Dossier

L'engouement pour les nouvelles technologies

Désormais, lorsqu'il lance un nouveau modèle, un constructeur met moins l'accent sur ses motorisations ou sur les qualités de son châssis. L'argument à la mode, c'est, en effet, le contenu technologique.

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2. La sécurité, un axe de travail majeur

La sécurité, un axe de travail majeur©Volvo, Volvo

publié le 4 janvier

Longtemps boudés par les conducteurs français, les équipements de sécurité les plus sophistiqués ont toutefois percé sous la pression d'autres marchés, tels que l'Allemagne. A tel point qu'aucun conducteur européen n'imagine, aujourd'hui, acquérir une voiture sans ESP et une collection complète d'airbags. La demande sécuritaire étant désormais bien établie, les ingénieurs ont été priés de développer nombre de nouvelles fonctions dans ce domaine. On trouve donc maintenant légion de modèles capables de freiner seul face à un obstacle (freinage automatique d'urgence) de vous prévenir lorsqu'un autre véhicule est en train de vous dépasser (détecteur d'angles morts), de vous avertir lorsque vous franchissez une ligne sans avoir mis votre au clignotant (avertisseur de franchissement de ligne), voire de vous remettre dans le droit chemin (aide au maintien en ligne), ou encore de conserver la bonne distance avec le véhicule qui vous précède, même lorsque celui-ci freine (régulateur de vitesse adaptatif). Ces équipements, qui ne valent guère plus que quelques centaines d'Euros, lorsqu'ils ne sont tout bonnement pas installés de série, se trouvent désormais sur les modèles de milieu de gamme, voir, pour certains, à bord de citadines. Surtout, plus personne, ou presque, ne remet aujourd'hui en cause leur apport positif en matière de sécurité routière.

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L'intérêt d'autres fonctions est toutefois moins probant ou, du moins, peut générer quelques effets pervers, notamment en réduisant la vigilance du conducteur. C'est le cas des feux de routes automatiques. Comme le nom l'indique, il s'agit de « pleins phares » qui s'activent et se désactivent seuls, mais parfois avec un temps de retard, dans un sens comme dans l'autre. A la clé, des dizaines de mètres parcourus en feux de croisement alors qu'ils pourraient l'être en feux de route ou, plus ennuyeux, des conducteurs venant en sens inverse qui sont éblouis. La palme en matière de « trop d'assistance » revient toutefois à l'assistant de conduite dans les embouteillages. Ce dispositif, qui ne fonctionne généralement pas au-delà de 50 km/h permet à l'auto de suivre automatiquement le flot de circulation en accélérant et freinant à dessein, tout en suivant le tracé de la route (les autres véhicules et le marquage au sol servent de repère pour les courbes). Un premier pas vers la voiture autonome mais un système qui se déconnecte après quelques dizaines de seconde si le conducteur n'a pas la main sur le volant et qui réagit parfois brusquement et de façon inadéquate lorsque les conditions optimales ne sont pas remplies (marquage au sol pas assez net, véhicule qui déboite devant votre auto, deux-roues qui remonte la file...).

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1 commentaire - La sécurité, un axe de travail majeur
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