Yamaha Xmax 300
Essai
17 juin 2017
Honda CMX 500 Rebel
Essai
03 juin 2017
Kymco AK 550
Essai
13 mai 2017
Bmw G 310 R
Essai
06 mai 2017
Honda X-ADV
Essai
29 avril 2017
Mondial Hps 125
Essai
22 avril 2017
Yamaha TMAX 530 DX Euro4
Essai
15 avril 2017
MagPower R-Stunt 50
Essai
08 avril 2017
Suzuki GSX-S 750
Essai
02 avril 2017
KTM 1090 Adventure 2017
Essai
25 mars 2017

Triumph Bonneville Bobber

Triumph Bonneville Bobber

Les photos de l'essai

publié le 4 mars

En matière de vintage, 2017 sera Bobber ou ne sera pas pour Triumph : l'anglais ose bousculer sa gamme classique en proposant une moto atypique qu'on dirait tout droit sortie de chez un préparateur. Verdict ? 

Triumph n'a pas à forcer pour avoir du style. Il n'aura suffit de quelques petites retouches années après années pour faire évoluer sa Bonneville sans qu'elle ne perdent une once de son charme. Mais avec la Bonneville Bobber, Triumph frappe nettement plus fort : l'anglais puise clairement son inspiration dans un style plus particulier et ce n'est pas sans conséquence sur l'ergonomie et l'image de la marque.

La Bobber, c'est d'abord un style unique

En premier lieu, le regard ne peut que rester accrocher à la selle de cette Triumph qui semblent leviter au dessus de la roue arrière. Mais c'est loin d'être la seule chose qui confère à cette Bonneville son caractère de Bobber. Son bras oscillant triangulé, le soin apporté à la dissimulation de son mono-amortisseur, les tubulures d'échappement qui, côté droit, masquent le pot catalytique, les silencieux coniques en inox, le guidon large et plat, ses roues à rayons noirs, de 19 pouces à l'avant, le moyeu arrière type frein à tambour et plus généralement sa ligne nette et sans bavure donnent le sentiment qu'elle sort de l'atelier d'un préparateur.

Le confort est au rendez-vous

Le plus surprnant, c'est que contrairement à son apparence très hardtail, ce bobber anglais n'est pas inconfortable du tout malgré la position de conduite jambes pilées à l'équerre, genoux sous les poignets, bras tendus et dos rond. D'ailleurs, Triumph a mis en place deux ingénieux systèmes qui permettent, pour l'un, de remonter et d'avancer la selle, et pour l'autre, de modifier la position des cadrans pour que les différentes informations proposées, comme l'autonomie, le niveau d'anti-patinage déconnectable ou le rapport engagés, restent bien lisibles. On a donc le choix entre une position très Bobber ou plus Roadster si l'on préfère. La selle semble un peu dure de prime abord mais sa forme enveloppante et sa largeur font merveille. Et puis l'amortissement est efficace.

Un bon amortissement mais un freinage perfectible 

Avec les, il n'y a aucun doute, on n'est pas sur une sportive mais bien sur un custom, sauf que là, c'est de série. Pour le style, c'est parfait mais question confort au long court, on est en droit de s'inquiéter mais c'est une erreur. La fourche de 41 mm de diamètre (90 mm de débattement) et le mono-amortisseur (77 mm de débattement) signés Kayaba sont particulièrement bien tarés. Au point que Triumph n'a pas jugé utiles de les rendre réglables : il faudra en passer par la case option et s'offrir des amortisseurs Fox pour cela. En revanche, le freinage est moins convaincant. Si l'ensemble simple disque 255 mm, étrier flottant Nissin 1 piston à l'arrière est clairement bien plus qu'un ralentisseur, le simple disque de 310 mm et son étrier flottant Nissin 2 pistons présents à l'avant semblent bien légers pour contenir les 228 kg à sec de la nouvelle Triumph : un étrier 4 pistons n'aurait pas été du luxe, tout en respectant les codes en vigueur dans l'univers du Bobber. D'autant que la motorisation et la tenue de route incite à profiter pleinement de la moindre série de virages.

Un comportement exemplaire

On ressent une émotion particulière une fois au guidon, elle sort de l'ordinaire cette moto avec ça selle qui sembler léviter au dessus de la roue arrière. Et puis, les pièces sont belles et qualitatives. Il y a beaucoup de détails assez valorisant. Mais ce n'est évidemment pas tout cela qui lui donne son comportement très sain une fois en mouvement. La Bobber est équipé d'un twin parallèle à refroidissement liquide calé à 270 degrés de 1200 cm3 dérivé de la Bonneville T120 qui développe 77 ch et 106 Nm. Le couple est bien présent entre 2500 et 5000 tr/mn et il n'est jamais vraiment nécessaire d'aller chercher la puissance tant il est agréable d'enrouler virage après virage. Elle s'avère d'ailleurs très surprenante en courbe où ses pneumatiques Avon Cobra développés pour elle en grande partie (le pneu avant à été allégé. Quant à l'arrière, il n'existait pas) rassurent. Y compris sur le mouillé. Au fil des kilomètres, on profite de l'excellente tenue de la fourche et du peu d'inertie générée par la roue avant, pourtant de 19 pouces, pour rentrer de plus en plus tard en courbe et faire racler les repose-pieds jusqu'à la reprise des gaz dans une envoutante envolée du double échappement. Et sans crainte, puisque les assistances (ABS et anti-patinage déconnectable), jamais intrusives, sont toujours prêtes à intervenir.

Le Bobber a beau être très vintage dans l'âme, il n'en est pas moins très moderne. Il suffit pour s'en assurer de regarder la liste des équipements proposé de série : Ride-by-wire à deux modes, Road et Rain, clignotants et feu arrière à led, clé anti-démarrrage, embrayage assisté, auxquels peuvent venir s'ajouter des options et autres accessoires : de quoi faire gonfler la note établie à l'origine à 12.700 €. Une facture plutôt cohérente au regard de la concurrence, américaine notamment.

Avis de la rédaction sur Triumph Bonneville Bobber
15.2/20
Si le Bobber joue à fond la carte du vintage, il n'en est pas moins très moderne. A l'équipement de série, Embrayage assisté, ride-by-wire à deux modes, Road et Rain, clignotants et feu arrière à led, transpondeur, s'ajoute une myriade d'options et d'accessoires qui en font une moto bien ancrée dans son époque. Mieux, sous ses atours de classique, elle cache une moto bien née dont l'efficacité n'a d'égal que le confort qu'elle procure. Le tout pour 12.700 €. Triumph pourrait bien, comme ce fut le cas dans le passé avec la Street Triple, coller une claque à un segment qui ne surprend plus depuis longtemps.
Style HardtailQualité de réalisationConfortHauteur de selleSonoritéDisponibilité moteur
Frein avantCompte-tours digitalDuo impossibleAutonomie
Les chiffresPrix12 €Puissance57 / 77 kW à 6100 tr/min0 à 100km/hN/CConso mixteN/C
Notes de la rédactionMoteur16/20Chassis16/20Look20/20Prix12/20Equipements12/20
 
4 commentaires - Triumph Bonneville Bobber
  • [=pseudo.pseudo] -

    [=reaction.title]

    [=reaction.text]

[=pseudo.pseudo] -

[=reaction.text]