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Harley-Davidson Fat Bob 114 2018

Les photos de l'essai

publié le 10 février

Né il y a 10 ans, le Harley Fat Bob passe chez les Softail pour 2018, avec les deux big twin 107 et 114 au choix : nouveau look pour une nouvelle vie !

Fini les deux optiques rondes caractéristiques du Fat Bob jusqu'à maintenant, place à un feu rectangulaire à l'horizontale, tout plein de leds ! Accent est mis sur le look dark minimaliste, avec garde-boue arrière tronqué où le feu arrière a disparu, ainsi que le support de plaque... Celle-ci est maintenant supportée par le bras oscillant. 

Petits bras s'abstenir !

Si l'avant vous paraît moins imposant, c'est aussi parce que le réservoir s'est affiné, perdant plus de 5 l de contenance. Bien pour alléger, moins bien pour l'autonomie... Ce n'est pas trop au niveau des jambes que ça va coincer pour les plus petits, car la selle à 710 mm reste basse, et les commandes aux pieds accessibles. Non, ce sont les bras qui vont tirer, et il faudra s'avancer au max sur la selle pour manœuvrer à basse vitesse. Toutefois, c'est moins pire que sur le précédent modèle, et comme pour le Street Bob, il est possible de modifier l'inclinaison du guidon. Les plus grands peuvent profiter du dosseret formé par la selle. On est bien assis sur le Fat, la selle est accueillante et moelleuse, mais ce qui fatigue c'est d'être en appui sur les lombaires sans pouvoir se soulager avec les jambes. La bonne nouvelle, c'est que l'amortisseur du Fat Bob est réglable sans déposer la selle et sans outils grâce à la molette déportée. Toujours sur la console au-dessus du réservoir, le compteur circulaire a vu son graphisme évoluer, faisant toujours la part belle au compte-tours analogique, mais avec un écran numérique un peu plus grand, dont on fait défiler les infos à main gauche. Rien de nouveau aux poignées ni pour le bouchon de réservoir à simple vis.

Quelle patate !

Miam miam, le gros big twin 114 cubic inches ! Pour atteindre ses 1868 cm3, c'est l'alésage qui a été augmenté, et avec ses 4 soupapes, et son refroidissement mixte air/huile, non seulement il passe Euro4 mais il délivre un couple de 155 Nm à 3000 tr/min (au lieu de 145 pour le 107). Ici monté rigide dans le cadre, il est équipé d'un double balancier d'équilibrage : les vibrations sont bien filtrées, notamment au ralenti (presque trop ?). Forcément plus l'alésage augmente, moins l'effet longue course est sensible, surtout à la remise des gaz en sortie de courbe. Mais quelle patate ! Et une plage de régime utile plus large, moins d'inertie, un très bon ressenti à la poignée offrant un dosage subtil, ce qui permet presque de se passer d'antipatinage (gare aux conditions d'adhérence précaire, surtout que les pneus Dunlop très sculptés n'offrent pas un grip de tous les instants)...

De la poigne

En ville, malgré 14 kg de moins que le précédent,le Fat Bob n'est pas des plus agiles, on s'y reprend à deux fois pour les demi-tours et on fait gaffe à l'endroit où on se gare. Le 114 est assez conciliant pour ne pas avoir besoin de jouer de la boîte en permanence, en revanche votre cuisse droite cuit toujours à l'étouffée. Rigidité du nouveau cadre et nouvelles suspensions efficaces (dont une fourche inversée) offrent une rigueur bienvenue. Alors du coup on a envie d'en remettre, et là, on sent tout de suite que le gros boudin de 150 mm à l'avant va demander de la poigne. Du coup on profite moins de ses nouvelles aptitudes « sportives » et de l'angle d'inclinaison augmenté d'un degré à droite comme à gauche (31° et 32 °). Allez, rien de rédhibitoire, surtout que l'empattement et l'angle de chasse ont été un peu réduits au bénéfice de la vivacité. Pas d'évolution notable du système de freinage, mais ici aussi on profite de l'amortissement de qualité supérieure, les transferts de masse sont bien gérés par la fourche inversée, et l'on utilise d'autant plus volontiers le levier droit que puissance et feeling sont au rendez-vous sur le double disque avant, dont le Fat est le seul à disposer parmi les Softail.

Sans nul doute ce Fat Bob représente le fer de lance de la nouvelle gamme Softail, et apparaît comme tout à fait "symptomatique" de la volonté de rajeunissement de la MoCo. Non pas que l'audace esthétique soit démesurée, mais tout de même ! Et quand partie cycle et moteur suivent, pourquoi bouder son plaisir ?

Avis de la rédaction sur Harley-Davidson Fat Bob 114 2018
15.2/20
Sans nul doute ce Fat Bob représente le fer de lance de la nouvelle gamme Softail, et apparaît comme tout à fait "symptomatique" de la volonté de rajeunissement de la MoCo. Non pas que l'audace esthétique soit démesurée, mais tout de même ! Et quand partie cycle et moteur suivent, pourquoi bouder son plaisir ? Si tout à fait subjectivement nous avons trouvé ce Fat un peu trop physique et préféré le nouveau Street Bob, il n'y a pas grand chose à redire, Harley a bien bossé. Le tarif reste bien sûr élevé (pas plus que Ducati avec son XDiavel !), mais on est habitué, et pas de concurrence dans la cylindrée (les Triumph Bobber et Indian Scout Bobber sont en 1200)...
Gueule d'enferSuper moteurFreinage au pointSuspensionsPoids allégé
Gare sur le mouilléPlus de garde-boue arrière...Toujours physique et lourdAutonomie ?Tarif un peu élevé
Les chiffresPrix19 660 €Puissance69 kW à 5020 tr/min0 à 100km/hN/CConso mixteN/C
Notes de la rédactionMoteur20/20Chassis16/20Look20/20Prix8/20Equipements12/20

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