La Mini, c'est un véritable coup de génie, un concept unique né il y a tout juste cinquante ans, en aout 1959. Tout en elle est révolutionnaire : sa taille -3,05 m-, son rapport encombrement-habitabilité, son agrément de conduite. A sa sortie, le public boude le nouveau modèle, trop anti-conformiste. Mais elle devient vite la coqueluche des Londoniens, puis la déferlante gagne toute l'Europe. Après 41 ans de succès, la Mini cède place à la Mini by BMW, en 2001. Toujours avec autant de panache...
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Premières esquisses : le projet Mini en 1958
Le génie de la Mini résumé en quelques traits. Cette esquisse d'Alec Issigonis date de 1958. On remarque le faible volume du compartiment moteur, la position transversale du radiateur et le réservoir cylindrique, non retenu.
Un volume habitable exceptionnel
Cette coupe fantôme montre à quel point le rapport encombrement-habitabilité apparaît exceptionnel. Le moteur transversal n'occupe que vingt pour cent de la longueur totale, permettant à quatre adultes de voyager.
Sous le moteur... la boîte !
Le quatre cylindres de la Morris Minor est prélevé dans la banque d'organes du groupe et « transversalisé »...mais il n'y a plus de place pour la boîte ! Elle sera finalement disposée sous le moteur.
Alec Issigonis, père de la Mini
L'ingénieur Alec Issigonis pose fièrement devant sa création. Fils d'un britannique d'origine grecque et d'une mère originaire de Bavière, Alexander Arnold Constantine Issigonis est né le 18 novembre 1906 en Turquie.
Austin et Morris, des clones presque parfaits
La première Mini nait Austin Seven. C'est le 4 mai 1959 qu'elle quitte la chaîne de montage de l'usine de Birmingham. Cinq semaines plus tard, sa jumelle vient la rejoindre : la première Morris Mini Minor quitte l'usine d'Oxford le 8 mai.
Espace optimisé, performances preservées
C'est un quatre cylindres 948 cm3 qui est choisi comme base, mais la cylindrée sera réduite à 848 cm3 afin de revoir à la baisse les performances, car les prototypes dépassaient allègrement les 140 km/h, trop élevée pour une aussi petite voiture !
Une familiale de 3,05 mètres...
A l'aube des sixties, l'aspect familial d'une aussi petite voiture reste encore d'actualité. Mais bien sûr, la magie du concept a des limites, même si cette mise en scène suggère l'habitabilité exceptionnelle de la Mini.
Une petite haute en couleurs
Austin ou Morris ? L'Austin Seven était disponible dans les couleurs Tartan Red, Speedwell Blue et Farina Grey, alors que le nuancier de la Morris Mini Minor proposait le Cherry Red, le Clipper Blue et l'Old English White.
La Mini se décline en véritable gamme
En 1969, la Mini Clubman, une déclinaison légèrement plus grande au museau allongé, vient épauler la Mini classique. La version 1275 GT est la plus performante de ces rares versions « long nose », très recherchées.
Clubman Estate, du nez et du coffre
Le Clubman Estate, autrement dit le break à long nez qui vient se substituer à la Morris Mini Traveller et à l'Austin Seven Countryman, mesure exactement 3,41 mètres de long pour une largeur, une hauteur et un empattement inchangés.
La Mini fait un petit break
La Morris Mini Traveller et sa décoration typique est appelée couramment « Woodie », en référence à son habillage en bois. L'empattement rallongé offre des places arrière beaucoup moins spartiates et un coffre plus accueillant.
Quand la Mini fait le maximum
La Mini Van apparaît en janvier 1960. Elle bénéficie d'un empattement allongé de 7,5 cm et d'un porte-à-faux arrière plus long. Résultat : une longueur hors-tout passant de 3,05 m à 3,30 m, et une charge utile oscillant entre 250 et 275 kg.
Une Mini pour tous les goûts
Une partie de la gamme 1973. De gauche à droite : Mini 1275 GT, le modèle de pointe de la gamme « long nose » entraîné par un moteur de 1,3 litre développant 59 ch, Mini 1000 et Mini Clubman.
Adieu jumelles, bonjour Mini !
L'Austin Seven et la Morris Mini Minor ne se différenciaient que par leurs calandres, chapeaux de roues et teintes de carrosserie. En 1969, la gamme des modèles fut allégée et Mini devint l'unique nom de la petite anglaise.
Quand la Mini imite la Jeep...
La Mini Moke, un torpédo rustique à quatre places, est produit de 1964 à 1968 sur une base mécanique de Mini. La production reprend sous licence au tout début des années 80 au Portugal, et ce jusqu'en 1995.
Le plus petit pick-up du monde !
Début 1961, une autre version laborieuse et dépouillée fait son apparition : la Mini Pick-up, le plus petit engin du genre sur le marché ! Comme le Van ou les breaks Traveller ou Countryman, l'empattement est rallongé de 7,5 cm.
Un break, oui, mais de luxe
Dans sa version Super Deluxe, le break Morris Mini Traveller a droit à tous les égards : chromes à profusion, baguettes en bois sur la partie arrière, super pare-chocs et radio. Cet embourgeoisement plaît assurément aux dames...
Mini and the City
La Mini, au même titre que Le Palais de Westminster, Big Ben ou Westminster Bridge, est un véritable monument, fierté des britanniques. En 41 ans de carrière, la Mini « Classic » a été produite à 5,3 millions d'exemplaires.
Pas laid, le cabrio !
Originaire d'Allemagne, ce cabriolet fut vendu à environ 1000 exemplaires entre 1993 et 1996. A la différence de toutes les tentatives antérieures, le résultat était si réussi que Rover Group décida de le produire officiellement en série.
