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Bmw R 1200 R 2015

Bmw R 1200 R 2015

Les photos de l'essai

publié le 3 octobre

Une petite révolution s'est opérée chez BMW. Pour 2015, la R 1200 R, née en 2006, s'offre un nouveau look, un nouveau moteur, et perd son Telelever au profit d'une fourche inversée.

Le design de la nouvelle R1200R est plus dynamique. Le phare est plus agressif et les éléments de carénage plus anguleux comme pour souligner la sportivité de cette nouvelle mouture. En effet, le gros roadster est désormais équipé du bicylindre Boxer « liquide ». Celui qui équipe déjà les GS depuis 2013 et les RT depuis 2014. C'est d'ailleurs l'adoption de ce flat à refroidissement mixte air/liquide, et plus particulièrement l'intégration du radiateur d'eau, qui est à l'origine de la disparition du système Telelever...

Ciao Telelever !

C'est donc une fourche inversée fournie par Sachs et très inspirée de celle de la S1000 RR qui prend place sur la nouvelle R1200R. Esthétiquement, il n'y a pas de doute, c'est sportif. On notera aussi la présence d'un amortisseur de direction pour éviter tout guidonnage. A l'arrière, c'est plus classique. Le monobras oscillant Paralever Evo et transmission par cardan et mono-amortisseur Marzocchi restent de mise. Dans la version de base, la fourche n'est pas réglable, et l'amortisseur bénéficie d'une molette de réglage de la précontrainte. Mais sur notre modèle d'essai, équipée de suspensions dynamiques ESA, il est possible d'une simple pression sur un comodo situé poignée gauche de choisir entre deux lois d'amortissement (Road ou Dynamic) selon le rythme que l'on souhaite adopter. Il est aussi possible de pré-contraindre la suspension en fonction du nombre de passagers ou de la présence de bagages. En Road / solo, la fourche se révèle suffisamment ferme pour assurer un guidage précis, et ne plonge pas au freinage, mais l'amortisseur est plus souple, et du coup il vaut mieux choisir le mode Dynamic pour hausser le rythme, sans que cela nuise trop au confort. Les accros au Telelever regretteront une petite tendance au redressement et à l'élargissement de la trajectoire lors de la prise du levier droit sur l'angle, voire à une direction qui verrouille un chouïa en y allant fort, mais le phénomène n'a rien d'inhabituel ni de perturbant. On utilise volontiers le frein arrière, où l'ABS (de série, déconnectable) est chatouilleux, avant de saisir l'avant, où feeling, puissance et progressivité sont de mise.

Plus accessible

Au guidon, fini les commodos de clignotants séparés, au profit d'un seul élément traditionnel à gauche. Le nouveau tableau de bord associe un compteur de vitesse analogique et un large écran numérique à trois « styles » différents recelant plus ou moins d'informations en fonction des usages. La R1200 R peut aussi bénéficier du système à transporteur Keyless Ride. Un bouton remplace le contacteur et sert aussi à bloquer la direction. Le bouchon d'essence s'ouvre lui aussi sans clé, moteur éteint et contact coupé. A l'avant comme à l'arrière, l'éclairage fait appel aux LED, y compris pour les clignotants ou pour les feux de jour. La hauteur standard de l'assise pointe à 790 mm, c'est 10 mm de moins qu'auparavant. Le guidon est légèrement moins large que sur la version précédente, mais surtout plus accessible aux plus petits bras grâce à une position de conduite plus sur l'avant (sans que l'appui sur les poignets s'en ressente). Pour cela, le réservoir est plus fin à l'entrejambes et a gagné en hauteur (sans perdre en contenance, 18 litres toujours). L'empattement est un peu plus long que précédemment mais grâce à un centre de gravité abaissé et une répartition des masses 50/50, l'agilité est préservée. Pour davantage de confort, vous pourrez choisir la R1200RS (14 105 €) : une R à qui BMW a greffé un carénage digne d'une sportive et des demi-guidons, avec une bulle réglable à la main et sans outil sur 4 positions pour plus de confort.

