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Kawasaki Ninja 400

Les photos de l'essai

publié le 20 octobre

Pour 2018, la Ninja 400 fait figure de nouvelle entrée de gamme sportive des Verts. Plus légère, plus performante, cette nouvelle « Ninjette » propose également un style plus racé et se destine par nature aux jeunes permis A2. Toutefois les A auraient tort de l'ignorer !

La Ninja 300 n'est plus, vive la Ninja 400 ! Et merci Euro4, car sur sa sportive A2, plutôt que de passer son bicylindre parallèle de 296 cm3 à la nouvelle norme antipollution - avec inévitablement une perte de performances  - Kawasaki a fait le choix d'entièrement revoir sa copie. En partant d'une nouvelle base moteur 400 pour l'Europe, mais qui existait déjà sur les marchés asiatiques ou américains sous l'appellation ER-4. Il s'agit d'un twin en ligne de 399 cm3 qui développe 45 chevaux, installé dans une nouvelle moto au châssis et à la partie cycle inédits dans la gamme nippone. Et dont la plastique présente plutôt bien, avec sa face avant particulièrement racée qui la rapproche de l'étendard ZX-10R. Certes, son gabarit compact ne trompera personne, néanmoins sa ligne comme sa déco Kawasaki Racing Team (KRT) aux inserts fluorescents font l'unanimité, même auprès des amateurs de gros cubes. Assemblage, choix des plastiques et qualité de la peinture, hormis quelques vis de carénage un peu brutes, sa fabrication est agréable. Sur le plan de l'ergonomie, avec seulement 785 mm de hauteur pour la selle, et son échancrure parfaite, tous les gabarits disposeront de bons appuis. Les plus petits apprécieront les demi-guidons bien cintrés et placés suffisamment hauts pour qu'il soit facile de se tenir buste droit sur cette sportive. Les plus grands se sentiront en revanche un peu confinés dans la mesure où les possibilités de recul ne sont pas extraordinaires.

Plus de watts ! 

On aimait le bloc de la Ninja 300 (comme celui de la Versys-X 300), on adore maintenant celui de la 400 ! C'est un double cœur souple et vigoureux qui fait l'élastique entre 3 000 tr/min et son rupteur placé à 12 500 tours. Il pousse assez franchement jusqu'à 8000, avant de progressivement s'essouffler dans le haut du compte-tours. Son allonge est toutefois très bonne pour sa cylindrée, mais nous trouvons sa consommation élevée, établie à 5,4 l/100 km de moyenne sur notre essai. Notez une vitesse maximale plus qu'honorable pour cette sportive A2 qui pointe assez rapidement à 190 km/h compteur, et dont l'échappement offre une sonorité assez sympathique, assez comparable à l'identité sonore de la Ninja 650. Compte tenu de sa légereté et de son très bon rayon de braquage, la Ninja 400 n'est pas du tout contraignante en ville. Maniable, elle se faufile partout, toutefois dans la remontée de files il faut rester vigilant quant à l'encombrement de ses rétroviseurs déportés. Sur de routes plus ouvertes, c'est une petite rigolote ! Très agile, stable sur l'angle, équilibrée et énergique à la relance, cette Ninja 400 est la reine des petits virolos. Ses suspensions de bonne facture jouent le parfait accord et lui offrent une polyvalence certaine, que l'on cherche à engranger des bornes ou à chasser le chronomètre.    

Polyvalente et rassurante

Compacte, légère, la Ninja 400 n'est toutefois pas difficile à emmener sur les voies rapides. On y apprécie sa tenue de route, son allonge moteur et son sixième rapport long qui préserve la mécanique. Et la consommation ! En effet, si nous relevons 5,4 litres de moyenne, il est assez facile de descendre sous les 5 l/100 km dans ce contexte. Avec la vitesse, grâce à l'aérodynamisme de la face avant, la protection s'améliore sensiblement, à conditions que les grands gabarits fassent l'effort de se rapprocher de la bulle, ce qui est fatiguant à long terme.Installé sur un disque de 300 mm, l'étrier axial Nissin à double pistons est suffisant. Sans être exceptionnelle, sa mise en action est bonne et l'on apprécie son mordant comme sa progressivité. Il est bien secondé à l'arrière par un frein accessible qui ne met pas l'ABS en panique. Il faut dire que le grip des Dunlop GPR 300 est très bon, même par grand froid. Pas de pare-brise réglable ni de béquille centrale, un espace sous selle ne pouvant accueillir le moindre antivol, la Ninja 400 est clairement une sportive. Néanmoins à l'arrière, juste au-dessus des clignotants, on apprécie disposer de petits crochets aidant à l'arrimage des sandows. On regrette en revanche l'absence d'ergot sur la béquille latérale et le fait qu'il faille aller jusqu'au compteur pour faire varier les informations de la planche de bord.

Kawasaki Ninja 400 : en vert et pour tous !

Quelle santé cette nouvelle Ninja 400 dont le rapport poids/puissance la place parmi l'élite des sportives de moyennes cylindrées, entre 250 et 500 cm3 ! Quasiment à la limite de la catégorie A2 avec ses 33,4 kW, nul doute qu'elle fera le bonheur des nouveaux permis en quête d'une moto lookée et racée, mais qui n'est pas radicale pour autant. Car aussi performante soit-elle, cette Ninja 400 s'avère plutôt polyvalente et bien urbaine au quotidien. Très facile à prendre en mains, elle constitue à notre sens un très bon choix pour débuter, à moindre coût, sur le segment des pistardes. Elle est finalement plus intéressante qu'une Ninja 650 transformée en A2, plus lourde et esthétiquement moins orientée sport. Bref, avec son petit moulin réjouissant, elle nous a séduits.  PS : Vivement la Z400 !

Avis de la rédaction sur Kawasaki Ninja 400
16/20
Quelle santé cette nouvelle Ninja 400 dont le rapport poids/puissance la place parmi l'élite des sportives de moyennes cylindrées, entre 250 et 500 cm3 ! Quasiment à la limite de la catégorie A2 avec ses 33,4 kW, nul doute qu'elle fera le bonheur des nouveaux permis en quête d'une moto lookée et racée, mais qui n'est pas radicale pour autant. Car aussi performante soit-elle, cette Ninja 400 s'avère plutôt polyvalente et bien urbaine au quotidien. Très facile à prendre en mains, elle constitue à notre sens un très bon choix pour débuter, à moindre coût, sur le segment des pistardes. Elle est finalement plus intéressante qu'une Ninja 650 transformée en A2, plus lourde et esthétiquement moins orientée sport. Bref, avec son petit moulin réjouissant, elle nous a séduits. PS : Vivement la Z400 !
PerformancesFacilité de prise en mainsLook et coloris racésFreinagePoidsPrix
ConsommationRétros éloignées et exposésPas d'ergots de béquille !
Les chiffresPrix5 999 €Puissance33,4 kW à 10000 tr/min0 à 100km/hN/CConso mixteN/C
Notes de la rédactionMoteur16/20Chassis16/20Look20/20Prix16/20Equipements12/20

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