De l'automatique à la DSG en passant par la séquentielle, voici un tour d'horizon des différentes boîtes proposées à l'heure actuelle sur le marché.
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Qu'est-ce que la transmission ?
La transmission sert à coordonner la vitesse de rotation entre le moteur et les roues motrices. Vous avez besoin de couple à vitesse réduite (pour démarrer en côte, manoeuvrer), vous voulez passer en marche arrière ou au point mort : vous avez recours à la transmission. En un mot, la transmission permet d'utiliser le moteur à son régime optimum dans toutes les situations de conduite et de convertir cette puissance en motricité. L'ordre part de la boîte de vitesse.
La boîte manuelle
Le principe de la boîte manuelle repose sur une série d'engrenages composés de deux pignons, dont le premier est fixé sur un arbre primaire et tourne en permanence, tandis que le second est associé à un arbre secondaire parallèle et correspond à un rapport (cet arbre est le plus souvent celui qui transmet son mouvement au différentiel et aux arbres des roues). Au moyen du levier de vitesse, le conducteur choisit le rapport qui lui semble le mieux adapté en fonction de ses intentions et de la situation : accélération, décélération, régime du moteur, vitesse de la voiture. Aujourd'hui, de nombreux constructeurs proposent jusqu'à 6 rapports et même 7 ou 8 pour certains, ce qui permet d'exploiter mieux le couple et la puissance du moteur, avec de réels bénéfices en terme de plaisir de conduite et de consommation...
La boîte automatique : de la boîte conventionnelle au système séquentiel
Tiptronic chez Porsche, Audi et Vokswagen, Selespeed chez Alfa Romeo, Geartronic chez Volvo, Softip pour Smart ou Steptronic avec BMW. Les transmissions automatiques ont bien évolué et commencent tranquillement à s'imposer ! Pratiques sur les petites citadines (Renault avait lancé le mouvement avec son système Easy), elles trouvent désormais leur place sur les grosses berlines, même les plus sportives. Si en France les vieilles habitudes sont tenaces (les Etats-Unis ont depuis longtemps adopté ces boîtes de vitesse), de vrais progrès ont été faits grâce à la gestion électronique, au point que de nombreux conducteurs se convertissent à ce mode de transmission, pour le confort qu'il procure en circuit urbain associé à la possibilité de reprendre la main et d'agir directement sur le passage des vitesses, par impulsion sur le levier ou grâce à une commande au volant. Si l'on ajoute que les constructeurs sont parvenus à rendre les automatiques plus sobres, il semblerait bien que les principaux obstacles aient été levés. Comme les boîtes manuelles, les boîtes automatiques fonctionnent selon un nombre de rapports fixes. Gérées électroniquement ou hydrauliquement (sur les anciens modèles), ces boîtes utilisent un convertisseur de couple hydraulique et une boîte de vitesse à trains épicycloïdaux. Ces trains sont composés d'un pignon, d'un planétaire et de plusieurs satellites, le tout monté sur un porte-satellites en rotation autour de l'arbre primaire. L'un ou l'autre de ces éléments peut être immobilisé ou solidarisé au moyen d'embrayages multidisques, ce qui génère des rapports de transmission différents, et même une inversion de la rotation (marche arrière). Selon que l'on bloque l'un ou l'autre des engrenages, le mouvement est démultiplié ou surmultiplié. Le fonctionnement de la boîte est géré par un automate, hydraulique ou électronique, qui analyse les données des capteurs, relatives à la vitesse de rotation du moteur, la vitesse du véhicule ou l'action sur l'accélérateur, pour piloter le passage des vitesses selon une ou plusieurs lois prédéfinies. Les boîtes Tiptronic offrent l'avantage de pouvoir passer en mode manuel et proposent différents programmes de conduite en mode automatique. Ces programmes permettent de modifier les lois de changement de vitesse en fonction du style de conduite (mode sportif ou économique) ou des conditions de la route (pluie, neige...), alors que les lois de passage étaient jusqu'alors rigides sur ce mode de transmission.
Une nouvelle façon de penser la boîte automatique : le CVT
Le CVT (Continuously Variable Torque) est une véritable révolution en matière de transmission. En effet, cette boîte de vitesse à variateur ne fait plus seulement appel à quelques rapports pré-sélectionnés, mais à une plage de rapports très large. Ce système utilise seulement deux engrenages reliés entre eux par une courroie qui transmet le mouvement d'un disque à l'autre. La démultiplication varie en fonction de l'éloignement des disques. Autrement dit, les rapports varient en douceur (plus aucun à-coup et pas de bruit), on peut solliciter vivement le moteur sur un rapport court et profiter d'un fonctionnement sobre sur le rapport le plus long. Ces boîtes peuvent même laisser la possibilité de passer en mode manuel, en conservant la souplesse inhérente au CVT, même en conduite sportive.
Boîte DSG : la consécration ?
L'une des dernières innovations en matière de transmission est à mettre au crédit du groupe Volkswagen et même de Porsche, qui a expérimenté le système dans les années 60. La boîte DSG (pour Direktschaltgetriebe Sechsgang Automatikgetriebe : boîte auto à 6 rapports avec prise directe) débarque aujourd'hui en force sous le capot des Golf R32 et Audi TT V6. En théorie, la DSG est une boîte de vitesse manuelle à 6 rapports utilisant un double embrayage multidisques à bain d'huile, dont le premier élément est relié aux vitesses impaires (1ère, 3e, 5e) et le second aux vitesses paires (2e, 4e, 6e et marche arrière). L'intérêt de ce système réside dans le fait que la boîte peut débrayer et embrayer quasi-simultanément et rendre le passage des rapports ultra rapide. L'autre point fort, est le choix laissé entre le mode manuel et le mode automatique. En mode manuel, le conducteur utilise les palettes au volant de manière séquentielle, avec un temps de réaction quasi instantané des rapports de vitesse, sans à-coup. Grâce aux progrès de l'électronique, on trouve aussi un mode automatique disposant de 2 modes « Drive » (conduite coulée avec passages de rapports très doux) et « Sport » (automatisme plus intelligent avec rétrogradage au freinage et montée dans la zone rouge du compte-tours). Sur le papier, la boite DSG améliore les performances d'une voiture en boîte manuelle, tout en autorisant une baisse sensible de la consommation.Si les boîtes automatiques ont le vent en poupe, le CVT est une proposition intéressante et encore peu utilisée sur le marché (Audi propose notamment son système Multitronic sur les A4 et A6, et Nissan le N-CVT à partir de la Micra, Honda sur la Civic Hybride, Toyota avec la Prius...). La transmission DSG est elle encore réservée aux motorisations haut de gamme. A chacun de choisir selon ses préférences, ses habitudes et libre à vous de préférer la pédale d'embrayage !