ROLLS-ROYCE Phantom Drophead Coupé

Rolls-Royce Phantom Drophead Coupé

Les photos de l'essai

publié le 12 juillet

Rolls-Royce : plus qu'une simple marque automobile, un véritable mythe. Justement, la Phantom Drophead Coupé cru 2015 est-elle à la hauteur de cet héritage ? Est-elle la digne descendante de la fameuse Silver Ghost, qualifiée en 1907 de « meilleure voiture du monde » ? Le premier contact est intimidant. Il faut dire que la Phantom en impose, avec ses dimensions hors-normes : 5,61 m de long et 1,99 m de large. La peinture « blanc Carrare » est d'une profondeur et d'un brillant incroyable. Les chromes sont omniprésents. La calandre façon Parthénon aux fines barrettes est un objet d'une délicatesse extrême. La jolie statuette du Spirit of Ecstasy s'érige automatiquement au bout du capot dès que l'on déverrouille l'auto. Quant aux fins liserés ornant les flancs, ils sont carrément peints à la main ! Les portières s'ouvrent vers l'arrière et semblent peser une tonne tant elles sont épaisses. La sellerie cuir cousue à la main est aussi douce que de la soie au toucher. Les pieds s'enfoncent dans d'épais tapis en laine de mouton. Notre modèle dispose même d'inserts en nacre véritable ! À l'arrière, l'habitabilité est bonne, mais pas exceptionnelle eu égard aux dimensions titanesques de l'engin.

Sur un nuage

Les premiers kilomètres réclament une concentration particulière, tant la Phantom Drophead Coupé semble occuper toute la route ! En ville, on s'imaginerait presque aux commandes d'une voiture électrique, tant l'insonorisation poussée fait oublier tout le travail du V12 6,75 litres et de la transmission automatique à huit rapports. En matière de douceur, seule la suspension semble en mesure de rivaliser : ses ressorts à air aplanissent littéralement la route.

Tout ceci invite à une conduite relaxée, coude à la portière, les doigts effleurant le grand volant à jante fine. La Rolls fait même l'impasse sur le compte-tours, jugé inutile. À la place, une jauge de « réserve de puissance », graduée de 0 à 100 %. En conduite normale, il est rarissime de descendre sous les 80 %. Mais si vous écrasez la pédale de droite, vous n'aurez aucun mal à rivaliser avec un conducteur de sportive au feu vert : tandis que vous tapoterez négligemment la cendre de votre cigare sur fond de musique classique distillée par la superbe chaîne Hi-Fi, il devra transpirer en jouant du levier de vitesses pour égaler votre 0 à 100 km/h en 5,8 secondes. Si vous persistez à adopter un train plus rapide que celui d'un sénateur à la retraite, vous serez probablement surpris par l'aisance avec laquelle cette Rolls-Royce peut dévorer les routes nationales.

Avis de la rédaction sur ROLLS-ROYCE Phantom Drophead Coupé
16.9/20
Un tel cabriolet à un tel prix, est-ce bien raisonnable ? Évidemment non. La Phantom Drophead Coupé est objectivement trop grosse, trop lourde et trop filtrée. Mais c'est justement ce côté décalé, cet art de vivre empreint de douceur, de luxe et de touches nostalgiques qui fait tout le charme de cette Rolls-Royce. Et si son tarif la rend inaccessible, il est aussi le reflet d'une fabrication artisanale et d'un savoir-faire devenus rarissimes dans l'univers automobile.
Confort suprêmeDouceur absolue du V12 et de la boîte automatiquePrésentation ultra-luxueuseQualité de fabricationDétails de finitionInsonorisation pousséeComportement routier étonnant
Capote électrique lente et ne fonctionnant qu'à l'arrêtPoids démesuréDimensions imposantesTarif hyper-élitiste
Les chiffresPrix474 360 €Puissance460 ch à 5350 tr/min0 à 100km/h5.8 sConso mixte14.8 l/100km
Notes de la rédactionAgrément de conduite16/20Sécurité active et passive15/20Confort et vie à bord17/20Budget11/20
 
2 commentaires - ROLLS-ROYCE Phantom Drophead Coupé
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