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Chang-Jiang Dynasty

Les photos de l'essai

, publié le 18 septembre

Toujours hyper convivial avec ses trois places mais différent du CJ650 Pékin Express que nous avions essayé, le modèle Dynasty 2021 est avancé : avec son moteur Euro5, ses équipements et sa nouvelle transmission à 4 rapports et marche arrière, il va vous donner envie de vous mettre au side-car !

Lorsque l'on parle de side-car en France on pense tout d'abord à ses japonaises des années 90's attelées de paniers profilés, futuristes et personnalisés...mais osons le dire, déjà « has been » à l'époque ! Après on pense à quelques belles réalisations actuelles, souvent sur base de néo-rétros ou de classiques, des Triumph, Guzzi, Indian ou BMW notamment, à l'instar des réalisations produites par Alternative Side-Car (Jean Burdet) pour ne citer que cette référence. Sur ce petit marché le constructeur dominant était jusqu'alors le russe Ural, mais depuis l'arrivée du chinois ChangJiang en 2019 il est en perte de vitesse...Il faut dire que si les styles d'antan - très typés seconde guerre mondiale ! - de ces deux marques se ressemblent, leurs motorisations, elles, n'ont simplement rien à voir. Ural emploie en effet une ancienne (archaïque ?) base de Flat allemand de 745 cm3 qui ne peut rivaliser en termes de performances avec le bicylindre parallèle chinois de 650 cm3, grosso modo un moteur de Kawasaki Z650 que l'on retrouve aujourd'hui chez d'autres constructeurs situés de l'autre côté de la grande Muraille.

Marsupilami

Le nouveau modèle Dynasty semble identique au Pékin Express de couleur sable que nous avions testé fin 2019 (il existe aussi en kaki). Seul l'oeil averti remarquera quelques différences au niveau des équipements, avec la disparition du feu additionnel placé sur la partie avant du panier, celle du treuil ou les quelques protections de phare que nous ne trouvons plus sur ce modèle Dynasty. On trouve en revanche une finition qui s'est encore améliorée, alors qu'elle était déjà réjouissante sur le premier modèle. Cet effort s'observe surtout sur la moto, avec de nouvelles plaques alu ici et là et des carters moteurs mieux travaillés. La structure qui relie moto et panier présente de belles sections d'acier, toutefois les soudures sont toujours un peu grossières. Pour le reste, avec la roue de secours installée sur le capot de l'immense malle, les housses de protections, l'éclairage à leds, les feux additionnels, les barres de protection du panier, le poste de pilotage, les selles montées sur ressorts...l'engin respire la qualité. À bord, on retrouve la posture buste droit, jambes détendues comme les bras, même si ces derniers sont quand même bien ouverts avec le très large guidon haut et cintré vers le pilote. Les commandes s'attrapent naturellement, rien de problématique à signaler ici. Côté confort c'est toujours très bon également, avec un ensemble de suspensions Kayaba un rien ferme, en particulier de l'arrière, toutefois les selles à ressorts « façon tracteur » confèrent une très bonne souplesse. Avec un côté un peu Marsupilami quand même,mais qui n'est pas du tout dérangeant.

Nouvelles sensations ! 

Faire du side ça s'apprend ! Mais rassurez-vous, c'est très facile, à la portée de tous, dès lors que l'on possède le permis moto pour ce Dynasty qui ne peut pas être conduit avec un permis B. Mais sa conduite n'a rien à voir avec celle d'une moto, disons qu'on est plutôt sur un pilotage qui se rapproche de celui d'un SSV, et encore, avec nombre de spécificités. La direction est dure, oui, mais bien canalisée par un amortisseur Fast Ace Performance dédié. De toute façon, une fois que l'on a compris que l'on peut accompagner les virages à gauche en mettant un coup de frein avant et qu'il suffit d'ouvrir les gaz pour que l'engin entame de lui-même un virage à droite, les évolutions dans les parties sinueuses sont plus faciles. Passé cet apprentissage, cette prise en mains, on profite alors de la stabilité conférée par les trois-roues. On rebondi toujours un peu au passage des aspérités, mais cela fait partie du charme de l'engin. Une machine "performante" avec laquelle aujourd'hui on fait tout sur le 3e rapport, en enroulant tranquillement, ce nouvel étagement de boite est très reposant. Et on ne perd pas non plus en vitesse maximale, mais pour rouler à 130 km/h avec un side il faut un peu d'expérience ! Le moteur concentre le plus de modifications : avec un passage à la norme Euro 5 du bicylindre DOHC à 8 soupapes de 649,3 cm3, qui dans la course à la « protection de l'environnement » a perdu 11 kW sur le papier (de 52 à 41 kW), mais qui conserve l'intégralité de sa valeur de couple, 62 Nm développés à 7000 tours. C'est grave docteur ? Et bien non pas vraiment : guidon en mains on ne ressent pas cette perte de puissance grâce au nouveau système de transmission, avec deux premières vitesses toujours courtes, pour faciliter les décollages, et deux rapports supérieurs longs. Avec un couple très présent sur la phase usuelle du 3e rapport, qui permet de beaucoup moins jouer de la boite et de la commande d'embrayage (par ailleurs toujours un peu dure). Avec une conso moyenne établie par nos soins à 6,8 l/100 km (5,8 l/100 km d'après le constructeur), l'autonomie est plutôt bonne avec le réservoir de 20 litres : presque 300 km. A noter des vibrations bien présentes dès 6000 tours et de magnifiques pétarades à la décélération.

