Sécurité routière : le bilan de l'accidentalité 2016

Sécurité routière : le bilan de l'accidentalité 2016

Sécurité routière : le bilan de l'accidentalité 2016

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publié le 13 juillet

Avec 3477 tués sur les routes, l'accidentalité 2016 reste stable par rapport à 2015 (+ 16 morts tout de même), suite à deux années de hausse consécutives. Piétons et cyclistes enregistrent la plus forte augmentation parmi les catégories d'usagers.

Voici les chiffres définitifs de la mortalité sur les routes de France en 2016, un bilan publié par l'ONISR, dont voici les principaux résultats par catégorie d'usagers.

L'accidentalité routière se détériore principalement chez les piétons. En 2016, on déplore 559 décès de piétons, soit une hausse de 19% par rapport à 2015. Cela correspond à 91 décès en plus. L'augmentation la plus forte touche les piétons seniors de plus de 75 ans (47 victimes en plus en 2016 soit +9%).

La mortalité routière augmente également chez les cyclistes. En 2016, 162 cyclistes ont perdu la vie dans un accident de la route, soit 13 de plus qu'en 2015, ce qui correspond à une augmentation de 9%. Les seniors de plus 65 ans représentent 41% de la mortalité de cette catégorie d'usagers. Ces accidents mortels ont lieu principalement à l'intérieur des agglomérations.

Globalement, les seniors de 75 ans et plus enregistrent une forte hausse dans le bilan 2016 avec 566 personnes décédées dans un accident routier (+9,1%).

La mortalité routière des automobilistes est en légère baisse, alors que cette catégorie d'usagers totalise à elle seule plus de la moitié des morts dans un accident de la route (51%) de l'année passée. 1 760 personnes ont perdu la vie dans un véhicule de tourisme en 2016. Cela correspond à 36 décès de moins par rapport à 2015 (-2%).

 

La mortalité routière des cyclomotoristes enregistre une forte baisse (- 22 %) qui bénéficie aux jeunes. Celle des motocyclistes reste stable avec 613 décès, 1 de moins qu'en 2015.

L'accidentalité, miroir de la société Les chiffres de l'accidentalité sur les routes sont toujours révélateurs de l'évolution d'une société. Une population vieillissante, des autos et motos plus sûres, des motards et scootéristes mieux équipés et plus responsables, des ados qui délaissent les cyclos, l'augmentation du nombre de cyclistes en ville (effet de mode et encouragement des pouvoirs publics, mais des usagers souvent mal équipés, peu attentifs et peu soucieux des règles du code de la route)...

La Sécurité routière indique toujours que le premier facteur d'accident est la vitesse excessive ou inadaptée, sans fournir le pourcentage qui étayerait cette conclusion. En revanche, le taux est fourni pour l'alcool, 29 %. Mais il y a fort à parier que alcool + stupéfiants cumulés représentent la cause première devant la vitesse.

Une façon de justifier la « radarothérapie », comme le pense 40 millions d'automobilistes ? Ce que pourrait confirmer le fait que malgré l'augmentation des vitesses moyennes des automobilistes (+ 6 km/h par rapport à 2012 sur les autoroutes limitées à 130 km/h et +4 km/h sur les autoroutes et les routes limitées à 110 km/h), cette catégorie d'usagers voit sa mortalité baisser...

 
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