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Fantic Caballero Explorer 500

Les photos de l'essai

, publié le 8 octobre

Fantic a décliné sa Caballero 500 en une version de luxe : la Explorer. Équipée d’un kit de bagagerie exclusif, la baroudeuse italienne haut de gamme sera prête à vous faire prendre tous les détours possibles et imaginables pour aller chercher votre baguette de pain.

À l'instar de Ducati et de sa Scrambler, Fantic a su créer une entité Caballero singulière au sein de son catalogue avec cette gamme parfaitement néo-rétro. C'est l'un des rares modèles de série a ressembler visses pour visses aux prototypes qui avaient été présentées en 2016 au Salon de Milan. Et ne cherchez pas plus loin, la marque italienne doit une grande partie de son récent succès à ces modèles. Le constructeur s'est dit qu'il n'allait pas arrêter cette petite dynamique en si bon chemin. C'est là que l'Explorer arrive pour aller chercher une clientèle un petit peu plus aisée.

Plaisir pour les yeux et aussi pour les lombaires ! 

Comme elle est belle ! On dirait vraiment une moto de 1977 homologuée Euro5. On a de jolies pièces taillées dans la masse qui sont toujours agréables à regarder comme les platines de repose-pieds ou les tés de fourche. Le garde-boue avant haut combiné aux pneus à tétines renforcent l'aspect baroudeur de la machine. Seuls les commodos et l'instrumentation apparaissent comme de l'équipement "cheap" visuellement. Chevaucher la Caballero 500 vous donnera l'impression de monter sur une moto de cross confortable. Le guidon est perché assez haut alors que la selle ne l'est pas tant que ça. D'autant plus qu'on a à faire à une selle beaucoup plus large que sur une moto typique de tout-terrain. Côté suspensions, aujourd’hui on n'est pas forcément rassuré quand on peut lire sur la fiche technique qu'il n’y a pas d’éléments Ohlins, Showa ou encore KYB. Ici, on peut voir que cette Caballero est dotée d’une fourche et d’un amorto “FRS”. Il s’agit de suspensions "maison", FRS veut simplement dire Fantic Racing Service. Sachez qu’on a été agréablement surpris par celles-ci. Elles sont caractérisées par une polyvalence certaine. Que cela soit sur route comme en tout-terrain, elles font preuve de progressivité. Une progressivité qui fait du bien quand on est sur une moto à usage mixte comme cette Explorer 500. Grâce à elle, l’effet cheval à bascule est contenu ce qui est pour le moins inattendu quand on sait le grand débattement que cette Caballero possède. Sur la fourche par exemple, ce comportement se traduit par une première partie de course molle puis la seconde partie se raffermit pour justement apporter plus de rigueur sur la route.

Une puissance modulable

Monocylindre, refroidissement liquide, 450 cm3 : houlà ! Ça promet des accélérations violentes tout ça ! Mais non ! Le mono est doux au possible. Il peut aussi s'avérer fun si vous montez un peu dans les tours. Les 40 chevaux générés par ce moulin sont supers dociles. La puissance est distillée de manière très linéaire. Vous voulez de la réactivité et de la nervosité, il faudra passer les 6 000 trs/min. Les rapports tirent globalement long. Et c'est plutôt agréable quand on a une moto qui est destiné à faire un minimum de 50 % de route dans son utilisation globale. En effet, l'étagement de la boite de vitesse de cette Caballero 500 fait que vous n'aurez pas à batailler continuellement avec le sélecteur. Le petit hic dans cette histoire c'est que la transmission manque de précision. On sent parfois que les vitesses sont mal engagées et qu'il ne faut pas hésiter à bien le relever pour que le rapport soit bien enclenché. Côté freinage, il ne faudra pas vous attendre non plus au mordant d'une hyper sportive bien entendu. Sur le bitume, c'est l'avant qui fait essentiellement le boulot. Il demeure bien proportionné et dosable. Au rétrogradage, si vous vous servez de l'arrière, l'ABS pourra se déclencher de manière assez intempestive. Lorsque vous le désactiverez, vous constaterez que le frein arrière gagnera en mordant. Les pneus Michelin Anakee Wild sont en théorie des pneus à vocation 50% route et 50% tout-terrain. Mais à la rédaction, on réviserait bien cette proportion à 70 % pour le off-road et 30% bitume. En effet, si sur le bitume il tiennent dans l’ensemble bien le pavé, ils provoquent tout de même quelques dandinements sur l'angle et surtout un bruit qui peut s’avérer quelque peu désagréable. En revanche, sur les chemins de terre, c'est un pur bonheur. Ça tracte et ça adhère grave !

Du bitume à la terre 

Cette Explorer 500 est un vrai vélo. On peut la faire virevolter de droite à gauche super facilement dans les bourbiers urbains et son gabarit lui permet de faire des remontées de files les plus étroites de la capitale. Le pépin dans tout ça, c'est qu'elle chauffe un petit peu quand même. Ça se fait surtout sentir par la chaleur du pot qui passe sur le côté droit de votre jambe. Mais globalement, ça reste gérable. Sur le réseau secondaire, la Explorer 500 s'avère être une moto assez fun. Fun dans le sens où elle fait partie de ces motos où vous aurez la possibilité de mettre poignée dans l'angle à l'entrée d'une chicane tout en chopant les freins comme un bourrin au dernier moment. La seule limite sur route, c'est les pneus quand on attaque un peu. L’autoroute, c’est faisable mais sur 50 bornes tout au plus. Au-dessus, armez vous de courage car rouler durant 100 km à 130 km/h, sur un monocylindre, ça va s’avérer sportif ! Et puis n'oubliez pas : vidange tous les 5000 km ! C'est un mono on vous dit ! En TT, entre les pneus qui mettent clairement en confiance, les suspensions qui offrent un amortissement des chocs tout en douceur et un moteur qui reste exploitable, cette Caballero ne cache plus son appétence toute particulière pour la pratique du off-road. Même pour les débutants du tout-terrain ce sera un jeu d'enfant, car on garde toujours le contrôle sur le moindre petit coup d'accélérateur.

Avis de la rédaction sur Fantic Caballero Explorer 500
13.6/20
La Fantic Caballero Explorer 500 se place sur un créneau de niche et en profite pour afficher un tarif assez élevé de 7 790 € pour une moto d’enduro néo-rétro civilisée. Admettons-le : c'est un prix assez élevé pour une utilisation restreinte. En face, il est difficile de placer une concurrente qui ait exactement les mêmes prétentions : pouvoir faire le frimeur en terrasse (parce qu’elle est belle) et aller faire le cake dans la pampa (parce qu’elle a de réelles aptitudes off-road). En comparaison indirecte donc, on peut par exemple parler de la Husqvarna Svartpilen 401 à 6 449 € mais avec une orientation beaucoup plus urbaines que la Explorer 500. De l’autre côté, on peut aussi retrouver la Royal Enfield Himalayan à 5290 € qui là en revanche peut proposer une réelle alternative au tout-terrain avec sa roue de 21 à l’avant. Bon après, niveau performances et freinage l'indienne est perfectible...
Vraie belle moto néo-rétroUn mono civiliséPolyvalence des suspensionsPneumatiques en off-road
Pneumatiques bruyants sur routeCommodos mal finisTableau de bord rudimentairePrix
Les chiffresPrix7 790 €Puissance29,5 kW à 7100 tr/min0 à 100km/hN/CConso mixteN/C
Notes de la rédactionMoteur12/20Chassis16/20Look20/20Prix8/20Equipements12/20

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