Piaggio MP3 300 HPE
Essai
13 juillet 2019
Suzuki Katana
Essai
06 juillet 2019
Kawasaki Z 400
Essai
29 juin 2019
Sym Joymax Z 125 2019
Essai
14 juin 2019
Bmw R 1250 RT 2019
Essai
08 juin 2019
Moto Guzzi V85 TT
Essai
01 juin 2019
Vespa Elettrica
Essai
25 mai 2019
Zontes 310 X
Essai
18 mai 2019
Ducati Diavel 1260
Essai
13 mai 2019
Yamaha YZF-R125 2019
Essai
04 mai 2019
Triumph Speed Twin 1200
Essai
20 avril 2019

Ducati Diavel 1260

Les photos de l'essai

publié le 13 mai

Coup de tonnerre en 2011, Ducati ouvre les portes de l'Enfer : le Diavel plisse le bitume et nous laisse bouche bée. Huit ans et un 1260 plus tard, l'Italien retente le Diable. Essai.

Cette année, Ducati lance un nouveau Muscle Bike baptisé Diavel 1260. Et, superstitieux ou pas, c'est dans le même pays, en Espagne, sur la même route, celle qui mène à Ronda, dans les mêmes virages, choisis par Ducati il y a huit ans pour présenter la première mouture, que l »italien nous a convier à découvrir ce beau et terrifiant à la fois Diavel 1260.

Elle a une gueule d'enfer

Si vous aimiez le premier Diavel, tout en muscle et en pneu, vous devriez être ravi. Globalement, il n'a rien perdu de sa superbe. Toutefois, on notera que sa musculature s'est sculptée et les tubulures d'échappements, très Ducati mais aussi très chaudes, ont disparu du flanc droit. La ligne passe maintenant très discrètement sous le Diavel. En terme de finition, même cherchant la petite bête, on a bien du mal à lui trouver des défauts. Il n'y a pas un fil qui dépasse. Ducati a même trouvé le moyen de concevoir une poignée passager escamotable.

L'ergonomie et le confort sont au rendez-vous

Arcade de selle fine, guidon large, on a le sentiment d'être assis sur un trail. Sauf que là, on pose les pieds bien à plat de chaque côté dès lors que l'on mesure plus d'1,70 m environ. C'est très confortable en terme d'ergonomie même si on pourrait apprécier d'avoir les pieds légèrement plus en arrière. Quant à l'amortissement Ohlins, il participe à la sensation de confort même si ses caractéristiques sont plutôt sportive. De son côté, l'instrumentation (un écran TFT de toute beauté mais petit) un peu basse, regorge d'informations que les presbytes auront peut-être du mal à déchiffrer. En revanche, on appréciera grandement le rétro-éclairage des comodos.

Une moto équipée d'une catapulte de 1260 cm3

Le Testastretta à calage variable de la distribution (DVT) des Multistrada et surtout de la XDiavel, un monstre de 159 ch et 129 Nm de couple qui fait office de moteur a tout d'une catapulte des temps modernes. Fort heureusement pour les novices, il est accompagné d'une myriade d'assistances électroniques, pour la plupart gérées par une nouvelle centrale inertielle à 6 axes (6D-IMU) signée Bosch. Le Diavel 1260 est donc pourvu d'un contrôle de traction (DWC Evo) réglable sur 8 niveaux, d'un anti-wheeling (DWC Evo) réglable lui aussi sur 8 niveaux, de modes de conduite Urban (100 ch max), Touring et Sport dans lesquels il est possible de rentrer pour affiner les réglages.

Pratiquement à l'aise partout

Etonnamment agile lorsqu'il s'agît de se faufiler ou de faire des demi-tours, elle n'est pas incongrue en ville. On est d'ailleurs surpris par les progrès réalisé en matière de cuisson de l'intérieur de la cuisse. La fonction Grill a disparue au profit d'un mode Cuisson basse-température. Une fois sur route, on se surprend vite à faire frotter les reposes-pieds, bien qu'ils aient été rehaussés. La faute à un sentiment de sécurité et à une facilité à la mise sur l'angle déconcertante. On attaque sans s'en rendre compte tellement la partie cycle est à la hauteur de ce moteur aux prestations dantesques. Et le freinage, assuré par des étriers monobloc Brembo de sportive, n'est pas en reste. Et une fois sur autoroute, on en finirait presque par se demander si on ne se prévoirait pas un petit roadtrip l'été prochain. Evidemment, la protection n'est pas son fort mais pour rouler à 130 maxi, ça peut tout à fait le faire.

Avis de la rédaction sur Ducati Diavel 1260
16.8/20
Coluche a dit un jour : « Si on croit à l'existence de Dieu, on est obligé de croire à l'existence du diable ! Et on est bien obligé de se rendre compte que le diable l'emporte. ». Et il y a fort à parier qu'il n'aurait pas renié ces propos en descendant d'un Diavel 1260. Il émane une telle force de cette machine qu'on finit par avoir le sentiment d'être un des quatre cavaliers de l'Apocalypse. Elle dévore le bitume autant que son pneu arrière. Et qu'est-ce que c'est bon ! Reste un détail à aborder, le prix, que l'on peut sans problème qualifier de diabolique. 23.490 € (20.490 € pour la version standard), c'est vraiment une somme sachant qu'une Multistrada 1260 S nettement plus polyvalente est affichée à 20.990 €. Même une Multi Enduro Touring Pack ne réclame que quelques euros de plus (23.930 €). Et si on sort de la famille Ducati, le tarif du Diavel 1260 parait encore plus stratosphérique puisque une Indian FTR 1200 S, certes moins puissance, est à 15.990 €. Dans un autre style, Yamaha ne réclame « que » 15.999 € pour une MT-10 SP à peine moins coupleuse. Finalement, il n'y a que face à une Harley Davidson moins bien équipée, moins puissante mais plus coupleuse que le tarif du Diavel 1260 ne choque pas puisque la MoCo demande 24.790 € pour la FXDR. C'est à se demander si Ducati ne voulait pas faire trop cheap en la proposant à un tarif moins élevé. Dommage car cette moto mérite assurément d'être essayée. Et que dans bien des cas, ici plus que jamais, l'essayer ce serait l'adopter.
GargantuesquePrise en mainEfficacitéSonorité
Pédale de frein mal placéeSélection des modesRide-By-Wire
Les chiffresPrix20 490 €Puissance117 / 159 kW à 9500 tr/min0 à 100km/hN/CConso mixteN/C
Notes de la rédactionMoteur20/20Chassis16/20Look20/20Prix12/20Equipements16/20

Vos réactions doivent respecter nos CGU.