Kawasaki Ninja 1000 SX
Essai
28 novembre 2020
Zontes 125 G Scrambler
Essai
21 novembre 2020
Zero Motorcycles SR/S
Essai
07 novembre 2020
KTM 890  Duke R
Essai
31 octobre 2020
Brixton Crossfire 500
Essai
24 octobre 2020
NIU NQi GTS Sport
Essai
17 octobre 2020
Yamaha Tricity 300
Essai
09 octobre 2020
Kymco X-Town CiTy 125
Essai
26 septembre 2020
Aprilia RSV4 1100 2019
Essai
19 septembre 2020
Silence S01
Essai
12 septembre 2020
Moto Guzzi V85 TT Travel
Essai
05 septembre 2020

Brixton Crossfire 500

Les photos de l'essai

publié le 24 octobre

L'autrichien Brixton avait fait son petit effet en présentant ses Crossfire 500 et 500 X en novembre 2019 à l'Eicma. Nous avons essayé la version café racer.

Brixton, marque créée de toutes pièces il y a à peine 5 ans par le distributeur autrichien KSR, a déjà réussi à passer de la 125 à la 500 en peu de temps et la rumeur voudrait qu'il soit maintenant sur le coup d'une 1200 ! Et tout cela en proposant des modèles plutôt réussis esthétiquement, fabriqués en Chine selon un cahier des charges maison. Dernières moutures en date : les Crossfire 500 et Crossfire 500 X, un café racer et un scrambler à la mode rétrofutur !

Design français et belles finitions

Trois designers français recrutés par KSR sont à l'origine de cette Crossfire. Il a une sacrée gueule ce petit roadster ! On est d'abord attiré par ses lignes tendues sur le réservoir, qui forment un X, ensuite vient le bouchon de réservoir qui, comme le pontet, laisse apparaitre le logo Brixton. Vient ensuite le phare à led offrant une belle signature visuelle à la 500 X et arborant un logo Brixton éclairé. Enfin, la très courte boucle arrière dans laquelle se niche le feu à led et le support de plaque déporté laissent béant l'espace entre le pneu Pirelli Angel monté sur une belle jante à rayons et la selle au design café racer dans l'âme.

Installé sur la machine, on découvre une selle pas trop haute mais assez large à l'entrejambe. Malgré son esprit café racer, son guidon est assez large et n'oblige aucunement à adopter une position sportive. Côté équipement, la Crossfire 500 ne fait pas dans la démesure mais assure. Le compteur propose des informations en blanc sur fond noir, c'est très lisible et pas trop soumis aux reflets. Il s'en tient à l'essentiel mais sans oublier le rapport engagé. Nous avons été surpris par le niveau de finition de l'ensemble. Rien ne traine, les soudures sont propres. La fourche inversée est réglable et ce n'est pas plus mal car telle qu'on l'a essayée, elle était un peu raide. Quant au mono-amortisseur monté sur biellette, il offre un bon niveau de confort et peut aussi être ajusté en fonction du poids de l'équipage. Côté freinage en revanche, ça pêche un peu. L'étrier avant, certes radial, manque de mordant. C'est spongieux à l'attaque et il faut serrer fort le levier, qui malheureusement n'offre que très peu de feeling, pour ralentir la machine. Dommage car le frein arrière est, de son coté, bien plus qu'un simple ralentisseur. On peut s'en servir sans hésitation, et sans déclencher trop souvent l'ABS. 

Bicylindre façon Honda

Niveau moteur, on sent qu'il y a eu du boulot. Si le bicylindre en ligne typé Honda de 486 cm3 n'est pas des plus caractériels, il compense sa linéarité par une très bonne souplesse. Pour autant, on n'a pas non plus l'impression de rouler sur un petit 4 cylindres. Il pétarade gaiment et s'avère très sympa dès les mi-régimes. En effet, c'est entre 5000 et 8000 tours qu'il est le plus exploitable. On pourrait pratiquement le qualifier de sportif. Et la bonne nouvelle, c'est qu'il est bien servi par un boite de vitesses assez précise et qui n'oblige pas à chercher le neutre au feu rouge.  La ville est clairement son amie. Facile à prendre en main, docile, confortable en terme de position de pilotage et disponible en moteur, elle se joue des bouchons sans vergogne. Je suis juste un peu déçu par la dureté du levier d'embrayage qui demande d'avoir un avant bras de tennisman. 

Joueuse sur route

En revanche, on peut difficilement lui trouver meilleur terrain de jeu que la petite route départementale. C'est là que le twin donne le meilleur de lui même. On roule sur le couple, on enchaine les rapports sur des vocalises bien maîtrisées et on profite de son train avant très vif, qui permet de se jouer des pif-paf sans effort. Si l'on ne roule pas au-dessus de ses pompes, le freinage de pose pas de problème. Et d'autant moins d'ailleurs, si l'on utilise les deux de concert, comme on nous l'apprend en moto-école. En revanche, l'attaque sauvage n'est pas permise. La garde au sol n'est pas suffisante pour cela, à moins d'aimer faire des étincelles avec les repose-pieds.

Sur autoroute, roadster oblige, on en prend plein le casque, le buste et les jambes. On atteint très vite les 130 km/h et on sent d'emblée qu'il y en a encore sous la poignée, mais son empattement très court et sa légèreté la rendent sensible au flux d'air des autres véhicules et à l'état de la chaussée. Elle se dandine gentiment. Cela ne constituera pas un problème sur des trajets courts où encore une fois on appréciera sa souplesse moteur, qui lui offre de belles relances même sur le dernier rapport. 

Avis de la rédaction sur Brixton Crossfire 500
16/20
Si elle n'est pas exempte de défaut, cette Brixton Crossfire 500 a réussi à me donner la banane à chaque fois que je suis monté dessus. Elle est bien dessinée, bien finie, et la souplesse de son moteur est un véritable atout. Et puis, elle pétarade joyeusement ! Reste à évoquer son prix de 5 999 € soit 400 € de moins que la Honda CB500F. Pas sûr que cela ne soit suffisant pour détrôner la référence du marché mais lui prendre une part du gâteau ne devrait pas être trop difficile.
DesignFinitionPrise en mainSouplesseSonorité moteur
Clignotants arrière très basFeeling frein avantPas d'USB
Les chiffresPrix5 999 €Puissance35 kW à 8500 tr/min0 à 100km/hN/CConso mixteN/C
Notes de la rédactionMoteur16/20Chassis16/20Look20/20Prix16/20Equipements12/20

Vos réactions doivent respecter nos CGU.