Kawasaki Ninja 400
Essai
20 octobre 2018
Lambretta V125 Special
Essai
13 octobre 2018
Ducati Scrambler 1100 Sport
Essai
06 octobre 2018
SWM Gran Turismo 440 2019
Essai
29 septembre 2018
Honda Forza 125 2019
Essai
22 septembre 2018
Yamaha Niken
Essai
15 septembre 2018
Keeway K-Light 125
Essai
08 septembre 2018
Bmw K 1600 Grand America
Essai
01 septembre 2018
Piaggio MP3 350
Essai
25 août 2018
Suzuki SV 650 X
Essai
18 août 2018
TGB Blade 1000 LT EPS Luxe
Essai
11 août 2018
Cyclone Z2 125
Essai
04 août 2018
Yamaha Tracer 900 GT 2018
Essai
28 juillet 2018

Ducati Monster 797

Les photos de l'essai

publié le 21 octobre

Voilà, le vide laissé par la disparition du Monster 796 en 2014 est enfin comblé, et c'est sans surprise un Monster 797 qui vient pour 2017 ouvrir la gamme des roadsters italiens au plus grand nombre.

Si le 797, du premier coup d'œil identifiable en tant que membre de la famille (qui compte 300 000 exemplaires vendus depuis 1993 !), reprend la base du 796, quelques éléments et non des moindres les différencient : le L twin Desmodue 803 cm3 à air passé à Euro4 perd 12 ch et 10 Nm avec ses 75 ch à 8250 tr/min et 69 Nm à 5750 tr/min; une prise de poids de 4 kg (193 contre 189 kg tous pleins faits) mais avec 1,5 l de plus dans le réservoir ; le monobras cède la place à un élément double plus classique toujours en alu; le fameux cadre treillis a été retouché ; l'empattement est plus court ; l'amortisseur Sachs réglable en précharge et détente migre en position latérale gauche, le freinage est repris du 796 avec des étriers M4.32. Bref, le 797 puise dans le reste de la gamme et réutilise ce qui pouvait l'être.

Domptage rapide

Première bonne surprise, ayant dans notre souvenir les derniers gros Monster 821 et 1200, voilà un adorable petit monstre tout à fait accueillant : selle à 805 mm démocratique (éléments plus haut ou plus bas en option) et moelleuse comme une brioche (un vrai régal même après 2 h de route), guidon qui se laisse attraper sans gêne, repose-pieds peu reculés et peu élevés, bref la position est décontractée, tout en restant dynamique. L'écran numérique de l'instrumentation reprend la forme de celle des grandes sœurs, on aurait préféré une jauge de réservoir en plus du témoin de réserve et à la place de la vitesse moyenne et la durée du trip. Et une prise USB se cache sous la selle. Le tout avec une jolie finition d'ensemble et des détails comme la sangle métallique à l'avant du réservoir rappelant le Monster originel.

Discret mais du caractère

On démarre en douceur, appréciant l'embrayage assisté (avec amortisseur de couple gérant les rétrogradages velus), et la sonorité tout à fait raisonnable de l'échappement. Et les vocalises du twin lui-même ont été un peu assagies par Euro4, enfin on ne peine pas à reconnaître le Desmodue, dont l'injection, la boîte à air et l'échappement ont été revus. Effet de la nouvelle norme et travail pour adoucir sa réactivité on/off peu agréable sur le Scrambler en Euro3 : la réponse à la poignée est plus progressive, dosable, sans que cela nuise au caractère du bouilleur à air et 2 soupapes, toujours généreux en couple à bas régime pour offrir son max entre 4000 et 5500. On ne court pas après sa puissance, il rechigne après 7000, et vous prévient dès 6000. En tout cas, évoluer à basse vitesse en ville n'est pas une purge car il est assez docile (mais on sait que l'été, il faut aimer avoir chaud), mais l'on peste un peu sur la boîte un peu rétive au rétrogradage, qu'il faut mieux accompagner avec un coup de gaz.

Très compact et agile, vif sans être nerveux, ce Monster est un garnement bien élevé, un comportement tout à fait en accord avec son moteur. Nous avons d'emblée noté son assise confortable, mais les suspensions ne le sont pas moins, ce à quoi les autres membres de la famille ne nous avaient pas habitués. Durcir l'amortisseur sera peut-être utile si l'on veut vraiment hausser le rythme, toutefois les ondulations de l'arrière notées sur les changements d'angle n'ont rien de malsain. La fourche encaisse correctement les transferts de masse, assez importants car le frein arrière léger peine à asseoir la moto quand les étriers radiaux Brembo, après une petite course morte au levier, pincent très franchement les deux disques à l'avant. Notez l'absence de toute autre assistance : pas d'antipatinage ni aucun Ducati Safety Pack à l'horizon.

Avec tout ça, on se dit que les balades du week-end promettront du bon rythme à ceux qui en veulent, tandis que le quotidien boulot-dodo restera agréable, même si le rayon de braquage ridicule ne facilite pas les manœuvres et demi-tours. Enfin, le poids raisonnable et l'ergonomie accessible compensent. Un mot sur les pneus Pirelli Diablo Rosso II, qui, si ils ne sont certes pas au niveau de leur 3è et dernière évolution, n'ont pas démérité sous la pluie.

Benvenuti piccolo Monsterino !

Réjouissant, ce Monsterino ! Il manquait vraiment à la gamme italienne actuelle ce modèle « démocratique », bien plus polyvalent qu'un Scrambler. Le frichti concocté avec les plats de la veille est donc réussi : savoureux et nourrissant, en toute simplicité, comme c'est le cas pour d'autres modèles de la concurrence (la Suzuki GSX-S 750 par exemple). Ce Monster est un peu atypique et l'on sait qu'une Ducati se fait toujours un peu plus cher payer. Mais vous ferez enfin partie de la famiglia des Ducatisti.

Avis de la rédaction sur Ducati Monster 797
15.2/20
Réjouissant, ce Monsterino ! Il manquait vraiment à la gamme italienne actuelle ce modèle « démocratique », bien plus polyvalent qu'un Scrambler. Le frichti concocté avec les plats de la veille est donc réussi : savoureux et nourrissant, en toute simplicité, comme c'est le cas pour d'autres modèles de la concurrence (la Suzuki GSX-S 750 par exemple). Tiens d'ailleurs ce Monster de 70 ch est au même prix que les trois japonaises de notre dernier comparo roadsters, où la Suz affrontait les Kawa Z900 et Yam MT-09, toutes à plus de 100 ch (ce qui est aussi le cas de la nouvelle Triumph Street Triple 765 S). Mais difficile de le comparer aux Z650, MT-07 ou SV 650, qui font la même puissance mais de moindre cylindrée et à 2000 € de moins ! Il n'a pas vraiment de concurrente naturelle... Bref, ce Monster est un peu atypique et l'on sait qu'une Ducati se fait toujours un peu plus cher payer. Vous gonflerez bien sûr la note avec les accessoires, au choix ou en packs (voir ci-dessous). Mais vous ferez enfin partie de la famiglia des Ducatisti.
Monster spiritFacilitéCaractèreConfortPolyvalence fun/quotidienSonorité raisonnable
Rapport performances/prixFrein avantPas très original...
Les chiffresPrix8 990 €Puissance55 kW à 8250 tr/min0 à 100km/hN/CConso mixteN/C
Notes de la rédactionMoteur16/20Chassis16/20Look20/20Prix12/20Equipements12/20

Vos réactions doivent respecter nos CGU.