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Bmw R 1250 RS

Les photos de l'essai
Bmw R 1250 RS
20
Diaporama

publié le 21 décembre

Cap sur la Principauté d'Andorre pour l'essai de la dernière BMW équipée du Boxer 1250 : la RS ! Sur les routes sublimes des Pyrénées, un paradis de virolos « hors taxe » qui se ne déguste avec une bonne monture parée pour les roulages dynamiques autant que les voyages au long cours, cette nouvelle Sport-GT nous a étonné. Polyvalente comme l'ancienne 1200, elle est encore plus performante aujourd'hui !

Comme le roadster R dont elle est dérivée, la RS est beaucoup moins diffusée que les autres modèles Boxer, pour autant c'est elle dont l'aspect change le plus avec la « mise à jour » 12-50. En effet la face avant de son demi carénage adopte un nouvel éclairage leds aux optiques plus effilées qu'auparavant, alors que bulle (réglable manuellement) et panneaux latéraux sont repris de la version lancée en 2015. On voit enfin apparaitre un nouveau « sabot moteur », comme sur la R, petit plastique de finition permettant d'harmoniser la jonction avec le demi carénage. Notre modèle d'essai expose le coloris Exclusive Imperial Blue Metallic et un cache réservoir inox brossé, ainsi que pléthore de délicieuses pièces HP (pour hors de prix ?) faisant alors grimper la facture. Alors forcément, oui elle belle notre RS 1250, d'autant plus équipée de tous les packs accessoires béhème (Confort + Dynamic + Touring). Au niveau de la position de conduite la présence des demi-guidons oblige à davantage basculer le buste vers l'avant. Davantage, mais pas trop non plus ! En effet cette posture n'est pas du tout radicale car le dos n'est pas cassé, comme sur une vrai sportive, et les appuis aux poignets restent légers. C'est agréable dans la mesure où l'on est ici plus porté sur l'avant, ce qui aide à maitriser cette lourde machine (243 kg, sans les accessoires ni les valises) en mode dynamique. Les possibilités de recul sont parfaites, comme le maintien du bas du dos grâce au retour de selle passager.

Coeur ravageur !

La posture est cool, l'assise franchement moelleuse, néanmoins 90 % de l'aspect "sofa" de cette RS provient bien évidement de la très bonne capacité d'absorption des suspensions, équipées à l'arrière de la gestion électronique ESA Dynamic de dernière génération. Les réactions du système sont adaptées aux modes de conduites (Rain et Road de série, Dynamic et Dynamic Pro en option), modes que l'on peut faire évoluer en direct via un bouton dédié au commodo gauche. Quelque soit le mode choisit, il permet de profiter pleinent du moteur. Et quelle santé ce Boxer Shiftcam ! Sur les routes de notre road trip en Andorre, ce n'est finalement pas tant la hausse de puissance qui nous a frappé (même si 11 chevaux de plus ce n'est pas rien !) mais plutôt la hausse de couple de 18 Nm obtenue 250 tours plus tôt. Ceci associé à la nouvelle distribution variable assure une réponse suave et directe à la poignée électronique, beaucoup de souplesse à mi-régime alors que l'on bascule dans un autre monde à partir des 6000 tours. Là le Boxer vous scotche d'un uppercut en vous tirant copieusement sur les bras, dans une ambiance mécanique carrément envoutante. Pour garder tout sous controle (électronique !), les assistances sont nombreuses : ABS, anti-patinage (ASC), aide au démarrage en côte (HSC), régulateur de vitesse, assistance au freinage active en courbe et commande de freinage Dynamique (en options). Ces assistances rassurent, en conduite soutenue en particulier car cette RS 1250 franchement performante, et plus lourde de 7 kg par rapport à la RS 1200, demande un peu de métier pour la maitriser.

Reine des ballades, dynamiques !

