PEUGEOT 308 GTi

PEUGEOT 308 GTi©D.R., D.R.
Les photos de l'essai
PEUGEOT 308 GTi
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publié le 28 septembre

À l'heure où ses rivales font assaut d'ailerons XXL et d'agressivité pure, la Peugeot 308 GTi s'habille couleur de muraille. On note bien les monogrammes « GTi », les deux tuyères d'échappement, la calandre à motif en damier ou encore les deux discrets déflecteurs de chaque côté du bouclier avant. Mais pour la frime, c'est tout ! Les spécialistes auront eux le regard attiré par les jantes de 19 pouces spécifiques, chaussées de pneus Michelin Pilot Super Sport et abritant à l'avant des disques de freins de 380 mm de diamètre - comme sur une Porsche 911 GT3 ! - pincés par des étriers fixes à quatre pistons. Clairement, cette 308 GTi n'est pas là pour faire de la figuration.

Ça va chauffer !

Le moteur est une vieille connaissance : le 1.6 THP est repris du RCZ R, mais retravaillé pour s'adapter aux normes antipollution Euro 6. Il délivre 270 ch, mais sa cylindrée modeste fait qu'il doit se contenter de 330 Nm de couple (contre 360 pour une Mégane R.S. 275). Heureusement, la 308 est légère : 1 205 kg à vide, soit... 171 kg de moins que la Renault. Du coup, elle fait jeu égal en performances, avec un 0 à 100 km/h en 6 s, et une vitesse maxi électroniquement limitée à 250 km/h. Les reprises sont nerveuses, y compris en sixième. Seul bémol, la sonorité mécanique reste trop discrète à bord... et très artificielle lorsque l'on active le mode « Sport ». Côté caractère moteur, on reste donc un peu sur sa faim.

Mais la pièce de résistance de cette 308 GTi, c'est son châssis. D'abord, la motricité impressionne, grâce au différentiel à glissement limité Torsen. Sur le sec, il est tout simplement impossible de prendre la motricité en défaut ! Les remontées de couple dans le volant restent limitées, ce qui permet « d'attaquer » en toute décontraction. Le train avant très incisif s'accroche au bitume comme les griffes d'un chat sur le tapis du salon, et le freinage est aussi puissant que facile à doser. L'essieu arrière reste pour sa part rivé à la trajectoire, rendant cette 308 GTi très accessible. Une facilité de conduite qui se confirme sur circuit : la Peugeot pardonne les excès d'optimisme et les erreurs de débutant. Le plus étonnant dans tout cela, c'est que la 308 GTi offre un confort surprenant : silencieuse sur longs parcours, dotée de sièges bien dessinés et de suspensions étonnamment tolérantes, elle est d'une polyvalence aussi remarquable que son efficacité.

Avis de la rédaction sur PEUGEOT 308 GTi
17.7/20
Après les RCZ R et 208 GTi by Peugeot Sport, Peugeot confirme son retour en grâce avec une 308 GTi particulièrement réussie ! Performances percutantes, châssis très réussi, confort préservé : la sportive au Lion passe à deux doigts du sans-faute. Des regrets ? Une mécanique manquant de piment, une instrumentation pas toujours très lisible... mais surtout un tarif (37 200 €) qui pourra paraître élevé. Surtout en comparaison avec la future Ford Focus RS, affichée 1 400 € plus chère, mais revendiquant 350 ch et quatre roues motrices. Le duel s'annonce passionnant !
Châssis ultra-efficaceConfort étonnantPerformances élevéesFacilité de conduitePolyvalence totalePrésentation et finitionéquipement sans lacune
Caractère mécanique effacéInstrumentation peu lisibleTarif assez élevé
Les chiffresPrix37 200 €Puissance270 ch à 6000 tr/min0 à 100km/h6 sConso mixte6 l/100km
Notes de la rédactionAgrément de conduite19/20Sécurité active et passive20/20Confort et vie à bord18/20Budget16/20
 
3 commentaires - PEUGEOT 308 GTi
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