Anti-terrorisme : les avertisseurs de zones de dangers dans le collimateur !

Anti-terrorisme : les avertisseurs de zones de dangers dans le collimateur !

Anti-terrorisme : les avertisseur de zones de danger dans le collimateur

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publié le 15 mai

Coyote, TomTom, Waze, Facebook... les outils d'aide à la conduite communicants pourraient prochainement être inutilisables là où les forces de l'ordre sont installées avec un radar. Dans le cadre de la lutte contre le terrorisme, si le projet de décret passe auprès de la Commission européenne, ils seront en effet interdits ou brouillés !

Nouveau piège pour les usagers de la route ? Réel intérêt dans la lutte contre le terrorisme ? Le nouveau projet de décret déposé par le ministère de l'Intérieur auprès de la Commission européenne nous laisse perplexe. Car sous le prétexte que les nouveaux outils d'aide à la conduite communicants renseignent quant à l'emplacement des forces de l'ordre au bord des routes, l'État projette tout bonnement de les interdire, ou d'équiper ses brigades de brouilleurs.

Or on le sait depuis maintenant bien longtemps, en particulier depuis 2011 où ils avaient failli disparaître, ces outils ne sont plus de simples anti-radars. Accidents, véhicules en panne, signalement du positionnement des équipes d'intervention et d'entretien des routes, bouchons, travaux, alertes météorologiques... ces boîtiers ou échanges d'usagers via les réseaux sociaux contribuent à la sécurité routière. C'est indéniable !

Plus de repression... Ligue de Défense des conducteurs, 40 millions d'automobilistes... les associations s'insurgent. Et elles ont bien raison ! Car, déjà, la mesure vient d'être discrètement (sournoisement !) prise par le gouvernement sortant, en pleine période d'élections présidentielles. Aussi, la répression s'est fortement intensifiée depuis quelque temps (21 millions de PV en 2016, d'après Le Point), alors que les chiffres liés à la mortalité routière et aux accidents sont en régression. Quant au motif principal qui dicte cette nouvelle restriction, la lutte contre le terrorisme, elle reste discutable...

Maintenant, la Commission européenne dispose de trois mois pour se prononcer. Espérons que ses réflexions aillent dans le bon sens, il en va de notre sécurité sur les routes. D'autant plus que si ce projet de décret est entériné, l'ensemble du UE sera concernée.  

 

 
1 commentaire - Anti-terrorisme : les avertisseurs de zones de dangers dans le collimateur !
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