Assistances et options...

Si la R est dotée de deux modes de pilotage de série (Rain et Road), gérant un « simple » antipatinage » ASC et la réponse à la poignée d'accélérateur Ride by wire (soft ou optimum), l'option Modes de pilotage Pro intègre deux autres modes, Dynamic et User (personnalisable), et permet d'ajuster plus précisément le Dynamic Traction Control équipé d'un gyroscope pour détecter la prise d'angle. Quel que soit le mode, la franche rotation de la poignée de gaz délivrera la puissance maxi, la gestion électronique intervenant sur les premiers degrés de rotation. Pour des relances optimales dans de bonnes conditions d'adhérence, choisir donc le mode Dynamic, quitte à chatouiller l'arrière fréquemment.

Nouveau moteur liquide

Le nouveau 1200 Liquide est intégré dans le nouveau cadre comme élément porteur. En zone libre, il délivre 125 ch à 7 750 tr/min. En France, jusqu'à janvier 2016, il faudra se satisfaire de 107 ch mais cela suffit largement pour se faire plaisir entre 4 000 et 7 000 tr/mn. D'autant qu'elle distille un couple homogène sur cette plage de régime, avec une pointe à 125 Nm à 6500 tr/min. C'est plus que sur les GS et RT, avec une admission d'air spécifique et un nouveau silencieux, tandis que la démultiplication est aussi un peu raccourcie. L'embrayage désormais en bain d'huile est doté d'un système anti-dribble, qui gomme un peu le frein moteur. Le levier est agréablement souple (et réglable comme celui du frein), mais les plus sportifs pourront l'oublier grâce au shifter en option. Il agit à la montée comme à la descente des rapports, et se révèle discrètement efficace, à condition de bien adapter le régime moteur. Il peut parfois surprendre aussi en revenant de la seconde au point mort.

Cette mise au goût du jour n'a pas fait de mal à la R 1200 R, qui délaisse son peignoir molleton pour une petite nuisette satin. Saura t-elle séduire au-delà de la clientèle traditionnelle du Boxer-Telelever ? Elle dispose de sérieux arguments en tous cas, notamment question polyvalence, pour aller marcher sur les plates-bandes des Japonais et des autres Européens.

Avis de la rédaction sur Bmw R 1200 R 2015
16/20
Cette mise au goût du jour n'a pas fait de mal à la R 1200 R, qui délaisse son peignoir molleton pour une petite nuisette satin. Performances et efficacité sont au rendez-vous, sans excès ni rodomontades, mais il faut bien sûr mettre le prix pour la voir sous son meilleur jour. Ce qui fait vite monter l'addition, même si par bonheur le tarif de base augmente à peine (+ 200 €). Saura t-elle séduire au-delà de la clientèle traditionnelle du Boxer-Telelever ? Elle dispose de sérieux arguments en tous cas, notamment question polyvalence, pour aller marcher sur les plates-bandes des Japonais et des autres Européens. La concurrence récente fera quant à elle valoir une puissance supérieure pour un poids plus léger... Réponse dans quelques mois !
Look moderniséMoteur performantFreinageABS et antipatinage de sérieSuspensions ESA mais en option...ConfortPolyvalence
Abandon Telelever ?Poids inchangé vs précédentePrix avec options
Les chiffresPrix13 550 €Puissance92 kW à 7500 tr/min0 à 100km/hN/CConso mixteN/C
Notes de la rédactionMoteur16/20Chassis16/20Look20/20Prix12/20Equipements16/20
 
1 commentaire - Bmw R 1200 R 2015
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    Livio_Del-Quenale -

    belle machine look sympa
    sauf la partie AR "décharnée"
    les feux AR et le phare d'un design discutable
    silencieux trop présent
    trop d'électronique
    prix dissuasif.

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