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CFMOTO NK 400 Facelift

Les photos de l'essai

, publié le 17 avril

Avec son nouveau look et la reprogrammation de son injection Bosch, la NK 400 2.0 à l'essai aujourd'hui est vendue moins cher qu'une 125 cm3 japonaise, tout en bénéficiant d'une garantie CFMoto de 3 ans. Vaut-elle le coup ? Vaut-elle le coût ? Ces deux questions ne nous ont pas quittés lors de notre essai...

Avec 77 deux-roues immatriculés l'année dernière, CFMoto a encore du boulot avant de devenir un acteur incontournable sur le marché moto, comme il l'est aujourd'hui sur le segment quad et SSV. Pour autant, nous suivons de près l'actualité du constructeur Vent de Printemps (CF = Chun Feng = vent de printemps en chinois) pour plusieurs raisons. Pour son ancienne association avec Kawasaki tout d'abord, pour lequel il a fabriqué des moteurs et dont il a distribué les machines. Puis pour sa nouvelle joint-venture avec KTM qu'il distribue aussi de l'autre côté de la muraille. De ces rapprochements vont découler de nouvelles motorisations dans des gammes CF inédites, particulièrement séduisantes pour les pays occidentaux. Nous n'en sommes toutefois pas encore là. Pour l'heure nous prenons en effet la mesure d'une moto à part dans la gamme actuelle : le roadster NK 400, machine présente depuis 2019, mais qui est restée méconnue. Aujourd'hui elle bénéficie toutefois d'évolution, que ce soit au niveau de son look ou de son système d'injection Bosch. De quoi nous motiver à l'essayer, d'autant plus que pour braquer les projecteurs vers elle, GD France (importateur de la marque) la propose à 4390 € au lieu de 4890 €, garantie 3 ans ! 

Nouveau look

Coté design ces évolutions esthétiques sont plutôt bienvenues au niveau du phare, des écopes et du garde-boue avant. Plus massive, plus valorisante, le NK 400 « Facelift » se donne des airs de japonaise, voir d'allemande si l'on compare ce nouveau feux full leds à celui de la nouvelle gamme roadster BMW. Les nouveaux codes couleurs sont également fort agréables, le blanc ponctué de touches bleu clair de notre modèle d'essai en particulier.  Une mention spéciale est accordée à la qualité de fabrication qui franchit encore un cap cette année, tant au niveau de la densité des peintures, de la qualité des matériaux que des ajustements. Reste que cette chinoise est moins originale que certaines de ses compatriotes, chez Zontes par exemple, marque qui suit sa propre voit en terme de design. Ici on pourra peut-être rapprocher à cette NK 400 de justement trop plagier le look japonais, mais en même temps nous la trouvons franchement réussie ainsi ! Pas de mauvaise surprise à l'heure de s'installer sur la selle placée à 815 mm du sol. Elle est en effet très accessible et la position que l'on adopte sur la moto est universelle : buste droit, bras pas trop écartés et détendus, c'est un classique du genre. De cette ergonomie facile découle une prise en mains qui l'est tout autant, et c'est tant mieux car c'est ce que l'on demande à une moto destinée en premier lieu aux débutants. Côté confort on apprécie la texture moelleuse de l'assise, large au niveau du fondement, et le retour de la selle passager, néanmoins les suspensions maison sont jugées dures de prime abord.

L'équilibre à la rescousse ! 

Sur nos premiers tours de roues, coincés dans le centre de Marseille, nous ressentons d'abord ce qui est gênant sur cette moto : son train avant pataud à basse vitesse, son rayon de braquage, large, le creux de son moteur à mi-régime et également son poids de 206 kg tous pleins faits, finalement le poids d'une plus grosse cylindrée (une Z400 ne pèse que 167 kg TPF, une 390 Duke c'est 149 kg à sec !). Heureusement, cette machine jouit d'un bon équilibre et la qualité du freinage comme des pneus (sur le sec) rassurent. A l'heure de remonter les files nous sommes également heureux d'avoir entre les mains un cintre peu encombrant, comme de jouir globalement d'un modèle somme toute assez compact. Son bicylindre parallèle de 400 cm3 - double arbre, 8 soupapes et refroidissement liquide - n'est pas sans nous rappeler la référence ER-4 que CF a produit pour Kawasaki. Un peu creux en milieu de plage, passé ce cap nous le trouvons en revanche bien dynamique au delà des 6000 tours. Avec de belles envolées jusqu'à la zone rouge placée au-dessus des 11 000 tours, accompagné d'un son bien dynamique mais aussi, malheureusement, de quelques vibrations. Rassurez-vous, elles sont d'être « parkinsoniennes » pour autant.

