Dossier

Après le diesel, quels carburants possibles ?

Le diesel n'est plus en odeur de sainteté dans notre pays. Alors que plus de six véhicules sur dix en circulation en France utilisent aujourd'hui ce type de moteur, ses ventes en neuf ne cessent de baisser, au profit quasi-exclusif des modèles essence. Pourtant, de nombreuses alternatives existent.

4. Objectif 2025, et au delà

Objectif 2025, et au delà©Mariordo, Mariordo

publié le 2 novembre

Objectif 2025, et au delà

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L'hydrogène : ce gaz peut être utilisé directement comme carburant dans un moteur à explosion. BMW avait d'ailleurs produit, entre 2005 et 2007, une centaine d'exemplaires d'une Série 7 fonctionnant ainsi. Mais le mauvais rendement (le bloc BMW délivrait 260 ch dans sa configuration hydrogène contre 445 ch en configuration essence sans-plomb) rend le développement de cette solution peu probable. L'autre possibilité est l'utilisation de la pile à combustible (PAC). C'est la solution retenue par les quelques modèles actuellement commercialisés (Hyundai ix35 Fuel Cell, Toyota Mirai, Honda Clarity...). Ces autos sont propulsées par des moteurs électriques dont les batteries sont rechargées par la PAC, elle-même nourrie d'hydrogène. Ne reste plus qu'à ce que les coûts de fabrication baissent et que les réseaux de distribution d'hydrogène se mettent en place, ce qui prendra au moins une dizaine d'années, pour que cette technologie trouve sa place sur nos routes.

L'électricité : bien que chères et d'un usage limité à cause de leur autonomie, les voitures électriques progressent néanmoins rapidement. Nombreux sont les ingénieurs à considérer comme probable des modèles capables de parcourir jusqu'à 1 000 km avec une seule charge d'ici à dix ans. La Renault Zoé donne déjà un petit aperçu des progrès dont sont capables ces autos : son nouveau moteur est 10% plus petit que le précédent tout en étant aussi puissant et en consommant moins. En parallèle, l'amélioration de la gestion de sa batterie a fait progresser l'autonomie de 15%, le tout sans augmentation du prix de vente.

Les carburants synthétiques : étudiés depuis les années 1920, ils peuvent être de trois types : GTL (Gas To Liquids, gaz liquéfié), CTL (Coal To Liquids, charbon liquéfié) et BTL (Biomass To Liquids, biomasse liquéfiée). Si la première filière est la plus prometteuse (il existe déjà des raffineries capables de produire plusieurs milliers de barils par jour en Malaisie et en Afrique du sud), elle est aussi celle dont les gains pour l'environnement sont les moins importants. Le chemin à parcourir reste toutefois très long puisque les prévisions de l'Agence Internationale de l'Energie tablent sur une capacité de production de GTL à l'horizon 2030 équivalente à 1,5% de celle de pétrole.

 
19 commentaires - Objectif 2025, et au delà
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    DGH -

    Et si on essayait le principe des motrices SNCF.
    Un moteur diesel ou essence, de taille modeste, fonctionnant à son couple idéal, entraine un alternateur qui lui-même alimente le moteur électrique dévolu à la traction .
    Est-ce utopique ?, non rentable ?

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    lechew -

    Apres le diesel?
    Mais le diesel encore le diesel...
    La phase actuelle de replis n'est qu'un ajustement du marché.
    Les socialos ecolos ont de moins en moins de poids, et, ceux que je connais qui sont revenus à l'essence le regrettent déjà, avec une sonso en hausse de 50%, et un véhicule dont la côte à l'occasion s'effrite très rapidement.
    Pour le reste, une fois les provisoires histoires de mise aux normes solutionnées, le diesel s'avérera moins polluant que les essences de par ses moindres rejets en CO2.
    Bien sûr l'importance de l'électrique va croître de manière très importante, surtout à partir du moment où le client sera un peu moins pris pour un pigeon.
    Quand à l'hydrogène, dur dur. Deux obstacles majeurs. Pour offrir une autonomie décente, l'hydrogène doit être compressé à au moins 600 bars, ce qui représente une exorbitante debauche d'énergie.sans cette compression, il faut accrocher à la voiture un resercpvoit de la taille d'un camion citerne.
    Enfin, sa production bon marché se fait avec du méthane et rejette dans l'atmosphère autant, sinon plus de CO2 qu'une voiture classique.
    Bref, il y a très très loin de la coupe aux lèvres.
    Non, demain, l'avenir, c'est avant tout la voiture autonome, électrique de préférence, voiture qui verra toute les critères actuels bouleversés.
    Plus besoin d'en être le propriétaire, inutile d'y mettre des centaines d'inutiles chevaux sous le capot, inutile le look et la mode. La voiture pour la première fois sera ce qu'elle doit être, et, uniquement cela: le moyen d'aller du point À au point B avec un minimum de contraintes.

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    loukoumfarceur -

    Je crois qu'en patientant un peu, et si les industriels poursuivent la recherche en la matière, alors la pile à combustible va faire un tabac, c'est ça l'avenir !

    On en reparle dans 10 ans ....

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    THIERRY31 -

    un alternateur ça sert a quoi a recharger donc la voiture 100/100 électrique il peuvent faire mais l état ne veut pas pas rentable pour les caisses le pétrole rapporte plus que les 60/100 comme ils disent 200/100 vu le prix du baril

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    dom61 -

    ce serait genial ça ! mais ça marche pas comme ça !!!

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    anatole56 -

    Produire de l'électricité pour charger une batterie qui à son tour fera tourner un moteur électrique qui fera avancer une voiture est une idée absolument idiote : le rendement TOTAL est tellement bas qu'il vaut mieux en rire pour ne pas en pleurer.... Si les Chinois se mettent à la voiture électrique en brulant du charbon par centaines de millions de tonnes pour produire l'électricité qui chargera les batteries des voitures , nous allons vers un désastre écologique sans précédent ... Juste bon pour une tondeuse à gazon automatique pour 50 M2 de pelouse !!!

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