ALFA ROMEO Giulia 2.2 JTD 180 ch

Alfa Romeo Giulia 2.2 JTD 180 ch

Les photos de l'essai

publié le 20 juin

La nouvelle Giulia initie enfin le renouveau d'Alfa Romeo, qui ne proposait depuis 2011 que deux modèles grand public : la Giulietta et la MiTo. Cette berline de 4,64 m repose sur une nouvelle plate-forme, qui consacre le retour de la marque à la propulsion, abandonnée avec la 75 au début des années 90.

Révélation italienne

Nul besoin de trop faire durer le suspense : la nouvelle Giulia apparaît sans conteste comme une réussite, et elle le doit essentiellement à son châssis. Notre modèle équipé de roues de 18 pouces chaussées en Runflat offrait une précision de conduite remarquable. Le conducteur se sent immédiatement à l'aise dans cette berline, qui téléphone toutes ses réactions et fait preuve d'un équilibre remarquable. La véritable prouesse est d'être parvenu à ce niveau sans compromettre la qualité du confort, qui se joue de toutes les formes d'irrégularités et préserve en toute circonstance les vertèbres des passagers. Autrement dit, la Giulia enterre littéralement la concurrence dans ce domaine, y compris la BMW Série 3 dont les qualités dynamiques sont souvent célébrées.

Le moteur Diesel de 180 ch bénéficie d'une réponse à l'accélérateur très incisive, qui ne suffit pas à gommer la longueur des rapports étudiés visiblement pour diminuer les émissions. Dès lors il ne faut pas hésiter à rétrograder souvent, ce qui met en évidence une commande de boîte accrocheuse et un peu lente. Enfin, ce volontaire 2.2 se montre bruyant, même si la sonorité qu'il émet se révèle moins désagréable qu'à l'accoutumée pour un Diesel.

Si l'esthétique de la Giulia QV a suscité des commentaires mitigés lors de sa présentation, les autres modèles de la gamme, moins tapageurs, font preuve d'une plus grande élégance. Un sentiment qui se retrouve à l'intérieur, où le dessin de la planche de bord fait preuve d'originalité, notamment grâce à l'intégration de l'écran central, habilement noyé dans la planche de bord. Agréable à regarder, cette planche de bord prête malheureusement le flanc à la critique sur le plan de la qualité de réalisation.

La Giulia parvient à surprendre du point de vue de l'habitabilité. L'espace dévolu au passagers arrière apparaît suffisamment généreux en espace aux jambes et à la tête pour accueillir deux adultes confortablement tandis que le coffre propose un volume de 480 litres, soit le même que celui de l'Audi A4.

Alfa Romeo est bien conscient que sa Giulia se positionne en alternative par rapport aux références du segment. C'est pourquoi il affiche des tarifs assez compétitifs pour son nouveau modèle, qui offre un rapport prix/équipement plus favorable que les allemandes. Ainsi notre version à transmission manuelle est proposée à 39 100 € en dotation Super, pourvue en série de la sellerie mixte, du GPS et du freinage d'urgence automatique. En comparaison, la BMW Série 3 320d exige 41 160 € en finition Lounge Plus moins richement dotée.

Avis de la rédaction sur ALFA ROMEO Giulia 2.2 JTD 180 ch
16.2/20
Incontestablement, la Giulia a remporté son premier pari : se montrer suffisamment talentueuse pour exister face à la toute-puissance germanique. On retiendra avant tout la qualité de son châssis, tout simplement le meilleur de la catégorie. Elle y ajoute un rapport prix/équipement attrayant et un style qui a le mérite de se distinguer de la masse. Lui reste maintenant à faire ses preuves en termes de qualité : sur les modèles livrés aux clients, il faudra impérativement hausser le niveau... sous peine d'inscrire encore un peu plus dans le marbre la légende noire de la marque !
Agrément de conduiteConfort de suspensionHabitabilité préservée
Finition en retraitéquipements technologiques absentsCommande de boîte accrocheuse
Les chiffresPrix39 100 €Puissance180 ch à 3750 tr/min0 à 100km/h7.2 sConso mixte4.5 l/100km
Notes de la rédactionAgrément de conduite15/20Sécurité active et passive15/20Confort et vie à bord13/20Budget13/20
 
20 commentaires - ALFA ROMEO Giulia 2.2 JTD 180 ch
  • avatar
    Quantique -

    Pour avoir eu 2 audis et maintenant 1 AR, c'est... différent. Bon, les Audis, c'est propre,net, sérieux, le sens du détail et une finition + qualité de fabrication au delà du commun des Français. Alfa, c'est bizarre, on cotoie le meilleur comme le pire : le fond du coffre semble être en carton mais à côté de cela, la qualité des plastiques est juste exceptionnelle, meilleur même que Audi, l'ordinateur de bord est plus complet que sur A4 récente, des poignées de porte en alu (pas très fréquent) et tout un tas de petites subtilités trop longues à détailler. Un moteur vif avec un bon niveau d'équipement même si certains choix sont... surprenants. Bref, une voiture qui ne laisse pas indifférent et la vigueur de la mienne, un peu ancienne, surprend des modèles récents pensant me doubler aisément, souvent, finalement, ils restent derrière avec un "?" au dessus de la tête.

  • avatar
    apoulit -

    Les Italiennes , beaucoup d' esbroufe , ça s'arrête là !!
    En matière de voitures , il y a les Allemandes et ensuite il y a les autres , ceci est irréfragable .

    avatar
    Quantique -

    Ouais, je ne suis pas anti audi (j'aime cette marque) mais j'en ai vu des biens récentes renoncer à me doubler quand j'ai accéléré avec ma vieille AR, pas que de l'esbrouffe mais une légèreté italienne... qui n'a pas que du bon, je suis bien d'accord.

  • avatar
    szego -

    seule ombre au tableau c'est la plaque d'immatriculation
    sinon le reste c'est très beau et stylé face à des allemandes ringardes

    avatar
    Quantique -

    La plaque décalée, c''est aussi stylé

  • avatar
    velocette -

    Alors la c'est certain BMW et AUDI vont "palir" devant cette merveille !!!
    Effectivement les journalistes qui ont écrit cela devaient être très euphoriques !!!

  • avatar
    dravov -

    Elle est vraiment très belle, j'ai eu l'occasion d'en approcher une en expo lors du Le Mans Classic.
    J'espère l'essayer bientôt.
    Je roule en Alfa depuis 1993. J'ai eu deux 155 2.5L TD pour un total de plus de 200.000kms à elles 2, puis quatre 156 2.4 JTD (136, 140, 150 et 175 cv) avec lesquelles j'ai parcouru environ 350.000kms et maintenant j'utilise au quotidien un Brera avec toujours ce merveilleux moteur qu'est le 5 cylindres 2.4 JTD. J'ai toujours la 156 SW 150 cv qui ne sert plus qu' occasionnellement et qui affiche presque 250.000 Kms Tous ces véhicules ont été attachants, agréables à utiliser, performants, pas spécialement coûteux à entretenir et n'ont pas été victimes de gros problèmes.

  • avatar
    [=pseudo.pseudo] -

    [=reaction.title]

    [=reaction.text]

avatar
[=pseudo.pseudo] -

[=reaction.text]