Elle aime la route ! 

Quittons maintenant la cité phocéenne pour mettre le cap sur Cassis. Via le col de la Gineste, la route à flanc de montagne nous offre pléthore de lacets, cours et longs, un terrain de jeu qui met en valeur le potentiel dynamique de cette petite cylindrée. La question de poids n'est plus un problème, tant cette petite 400 virevolte dans les enchainements. Nous la trouvons facile car agile et bien posée sur ses roues. Dans ce cadre sportif, ses suspensions fermes nous ravissent, conférant de la rigueur dans nos trajectoires et un très bon maintien sur l'angle. Cette NK reste également parfaitement en ligne sur les freinages, bref, elle est franchement amusante. Mais à trop rester dans ses hauts régimes, l'exercice se traduit par une consommation d'essence que nous jugeons assez élevée : entre 4,8 et 5l/100 km sur ce petit moulin, c'est trop ! Retour au calme, sa tenue de route sur les voies rapides est bonne, mais s'il faut rouler longtemps on pourra se plaindre d'un confort perfectible et du manque de protection de la face avant. Et oui avec NK pour Naked, on s'en prend logiquement plein la quiche ! Heureusement ici on pourra préserver l'appétit du moulin, et être également serein à l'heure de dépasser, l'allonge est plutôt bonne avec une vitesse maximale de 174 km/h compteur sur le plat et du répondant à la poignée.

Le plein d'équipements

En plus des leviers réglables et des commandes rétro-éclairées, cette NK possède de très bons rétroviseurs, assez larges. On ne met pas grand chose sous la selle passager, mais nous sommes heureux de trouver un bouchon de réservoir sur charnière, l'appel de phare à l'index et les feux de détresse. Deux cartographies moteur sont disponibles. Via le bouton mode du commodo gauche, passer de la carto Sport à l'Eco aurait pu être pratique dans le but de préserver la consommation d'essence, néanmoins nous n'avons pas vraiment ressenti de différence entre ces variantes. On note aussi un accès aisé au réglage de l'amortisseur latéral placé à l'horizontale, comme sur les Kawasaki. Côté instrumentation cette NK est moins « high-tech » que celle des GT de la gamme, qu'il s'agisse de la 400 ou de la 650. Néanmoins elle est parfaitement visible, exception faite du compte-tours confiné dans la partie gauche. Elle renseigne quant au niveau d'essence, par jauge, et indique le rapport engagé ainsi qu'un trip partiel. La remise à zéro s'opère directement au bas du bloc. Rien de particulier à signaler au niveau des commodos, en revanche il y a à redire quant au positionnement du sélecteur de vitesses, trop haut. 

Avis de la rédaction sur CFMOTO NK 400 Facelift
15.2/20
Les jeunes permis ne veulent qu'une chose : se retrouver au plus près de la limite légale, du coup au sortir de l'examen ils lorgnent tous sur des 500 cm3, voire des plus grosses cylindrées bridées. Ces motos font rêver, certes, mais quel dommage : car pour faire ses classes, la meilleure école c'est l'A2 naturelle. Peut-être pas une 250/300, vraiment light et trop proche des 125, mais plutôt des 390/400, comme la KTM Duke ou la Z chez Kawasaki, intéressantes également niveau assurance. Mais là se pose le problème de budget car ces dernières sont assez proches des 6000 € neuves, avec une Z400 affichée à 5699 € et une Duke 390 vendue 5 999 €. D'où la carte intéressante jouée ici par CF Moto avec cette NK400 vendue 4 890 €, et actuellement en promotion à 4390 € jusqu'à la fin de l'année 2020. Même pas le prix d'une 125 japonaise, avec en plus une garantie portée à 3 ans ! De quoi faire oublier son excédent de poids et son moteur sensiblement moins velu que ses concurrentes, mais qui demeure fort sympathique et plein d'agrément à l'usage. La NK 400 est pour nous une bonne affaire, assurément !
Native A2Qualité/prixPrise en mainsFreinageGrip des CST Adreno sur le secMoteur dans les tours
PoidsNotamment en villeÀ-coups à basse vitesseSélecteur haut
Les chiffresPrix4 890 €Puissance29,5 kW à 9500 tr/min0 à 100km/hN/CConso mixteN/C
Notes de la rédactionMoteur12/20Chassis16/20Look16/20Prix20/20Equipements12/20

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