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Husqvarna Svartpilen 401

Les photos de l'essai

publié le 2 juin

Directement accessible aux jeunes permis A2, la Husqvarna Svartpilen 401 est à l'essai aujourd'hui. Un test très dynamique dans le massif de la Sainte-Baume (13) : sur les routes de montagne bien entendu mais également hors des sentiers battus. Enjoy, ou plutôt "Njut av", comme on dit du côté de Stockholm !

Motoculture et culture moto, la Nature est ancrée dans l'ADN du constructeur suédois Husqvarna ! Une marque qui fleure bon la terre et le sous-bois donc, mais que l'on avait déjà vue débarquer sur la route dès 2012 avec les fameuses 900 Nuda et Nuda R. Une époque où Husqy était propriété de BMW mais depuis 2013 c'est KTM qui détient les clés. En 2018 le « H » couronné est toujours flanqué sur le réservoir de motos de cross, d'enduro et des supermotards bien entendu, toutefois comme l'Allemand en son temps, l'actuel propriétaire autrichien replace également la marque suédoise on the road. Mais cette fois en surfant de magnifique manière sur la tendance scrambler. Le design de la Svartpilen, que l'on doit à Maxime Thouvenin (designer français chez Kiska), est en effet sublime ! Son assise est haute, placée à 835 mm du sol, mais sa finesse relative autorise les plus de 1,70 m à disposer de bons appuis. Les jambes des grands sont un brin repliées, mais le réservoir fin est peu encombrant. Quant au guidon haut et droit, mais pas vraiment large, il permet de se maintenir buste relevé, le top pour ne pas fatiguer. Et comme les suspensions WP, à la bonne capacité d'absorption, sont plus souples que fermes, le confort est bel et bien au rendez-vous.

Un mono plein de vigeur !

C'est un mono vigoureux, qui prend bien ses tours. Certes il rechigne à évoluer sous les 3500 / 4000 tours, néanmoins au-delà il devient très efficace, avec beaucoup d'allant à mi-régime et jusqu'à 8000 tours. La connexion avec l'accélérateur (type ride by wire) est directe. Et puis les décibels qui s'échappent de son silencieux spécifique sont bien agréables également. Côté vibrations on en compte toujours autant... mais bien filtrées celles-ci ne sont pas vraiment dérangeantes, même sur la durée. Le frein moteur est bien présent. Au final, le seul point noir demeure sa consommation, annoncée à 3,8 l/100 km par le constructeur, mesurée à 4,5 l/100 km sur notre essai. Levier souple (et réglable), boîte de vitesses précise, aucun à-coup à déplorer, la transmission de bonne facture aidera les novices à se concentrer sur la conduite uniquement.

La reine des petits virages

La Svartpilen 401 est très maniable, agile et vive, un régal dans la montée de la Sainte-Baume. Nous lui trouvons également une bonne rigueur sur l'angle, mais à l'extrême attention au grip de ses pneumatiques sculptés. Son système de freinage rassure, l'arrière notamment qui permet de corriger facilement trop d'optimisme dans les trajectoires. Ses performances moteur tranquillisent les passages sur voies rapides, mais son manque de protection n'incite pas à y rester. Svartpilen est également bien urbaine. Entre son super rayon de braquage, la position de conduite qu'elle impose et son poids des plus légers elle se maîtrise sans mode d'emploi particulier. Son guidon droit ne pose donc pas de problème d'encombrement, malgré un positionnement à hauteur des rétroviseurs des voitures. Impossible de passer inaperçu en ville : son look accroche le regard des passants, la sonorité de son échappement également ! Enfin sur les chemins la Svartpilen est une bonne alliée. Certes debout sur les repose-pieds, nous trouvons son guidon un peu bas mais son petit réservoir n'est pas gênant. Ses pneux mixtes sont adaptés, ses suspensions souples disposent des bons débattements, néanmoins la garde au sol (pourtant annoncée à 170 mm) nous est apparue insuffisante. Heureusement le sabot moteur, même assez réduit, protège bien les parties sensibles.

Commandes rétro-éclairées !

Nous adorons les commodos rétro-éclairés de la Svartpilen. Sous sa selle, nous apprécions également les sangles plastiques permettant d'arrimer solidement un antivol et sur le réservoir, le support porte-paquet est aussi original que pratique. Le garde-boue fixé au bras n'est point à notre goût et il n'est pas vraiment efficace pour limiter les remontées d'eau ou de poussière, alors que le lèche-roue protège convenablement l'amortisseur. Le remplissage du réservoir est aisé, mais sa faible contenance (9,5 litres) oblige à souvent passer à la pompe, tous les 200 km en moyenne. L'ergot de béquille placé sous le repose-pied gauche n'est pas des plus pratiques non plus.

Husqvarna Svartpilen 401 : pour les amateurs éclairés 

Nous ne sommes franchement pas déçus par notre essai dynamique de la Svartpilen 401, pétillante et amusante. Rassurante et facile à prendre en mains également, avec la polyvalence que l'on peut attendre d'un Scrambler moderne. Sa mécanique est attachante, sa sonorité fort sympathique et sa partie cycle autant adaptée à la route qu'au tout-chemin. Reste que c'est une moto de solitaire, dont le tarif nous semble élevé : à 6 490 €.

Avis de la rédaction sur Husqvarna Svartpilen 401
16/20
Nous ne sommes franchement pas déçus par notre essai dynamique de la Svartpilen 401, pétillante et amusante. Rassurante et facile à prendre en mains également, avec la polyvalence que l'on peut attendre d'un Scrambler moderne. Sa mécanique est attachante, sa sonorité fort sympathique et sa partie cycle autant adaptée à la route qu'au tout-chemin. Et même si nous avons trouvé ses suspensions assez souples, elle est finalement bien posée sur le bitume, assurant une rigueur convaincante et un bon confort. Reste que c'est une moto de solitaire, dont le tarif nous semble élevé : à 6 490 €, soit 700 € de plus que la KTM 390 Duke. Elle se destine donc naturellement aux esthètes de la catégorie A2.
StyleA2 naturellePrise en mainCaractère moteurFreinagePolyvalence
PrixDuo
Les chiffresPrix6 490 €Puissance32 kW à 9000 tr/min0 à 100km/hN/CConso mixteN/C
Notes de la rédactionMoteur16/20Chassis16/20Look20/20Prix12/20Equipements16/20

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