Voitures autonomes : quels risques pour les motards ?

Voitures autonomes : quels risques pour les motards ?

Photo : James Tensuan

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publié le 9 novembre

La Fema, fédération européenne des associations de motocyclistes, s'associe aux organisations de défense des motards néelandais Mag NL et KNMV pour questionner le constructeur Tesla au sujet des tests effectués sur ses voitures dites « autonomes ». Tout laisse à penser, selon eux, que les usagers à deux-roues ne sont pas vraiment pris en compte dans les tests de systèmes d'assistance à la conduite.

Un accident récent, en Norvège, impliquant une jeune motarde, une Tesla « autonome » et deux autres voitures, a mis en lumière le risque potentiel que pouvait représenter les tout nouveaux systèmes de « pilote automatique » (comme le freinage d'urgence automatique, la régulation automatique de la vitesse, l'alerte de franchissement de ligne) vis à vis des motards, alors qu'un "Autopilot" Tesla a également été mis en cause dans un accident mortel en juillet aux Etats-Unis.

Interrogé par la Fema et les associations néelandaises Mag NL et KNMV, le Netherlands Vehicle Autority (RDW), à qui l'Europe entière doit l'homologation de Tesla sur son territoire*, n'a semble-t-il pas répondu de façon très persuasive sur la façon dont étaient testés ces véhicules, et si ils prenaient en compte tous les autres usagers, en particulier les deux-roues motorisés. Mais se pose aussi bien sûr le problème des piétons ou cyclistes, qui restent tout simplement des êtres humains ? Comment, sur la route, en ville, se passer du contact visuel entre usagers ?

Alors que tous les grands constructeurs automobiles consacrent de gros moyens financiers pour le développement de véhicules autonomes, il est temps de se poser la question de la nécessaire mise en place de tests normés. Un vœu pieux exprimé dans un rapport par le Conseil européen de sécurité des transports (ETSC pour European Transport Safety Council) au mois d'avril dernier. Espérons qu'il ne restera pas pas lettre morte. En France, l'expérimentation des "véhicules à délégation partielle ou totale de conduite" (VDPTC) a été autorisée par une ordonnance publiée le 5 août dernier au Journal officiel.

Quoi qu'il en soit, nous aurons sans aucun doute à essuyer bien des plâtres avant que ces systèmes ne soient vraiment au point.

*Tout fabricant souhaitant importer un véhicule dans l'UE a besoin seulement d'obtenir une homologation de type de véhicule dans un État membre et  cette documentation est automatiquement valable dans toute l'Union.

Source : Fema

 
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