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Bmw R 1250 RT 2019

Les photos de l'essai

publié le 8 juin

A peine les GS étaient présentées équipées du Boxer 1250 que BMW dévoilait la R 1250 RT. Nous avons essayé la GT au flat Shiftcam.

C'est toute la gamme R qui est passée d'un coup au 1250 puisque dans la foulée de la GS, BMW a présenté les R 1250 R et RS et la R 1250 RT. De quoi permettre à tous les amateurs de R de goûter aux joies du nouveau Boxer Shiftcam et ses fameuses cames variables. Sachant que c'est la principale différence avec la R 1200 RT, BMW n'a pas jugé intéressant de réaliser une présentation presse mais bien sûr, la marque à l'hélice s'est fait un devoir de nous en prêter une. 

Rien de nouveau sous le soleil en apparence

Hormis si l'on se focalise sur les indications Shiftcam sur les protections de culasses et les nouveaux étriers de frein, difficile de faire la distinction entre la BMW R 1200 RT 2018 et la R 1250 RT millésime 2019 : elles sont pratiquement en tout point identiques. Une fois installé, on découvre une position très GT : dos légèrement incliné vers l'avant et les bras suffisamment écartés pour offrir un bon bras de levier mais pas plus. La selle est large et son moelleux annonce des kilomètres sans souffrance inutile, la protection offerte d'une part par le pare-brise électrique (il existe une version haute en option gratuite) assisté de déflecteurs et d'autre part par la largeur assez colossale du carénage est proche de la perfection et bien sûr poignées (de série) et selles chauffantes (en option) se charge d'ajouter une dose de confort supplémentaire au besoin. Si l'option est prise, la suspension ESA Dynamic parachèvera le sentiment « pullman » offert cette moto. Le même tableau de bord mi-analogique mi-TFT trône au dessus du guidon. C'est assez décevant, BMW aurait pu profiter de ce changement de moteur pour offrir un tableau de bord 100% TFT comme on en trouve sur les nouvelle GS. Il est plutôt mais il est dommage de devoir passer par les menus pour choisir son réglage de suspension ou la températures des poignées et selles chauffantes. De simples boutons sur les comodos sont tellement plus simples. Coté aspects pratiques, on trouve deux vides-poches verrouillables à clés de part et d'autres du guidon dont un est équipé d'une prise jack et d'une USB. Quant aux deux valises latérales, elle permettent de ranger facilement des casques intégraux ou des sacs souples et de petit format. Des fiches DIN 12 volts sont présentes au niveau du carénage droit et près de la selle.

Moteur et partie cycle jouent de concert 

 

Doté du nouveau Boxer 1250 et sa technologie ShiftCam qui fait varier les temps de commande et la levée des soupapes au niveau de l'admission, la R 1250 RT développe maintenant 136 ch à 7.750 tr/mn et 143 Nm de couple à 6.250 tr/mn. Elle s'en voit non pas transfigurer mais nettement améliorée à l'usage. Plus pleine, moins gourmande et moins bruyante au niveau du moteur, sur le papier, elle n'en est que plus GT dans l'âme. Coté distribution finale, la RT fait toujours appel à un arbre à cardan. Dotée de série de deux modes de conduite Rain et Road, d'un correcteur de trajectoire ASC et d'une aide au démarrage en côte Hill Start Control, la R 1250 RT est déjà bien équipée mais il est possible d'ajouter les modes de pilotage Pro avec modes de pilotage supplémentaires, contrôle dynamique de la traction DTC, Hill Start Control Pro et le système d'assistance au freinage dynamique DBC sont disponibles en option départ usine. L'ABS Pro (actif en courbe) est lui aussi de série. Il permet d'éviter en toute circonstances un blocage intempestif des roues. Et au regard de la puissance du freinage proposé par les deux nouveaux étriers 4 pistons à montage radial qui équipe la R 1250 RT, ce n'est pas inutile. Un bon point, le frein arrière n'est pas là non plus pour faire de la figuration et s'avère très pratique en ville notamment. D'autant plus que la pédale, assez grande, tombe pile sous le pied gauche. 

