Bmw F 850 GS
Essai
21 mai 2018
Honda CB125R 2018
Essai
12 mai 2018
KTM 790 Duke
Essai
05 mai 2018
Kymco Visar
Essai
14 avril 2018
Yamaha MT-07 2018
Essai
07 avril 2018
Kawasaki Ninja H2 SX SE
Essai
24 mars 2018
SWM Superdual T
Essai
17 mars 2018
Sym Jet 14 125 LC
Essai
10 mars 2018
Royal Enfield Himalayan
Essai
24 février 2018

Aprilia Shiver 900

Aprilia Shiver 900

Les photos de l'essai

publié le 2 décembre

 L'Aprilia Shiver 750 se devait d'évoluer pour entrer dans la cour des grands. Une augmentation de cylindrée pour bonifier son moteur, une louche d'électronique et quelques changements cosmétiques plus tard, voici la Shiver 900;

Oubliée la première Shiver avec son moteur creux et ses suspensions molles, qui étrennait en 2007 l'accélérateur électronique ride-by wire et son cortège de critiques (la première version réagissait très brutalement). La dernière mouture verse dans la rondeur, l'équilibre et les technologies, au tarif placé de 8 399 €. Face à la Ducati Monster 797, plus discrète et à la (trop ?) statutaire BMW F 800 R, aux Kawasaki Z 650 et Yamaha MT 07 de cylindrées inférieures, à la plus chère Triumph Street Triple ou encore aux quatre cylindres japonais au caractère différent, elle a désormais son mot à dire. Et cela commence par son styleouvertement agressif avec ses formes saillantes et ses nouveaux coloris.

Bien installé

On est toujours bien assis à bord de la Shiver, qui offre une position de conduite moins radicale que ses concurrentes.Si elle n'est pas particulièrement basse à 810 mm du sol, sa selle creusée permet au pilote d'1,70 m de poser les deux pieds au sol. Les repose-pieds légèrement reculés n'obligent pas à trop plier les jambes. Devant et derrière, ils reçoivent une couverture caoutchouc filtrant les vibrations. Sans générer de flou,ses suspensions gomment les petites imperfections du bitume. Et la capacitié d'absorption est tellequ'en matière de roadster on peut parler ici de confort ++.Les commandes aux pieds et au guidon tombent parfaitement sous les sens. Sa poignée de gaz est souple, ses leviers réglables en écartement et un poussoir au commodo gauche permet d'intervenir sur les choix d'affichage ou les interfaces du tableau de bord, un nouveau bloc d'instrumentation emprunté à la Tuono. On regrette encore l'absence d'une jauge d'essence. Impardonnable à ce niveau !

Augmentation de cylindrée = plaisir décuplé !

Le moteur de la nouvelle Shiverpasse de 749,9 cm3 à 896,1 cm3 par augmentation de la course des pistons (de 56,4 mm à 67,4 mm). Le choix est donc clair : accroître le couple (de 81 à 90 Nm) sur une large plage, plutôt que d'augmenter la puissance qui demeure inchangée à 95 chevaux. Même si le couple maxi est obtenu à régime supérieur (de 4 500 tr/mn à 6 500 tr/mn), sa plage est bien plus constante, signe d'une énorme disponibilité. Et pour fiabiliser l'ensemble, Aprilia a dû revoir le circuit de lubrification afin de le rendre plus efficace.La transmission est douce et on ne relève aucun à-coup lors des progressions aux basses vitesses.

Qu'il est bon d'être assisté !

Profitant de l'expérience du SBK et des sportives de la gamme, la Shiver rejoint ses concurrentes pratiquement toutes dotées des dernières évolutions d'assistance électronique. L'ABS comme les modes de conduite (Sport-Touring-Rain), déjà présents sur la 750, sont réglables en trois positions. Pour libérer un peu plus l'esprit sur les revêtements délicats, s'y ajoute désormais un traction-control réglable (sur trois positions), ou déconnectable. Une fois réglées comme il se doit, ces assistances gérées par une unité de commande Marelli 7SM sont parfaitement transparentes... Et sous le poignet droit, on retrouve la troisième génération d'accélérateur ride by wire, doux et sécurisant, dont le poids est abaissé d'un demi-kilo.Avec 218 kg tous pleins faits, la Shiver 900 n'est pas la plus légère... ni la plus lourde. Elle est toutefois facile à déplacer, comme à piloter à faible vitesse, son centre de gravité étant plutôt bas. Seule ombre au tableau du châssis, un rayon de braquage démesuré (comme souvent sur les V-twin) oblige parfois à s'y reprendre à deux fois avant de faire demi-tour. Pour un bicylindre de presque 900 cm3, le moteur fait preuve d'une volonté étonnante à très bas régime. Il reprend sans rechigner dès 2 000 tr/mn et évolue jusqu'à 4 000 sans la moindre brutalité, mais avec une volonté certaine.