La RS n'est pas évidente à relever de sa béquille, mais dès les premiers tours de roues elle propose un équilibre tel que sa prise en mains est évidente. La gestion fine de l'accélération aide lors des petites évolutions, mais n'espérez pas jouer les anguilles dans le trafic, compte tenu de sa longueur et de sa largeur, d'autant plus équipée de valises. La tenue de route de cette RS est irréprochable. En solo, à deux, avec les valises chargées, elle propose une très bonne stabilité et beaucoup de rigueur (allemande !) sur l'angle. Lors des freinages, même appuyés, le maintien en ligne est un autre atout de la BM. Merci au système de suspensions qui permet également de bien contenir le transfert de masse, en optimisant l'assiette. Maintenant en conduite soutenue, la vigilance est de mise car une RS ne sera jamais une S1000RR. Comprenez par là qu'elle est plus lourde et surtout moins affutée de l'avant (le terme vivacité est ici proscrit). Mais si dans les petits enchainements les changements d'angle impressionnent, nous trouvons que la Sport Touring offre quand même une certaine agilité et une bonne remontée d'informations, de l'avant en particulier. Sage en ballade, elle peut vite se transformer en machine à sensations, pour pilote expérimenté toutefois. Sa protection est bonne : la bulle réglée manuellement sur son plus haut point préserve bien le haut du casque. Certes, l'air parvient aux niveaux des épaules, mais cela est acceptable. Quant aux jambes, elles sont bien préservées par le demi-carénage alors que les pieds sont naturellement abrités par la largeur du moteur à plat.

Bien dotée...en options ! 

Comme les autres, la RS hérite de l'instrumentation TFT 6'5 pouces connectée, apparue de série sur les GS 750/850 en 2018. Large, toujours visible, elle offre toutes les informations nécessaires et bien plus encore, avec un choix intéressant des infos prioritaires à faire défiler dans sa partie haute. La navigation dans le Menu est hyper aisée grâce à l'ergonomie de la plateforme mais également la molette de réglage à main gauche. Les commodos sont fleuris, mais leur agencement est tel qu'ils ne posent pas de problème. Côté pratique, nous relevons des rétroviseurs dont la base se replie et la présence de valves sur les bâtons des jantes. Pas de béquille centrale de série, elle fait partie du pack option Touring, ce qui nous semble dommageable pour une moto de ce rend. D'ailleurs la plupart de aspects pratiques de la RS demande de remettre la main à la poche (et même les deux !) : que ce soit pour le système de démarrage sans clé (qui inclue le bouchon d'essence), l'éclairage diurne, la bagagerie ou bien d'autres options...

Avis de la rédaction sur Bmw R 1250 RS
16.8/20
Un roadster équipé de demi-guidons et d'une proue protectrice ce n'est pas nouveau, mais cela se fait de plus en plus rare. Quel dommage, à l'image de la nouvelle RS, ce type de moto est ultra intéressant pour sa polyvalence. En effet au quotidien ou pour voyager, seul ou à deux, elle ne manque pas d'arguments. Et pour ce qui est de sa facette sportive, certes l'emmener sur circuit n'est pas vraiment indiqué - encore que, l'état des pneus de notre moto de test au départ prouve que cela est envisageable pour certains - mais sur la route elle procure très rapidement son lot de sensations. Pour un Quadra quelque peu rangé des pures sportives, tel l'essayeur du jour, c'est un peu le compromis idéal pour musarder comme pour profiter d'une moto performante et rigoureuse. L'évolution moteur redonne donc de très bons arguments à la RS, la seule de la gamme qui dispose en plus d'un nouveau look en façade.
PolyvalenceCaractère et performances moteursConfort et protection Sport TouringQualité de l'instrumentationNavigation Menu naturelleFreinageQualité des assistances
Beaucoup trop d'options !PoidsPrix
Les chiffresPrix15 350 €Puissance100 (136) kW à 7750 tr/min0 à 100km/hN/CConso mixteN/C
Notes de la rédactionMoteur20/20Chassis20/20Look16/20Prix8/20Equipements20/20

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