Toujours dans la course
Sur les routes du rallye Monte Carlo, chaque Mini se sent pousser des ailes ! Sur les traces de ses aïeules de compétition, cette Cooper des années 90 prouve que le sur-virage n'est pas l'apanage des propulsions...
David bat Goliath à la régulière
Après la Cooper en 1961, la Mini Cooper S porte sa puissance à 70 ch. Excellente base pour une auto de compétition, elle fût engagée avec succès au mythique rallye de Monte Carlo...qu'elle remporta en 1964, 65 et 67.
Troisième succès au Monte Carlo
Au Monte Carlo 1967, la petite britannique s'envole vers une troisième victoire au classement général, menée par Rauno Aaltonen. Avec panache, la Mini entre définitivement au panthéon de la course automobile.
Limeuse de bitume
Les Mini Cooper et Cooper S deviennent rapidement les coqueluches des pilotes de tous poils, professionnels ou gentlemen drivers. Ici, une Cooper mord la corde sur le circuit d'Oulton Park, en Angleterre, en 1965.
La Mini, éternelle acrobate
De tous temps, la Mini « Classic » a fait preuve d'un incroyable don pour les courses et l'acrobatie. De nos jours, les démonstrations spectaculaires ne sont pas rares et mettent en lumière son équilibre exceptionnel.
Le tuning avant l'heure
La Mini a été l'une des toutes premières autos de grande diffusion à céder à la mode de la personnalisation en Europe. Ou comment se construire facilement une auto unique, à peu de frais. Le tuning avant l'heure !
A toutes les sauces, mais toujours très Mini
La passion pour la Mini n'a pas de limites. Si l'on ne trouve pas son bonheur à travers tous les dérivés de série, il ne reste plus qu'à créer sa propre Mini. Le résultat dépasse parfois l'entendement, à l'image de ce 4x4.
Désirs d'avenir : la Mini by BMW
La reprise de Rover Group par BMW en 1994 ouvre de nouvelles perspectives à la marque. En 1997, une étude donne un avant-goût de ce que pourrait être la future Mini. Cette Mini Cooper Concept fut présentée au Salon de Francfort.
La Mini part à la retraite millionnaire !
Après 41 ans de production et plus de 5,3 millions d'unités, la dernière Mini « Classic » quitte l'usine de Longbridge le 4 octobre 2000. Les dernières versions se caractérisent par des voies larges et des roues de 13 pouces.
La Mini cède le flambeau
à la Mini
En 2001, le lancement de la nouvelle Mini fait appel à la toute puissance du marketing. Décision majeure, la nouvelle Mini sera construite à Oxford. Si les composants sont bavarois, la Mini demeure britannique de naissance !
Comme son aïeule, en version Cooper S
La nouvelle Mini se décline rapidement : One, Cooper, Diesel, puis Cooper S. Cette version de pointe fait appel à un 4 cylindres Chrysler à compresseur, puis passe plus tard au 4 cylindres turbo Peugeot/BMW de 175 ch.
Un vrai cabriolet en série
Dès sa conception, il est décidé que la nouvelle Mini by BMW sera déclinée en version cabriolet, sans arceau. Ici en sortie de peinture, sur la chaîne de production d'Oxford, les cabrios cotoient les berlines.
JCW, le grand retour de John Cooper
La Mini John Cooper Works est la version de pointe de la nouvelle Mini, basée sur une version Cooper S. Les modèles actuels développent 211 ch et se caractérisent notamment par une préparation cosmétique spécifique.
De la route à la piste et inversement
Organisé pour la première fois en 2004, le Mini Challenge est devenu l'une des séries de courses Club les plus prisées. En 2009, on y participe dans quatre pays : Espagne, Australie, Nouvelle-Zélande et Allemagne.
Le néo-rétro poussé à son paroxysme
En septembre 2004, la new Mini Cabriolet décuple encore le pouvoir de séduction du modèle. Le style néo-rétro est poussé à son paroxysme, avec notamment la présence de charnières de coffre apparentes.
Mini Clubman : force antagoniste
Le nouveau break Mini, plus long de 24 centimètres par rapport à la berline, est bizarrement baptisé Clubman. Sur le côté droit de la voiture, la caractéristique « Clubdoor », une porte à ouverture antagoniste bien pratique.
Une cascade de qualités
Comme le modèle historique, la nouvelle Mini peut se targuer d'un véritable comportement de kart, agile et dynamique. Certains pilotes professionnels n'hésitent d'ailleurs pas à réaliser quelques cascades à son volant.
Bon anniversaire Mini !
Pour fêter dignement les 50 ans de la Mini, deux séries spéciales exclusives et suréquipées sont proposées pour ce millésime 2009 : Mini Camden et Mini Mayfair, une appellation déjà utilisée en 1982 sur l'ancienne Mini.
Un vrai boudoir anglais
Dans l'habitacle, les sièges habillés de cuir en bandes pincées, la couleur Toffy et les passepoils blancs sont spécifiques à la version Mayfair. Le pommeau du levier de commande de la boîte arbore également une double couture rabattue vert turquoise.
Les séries spéciales : hommage capital
La Mini « Classic » est une des autos ayant le plus fait appel aux séries spéciales. La nouvelle Mini suit ses traces et propose régulièrement des modèles limités, portant souvent des noms de quartiers de Londres. God save the Mini !
Toujours prête pour le show
Pour finir, ce clin d'oeil que l'on doit à l'américain Ultra Limousines, avec cette maxi-Mini XXL stretch limousine à six roues créée en 2004. La partie arrière amovible cache...une mini piscine !