Le conseil de Paris adopte la fermeture des voies sur berge rive droite

Le conseil de Paris adopte la fermeture des voies sur berge rive droite

Fermeture des voies sur berge - Tunnel des Tuileries fermé

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publié le 12 octobre

Le Conseil de Paris en a décidé ainsi : les voies sur berges rive droite seront piétonnes entre les Tuileries et la fin du tunnel Henri IV.

Sans surprise, la majorité des élus du Conseil municipal de Paris a approuvé aujourd'hui, 26 septembre 2016, le projet de piétonnisation définitive des voies sur berge rive droite entre le tunnel des Tuileries dans le 1er arrondissement et le tunnel Henri IV dans le 4è arrondissement. Ce sont donc 3,5 kilomètres de ce que la maire de Paris, Anne Hildago, qualifie "d'autoroute urbaine" (limitée à 50 km/h, rappelons-le) qui disparaissent de la carte routière pour permettre aux Parisiens et aux touristes une "reconquête de la Seine" malgré les conclusions défavorables de la commission d'enquête publique.

Argument massue de l'édile parisienne qui a balayé d'un revers de main les doutes de la commission quant à l'efficacité, voire aux impacts négatifs, de cette piétonnisation : l'automobile est à l'origine des "deux tiers des émissions de dioxide d'azote et de 56 % des particules fines dans Paris" et la pollution de l'air est responsable de "2500 décès chaque année". Sauf que le rapport indique justement ne pas être en mesure de démontrer "l'impact sur la qualité de l'air" de la piétonnisation des quais.

En revanche, une chose est certaine, depuis la fermeture des voies sur berge rive droite, les automobilistes ont bien compris que venir à Paris en voiture allait être de plus en plus compliqué. Il suffit de prendre le périphérique le matin pour se rendre compte de la différence. Autant la limitation de vitesse à 70 km/h semblait avoir eu pour effet de fluidifier le trafic, autant depuis la rentrée de septembre, le périphérique semble saturé. Du côté des quais hauts, c'est encore plus clair et c'est ce que révèle l'enquête de la Ville de Paris dévoilée dimanche 25 septembre : la hausse du trafic est comprise entre 13 et 73 % selon l'heure de la journée. 

Mais la Mairie en est sûre, le trafic va "s'évaporer" au fil du temps car les automobilistes vont finir par opter pour d'autres moyens de transports. Lesquels ? Elle ne le dit pas. En revanche, rien ne semble avoir été décidé quant au développement des transports en commun. Un manque dont s'émeuvent nombre de maires de villes de banlieue, limitrophes ou non, qui craignent un report de circulation dans leurs communes et surtout l'amplification des difficultés rencontrées par leurs administrés pour rejoindre la capitale sachant que les transports en commun sont déjà saturés.

Reste une lueur d'espoir pour les usagers de la route englués matin et soir dans les bouchons, le préfet de police de Paris, Michel Cadot, a rappelé en séance, ce lundi, qu'il se doit d'assurer la "fluidité" de la circulation dans la capitale. Il s'était déclaré favorable début septembre en faveur d'un test de six mois. A ce titre, il a donc créé un "comité technique de suivi" composés de membres de l'Etat, des collectivités, d'associations d'usagers et sociétés de transports. Le comité se réunira pour la première fois le 3 octobre prochain puis tous les deux mois pour observer les éventuelles perturbations provoquées par la fermeture des voies sur berges. Au bout de 6 à 12 mois, il pourrait décider la réouverture des quais si les perturbations "étaient jugées trop importantes". En attendant, la destruction des routes a débuté.

 
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