Plus ça roule, plus on a envie de rouler 

Evidemment, vu le gabarit de la R 1250 RT, ce n'est pas une urbaine née, mais son équilibrage des masses parfait et son moteur plus souple que précédemment permettent de se faufiler plus facilement sur un filet de gaz. Toutefois, on ne se balade pas réfléchir au guidon d'une moto de 279 kilos, surtout quand il faut poser pied à terre. C'est sur une belle départementale qu'on commence à apprécier grandement l'ensemble des qualités offertes par une R 1250 RT et sa suspension ESA Dynamic Next Generation. Elle profite d'un châssis hyper sain qui permet de la placer en courbe sans se poser de question et qui ensuite lui confère un comportement proche d'un TGV. Du moins lorsque l'on a pris soin de durcir la suspension car en mode confort (Road), elle est confort. Peut-être même trop confort. Si on aime avoir le sentiment de faire du ballon sauteur, c'est parfait mais sinon, on préférera un peu plus de fermeté et on la réglera sur Dynamic. Là, ça change tout et on profite alors sans vergogne de la souplesse mais aussi de la hargne du Boxer ShiftCam, un bloc qui s'avère plein partout et capable de catapulter les près de 400 kilos (pilote et bagages compris) sans la moindre hésitation. Autant dire qu'on ne se fait pas prier pour prendre la première autoroute qui se présente et dès la voie d'accélération, on sent que ça va bien se passer. Une pression sur le bouton de réglage du pare-brise pour le monter au maximum, une autre sur le bouton de mise en route du Cruise control une fois arrivé à la vitesse désirée, l'amortissement réglé comme il se doit et, heureusement que la peur du radar est là pour vous maintenir éveillé, car le plus dur va être de ne pas s'endormir, tant cette R 1250 RT est une voyageuse-née. Protection, confort, rigueur, GPS et stéréo si besoin, et 25 litres dans le réservoir pour parcourir au bas mot 450 km à vitesse autoroutière sans avoir besoin de s'arrêter à la pompe, que demander de plus ? De les faire à deux ? Pas de problème ! Cette R 1250 RT est aussi agréable pour le passager que pour le pilote. La selle est large, les poignées facile à agripper, les valises, outre le fait qu'elle permettent de se délester de ses affaires, sont aussi rassurantes pour le passager. Il ne manque plus qu'un top case pour qu'il soit encore plus à l'aise. Quant au pilote, il n'est pas gêné par la présence d'un passager qu'il ne sent pas derrière lui. Il devra juste ne pas oublier le poids de l'ensemble lorsque sera venu le temps de freiner où lors de manoeuvres à basse vitesse. 

Avis de la rédaction sur Bmw R 1250 RT 2019
16/20
On aurait pu imaginer que la BMW R 1250 RT pourrait avoir un peu de mal à faire mieux que celle qu'elle remplace. Pourtant, c'est le cas. Il faut dire que ce nouveau moteur est des plus réjouissants, et des plus adaptés pour le Touring, fusse-t-il un peu sport. Si vous vous demandez s'il était utile de lui offrir 136 ch et 143 Nm de couple, je dirai oui à au moins une des deux propositions. Le couple, c'est la vie. Sur une moto lourde et dédiée au voyage donc potentiellement alourdie encore par la présence d'un passager et de bagages, il est plus qu'essentiel d'avoir autre chose qu'un poumon asthmatique entre les jambes. En revanche, elle ne s'adresse clairement pas à toutes les bourses puisque si son tarif débute à 19.700 €, il faudra débourser pas moins de 25.000 € pour la doter de toutes les options qui lui confèrent une immense partie de son charme. Voilà qui explique peut-être en partie le succès des GS.
Souplesse et disponibilitéRépartition des massesLook statutairePrise en main
Prix élevéPoids
Les chiffresPrix0 €Puissance100 kW à 7750 tr/min0 à 100km/hN/CConso mixteN/C
Notes de la rédactionMoteur20/20Chassis16/20Look16/20Prix12/20Equipements16/20

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