Une bête de sportivité

La rotation du poignet droit déclenche insensiblement une salve de bonheur. Au point qu'on accepterait (et la partie-cycle aussi) une bonne trentaine de canassons supplémentaires. La poussée est constante, mais en mode Sport le caractère s'affirme. A peine moins efficace avant 4 500 tr/mn, le moteur s'envole dans une sonorité rauque qui fait plaisir à entendre et à vivre. Les sensations sont là, l'efficacité aussi, car la Shiver ne souffre d'aucune tare. Tout juste sa direction semble-t-elle un peu lourde dans les épingles passant à basse vitesse. A plus haute allure, beaucoup plus haute parfois, l'Italienne a accepté de suivre un rythme élevé sans tortiller, ni bouger au freinage, sans racler ses repose-pieds malgré notre bonne volonté, sans lever la roue avant à l'accélération (un gage d'équilibre), ni même glisser sur un bitume parfois incertain. Grandes courbes ou petits coins, tout lui va, nul besoin de forcer l'Aprilia pour tracer de jolies trajectoires. Le freinage toujours efficace semble moins agressif que sur d'autres machines équipées des mêmes étriers. Ce qui n'est pas un mal... et cela n'enlève rien à son efficacité. L'arrière, également sécurisé par l'ABS à deux canaux Continental, est un excellent ralentisseur.

Aprilia Shiver 900 : simplement attachante

C'est avec bon sens et sans fanfaronnade qu'Aprilia a fait évoluer son roadster middle-size en presque grosse cylindrée, plus facile à aborder qu'auparavant. Espérons que le public suivra, car les qualités de cette Shiver 900 sont parfaitement pesées et son bagage, tant mécanique qu'électronique, de premier choix. Les permis A2 qui la choisiront pour effectuer leur premiers tours de roues auront la possibilité de la faire débrider à moindres frais ensuite.

Avis de la rédaction sur Aprilia Shiver 900
17.6/20
C'est avec bon sens et sans fanfaronnade qu'Aprilia a fait évoluer son roadster middle-size en presque grosse cylindrée, plus facile à aborder qu'auparavant. Espérons que le public suivra, car les qualités de cette Shiver 900 sont parfaitement pesées et son bagage, tant mécanique qu'électronique, de premier choix. Les permis A2 qui la choisiront pour effectuer leur premiers tours de roues auront la possibilité de la faire débrider à moindres frais ensuite.
Présence moteur rassuranteComportement routierConfort appréciableEquipement et finitionTarif placé
Rayon de braquage importantDégagement de chaleur en étéAccepterait plus de puissanceImage à construire
Les chiffresPrix8 399 €Puissance70 kW à 8750 tr/min0 à 100km/hN/CConso mixteN/C
Notes de la rédactionMoteur16/20Chassis20/20Look16/20Prix16/20Equipements20/20

Le service de gestion de commentaires évolue.

A compter du 29 mars, le Journal de Réactions et la publication de commentaires seront temporairement fermés.

Les discussions autour des sujets qui vous tiennent à cœur resteront prochainement possibles au travers d’un tout nouveau service vous permettant de réagir.

 
3 commentaires - Aprilia Shiver 900
  • avatar
    LEVIDENCE -

    Sacré bécanne, mais j'ai un gros doute face a la fiabilité globale de l'engin, pour moi, dans ce style de motos la reference reste la MT o9 en attendant la réplique de Honda .

  • avatar
    ber830 -

    oula! épargnez nous la quincaillerie merci!

  • avatar
    pedro666 -

    Aprilia .. plus jamais de ma vie, plus de kilomètres a la poussé a la main qu'a rouler avec le moteur !

    avatar
    nuvolari -

    "pousser" et non pas "poussé" !

    avatar
    LEVIDENCE -

    nuvolari : Chipôteur! Faut pas "poussait" mémé dans les orties !

    avatar
    paysan44 -

    Mon fils a eu une shiver en 7,5 pendant 3 ans 40000kms jamais un soucis.Et il fait l'entretien lui meme .Aujourd hui il a une diavel on l'entend pas se plaindre.