La convivialité ! 

La dotation est pléthorique ! On commence par la marche arrière, qui s'actionne comme si on passait la première vitesse, vers le bas donc, après l'avoir activée via la commande du guidon. Le Dynasty est également équipé d'un frein de parking, de barres de protection, de leviers réglables, des poignées chauffantes, de feux longue portée sur le panier, d'une roue de secours, de prises USB et 12 volts, des feux de détresse, de porte-paquets sur le panier et sur la moto, de valves coudées, de bâches pour la roue de secours et le panier, d'une immense malle sur le panier, dont le capot est retenu par un vérin hydraulique, d'un ceinture de sécurité... Coté freinage on trouve toujours trois disques sur ce side, un 320 mm à l'avant et deux de 256 mm à l'arrière, un sur la moto l'autre sur la roue du panier. On freine d'avantage du pied sur l'engin, pour demeurer en ligne, grâce au système couplé très bien réalisé. C'est rassurant, d'autant plus que la pédale, un rien rustique comme sur les 125 cm3 d'origine chinoise, est très accessible et progressive. On regrette toutefois que l'ABS ne soit toujours pas proposé, cela aurait amené une valeur supplémentaire à ceux qui souhaitent découvrir le side. Quel bonheur d'emmener en ballade deux passagers ! Celui qui est derrière le pilote dispose de la même selle montée sur ressorts. Il n'a toutefois pas de dosseret pour se sentir maintenu, et comme sa poignée est placée entre les deux selles, il a parfois la sensation d'être emporté vers l'arrière. Ses repose-pieds bas sont parfait pour ses jambes. Celui qui monte dans le panier connait des sensations uniques : au ras du sol il se croirait dans un petit roadster à la Caterham. Il dispose d'une ceinture de sécurité et d'un ensemble siège/dosseret très confortable. Voilà, le side-car (ce ChangJiang en particulier !) est un engin de loisir convivial !

Avis de la rédaction sur Chang-Jiang Dynasty
16.8/20
Oui, à 13 890 € (alors que le Pékin Express était affiché 11890 € à sa sortie) le Dynasty n’est pas donné, comme l’ont souligné certains d’entre vous en commentaire de notre vidéo Youtube, c’est en effet le prix d’une voiture. Mais, le side ChangJiang n’a juste rien à voir avec un 4 roues, en outre il est meilleur marché que son concurrent Ural. Belle qualité de fabrication, belle dotation, alors certes beaucoup pensent que l’engin réunit les inconvénients des deux mondes, celui de la moto et celui de l’auto, mais pour notre part, nous considérons qu’il faut voir la chose différemment et envisager ce Dynasty pour la ballade à plusieurs. On ose le dire : en fin de compte l'acheter c’est se faire plaisir, c’est rouler différent et c’est également est un acte de générosité !
Qualité de fabricationEquipements à foisonMarche arrièreFreinageÉtagement de boitePrix sur le segment
Mode d’emploi pour les novices.VibrationsRemontées de files (lol)
Les chiffresPrix13 890 €Puissance41 (56 ch.) kW à 8000 tr/min0 à 100km/hN/CConso mixteN/C
Notes de la rédactionMoteur16/20Chassis12/20Look20/20Prix16/20Equipements20/20

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