante, peut-être plus limitée en conduite dynamique que sa soeur de gamme dont elle est dérivée, mais comme ce n’est pas sa vocation première on lui pardonne assez facilement. Reste que l’on peut quand combiner style d’antan tendance et caractre dynamique au sein de la concurrence, anglaise en particulier…et à tarif comparable. Pour sa Z650RS de 68 chevaux Kawa demande en effet 8249 € en prix d’entrée, 8449 € pour notre model de test, et chez Triumph la Trident 660 (fourche inversée, puissance de 81 chevaux en full) est vendue à partir de 8345 €. Quant à la XSR700 de 74,8 chevaux, elle est affichée à 8299 €. Sur le papier ces dernières ont donc peut-être un avantage, mais côté look et authenticité, Akashi frappe fort !
LookConfortInstrumentationPrise en mainsManiabilitéTransmission
Grip des pneumatiquesSuspensions trop souples ?Finitions autour du radiateur
Les chiffresPrix8 500 €Puissance50,2 kW à 8000 tr/min0 à 100km/hN/CConso mixteN/C
Notes de la rédactionMoteur12/20Chassis16/20Look20/20Prix16/20Equipements12/20

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