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Triumph Bonneville

Triumph Bonneville

Les photos de l'essai

publié le 7 novembre

Présentée lors du dernier salon de Cologne, la Triumph Bonneville Newchurch rend hommage à la ville de Neukirchen, rebaptisée Newchurch le temps du Festival Triumph Tridays organisé chaque année depuis bientôt 10 ans dans les montagnes autrichiennes. 

En 2000, la Bonneville a marqué la renaissance de Triumph en jouant sur le néo-rétro. Elle a évoluée une première fois en 2008 en adoptant le moteur de 865 cm3 des Speedmaster et autres America. Un bicylindre parallèle calé à 360° qui développe 68ch à 7.500 tr/mn et 68 Nm à 5.800 tr/mn. En 2014, nouvelle évolution : la Bonneville se voit dotée d'une selle mieux rembourrée et équipée d'une sangle passager. Son bicylindre se pare d'ailette usinée et elle adopte les silencieux de la Thruxton pour délivrer une sonorité plus flatteuse.

Une anglaise aux couleurs autrichiennes

On remarque d'emblée le réservoir de la série spéciale Bonneville Newchurch. Il se drape des couleurs de l'Autriche. Mais d'autres éléments sont spécifiques : Le guidon comme le cuvelage du phare, les gardes-boue ou les ressorts se parent de noir... C'est aussi le cas des jantes en alliage 7 branches que vient souligner un petit liseré rouge peint à la main. Ne vous y trompez pas, sous ses faux carburateurs se cachent un vrai système d'injection et la tirette de starter comme la molette de réglage du ralenti ne sont pas factices.

Au guidon, le nez au vent

Une fois au guidon, on peut être surpris par la selle profilée. La hauteur de l'assise culmine à 74 cm. On a les deux pieds bien à plat de chaque côté. Le centre de gravité placé très bas la rend très rassurante. La Bonneville est une moto qui s'avère très agréable en ville ou sur des petites routes grâce à ses pneus étroits. En revanche, l'absence totale de protection et ses suspensions un peu dures la rendent moins confortable sur les longs trajets. De plus, le guidon un peu large et dont les poignées s'approchent du corps offre une position très naturelle et un excellent contrôle de la machine. Il suffit de pousser légèrement sur le guidon pour placer la moto en courbe. C'est d'autant plus facile qu'elle est équipée de pneus étroits (110/90 x 17 à l'avant et 130/80 x 17 à l'arrière). Quant au freinage, sans ABS, il n'est confié qu'à de simples disques pincés par des étriers deux pistons, à l'avant comme à l'arrière. On pourrait lui reprocher un certain manque de caractère moteur mais il correspond à la philosophie de la Bonneville. Et on viendra vite à apprécier sa souplesse, sa sonorité, sa capacité à contenir ses vibrations et surtout sa frugalité. On peut sans peine espérer rouler 300 km avec son réservoir de 16 litres.  

A l'ancienne, comme on les aime

Finalement, ces défauts sont le pendant de ses qualités : On adore son style dépouillé et rétro mais il s'accompagne d'une absence totale de protection et d'aspect pratique. Elle dispose d'un joli compteur mais il ne distille que de maigres informations. Elle pavoise avec son magnifique bouchon de réservoir mais il ne ferme pas à clé. Malgré tout, lorsque l'on a intégré son mode d'emploi et que l'on enroule les courbes sur le couple, que son échappement frémit légèrement à la décélération, il se passe quelque chose d'indéfinissable qui donne le sourire moyennant 8.990 €. 

Avis de la rédaction sur Triumph Bonneville
14.4/20
Malgré tous ses petits défauts, difficile de ne pas s'attacher à la Bonneville. A l'heure de la course à l'armement avec des constructeurs qui proposent des machines de plus en plus puissantes et bardées d'assistances électroniques, Triumph propose là une vraie alternative : une moto qui donne des sensations dès les premiers tours de roues. On sent la route, on prend le temps d'observer ce qui nous entoure, on se délecte de ses petites pétarades au rétrogradage : on fait de la moto en somme. Pour rouler en Triumph Bonneville Newchurch, il faut s'acquitter de la somme de 8 990 €. Le prix du mythe.
Look ravageurLégèretéSouplesse moteur
Pas de protectionZéro rangementSelle dure
Les chiffresPrix8 890 €Puissance50 kW à 7500 tr/min0 à 100km/hN/CConso mixteN/C
Notes de la rédactionMoteur16/20Chassis12/20Look20/20Prix12/20Equipements12/20
 
7 commentaires - Triumph Bonneville
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    oak -

    une vrai moto , simple , avec un très beau look . un retour au source .

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    dom11 -

    "une vraie bécane de motard" dixit ericmoto (encore un qui s'y connait)
    tu apprendras une choses :
    une "Triumph Bonneville" n'est et ne sera jamais une "bécane de motard", le vrai motard achète une moto confortable qui tiens la distance pour pouvoir bouffer du bitume et pas s'arrêter toute les 5 minutes pour resserrer un boulon, vérifier le niveau d'huile et se détendre les fesses car il faut savoir que la Bonneville a la selle et les amortos aussi souple que du vieux chêne (anglais)........dire que les anglais faisaient du cross avec ces engins, fallait-il qu'ils soient masos ou suicidaires.
    Les Triumph Bonneville sont de belles machines mais elles ne sont bonnes que pour les ballades à la campagne ou en montagne pour les plus nostalgiques ou faire les "kékés" en ville pour les autres...........cela dit si vous êtes maso et pas presser par le temps vous pouvez toujours essayer d'avaler du bitume avec elle mais surtout n'oubliez pas de prendre la caisse à outil (conseil d'ami).

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    papdau -

    A moins de 9000€ vous voudriez quoi encore !!! une PUCH peut être ?

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    allyn -

    je pourrais avoir de la nostalgie pour ces bécanes..mais non!: dans les années 60, on n'avait pas le choix: à part quelques routards qui roulaient en R50, nous étions pour la plupart en anglaises, mais c'était quand même de belles merdes. les calés 360 de notre époque (un calé 360 a bien ses deux pistons qui montent et descendent en même temps, mais à chaque montée c'est alternativement une admission qui s'ouvre d'un côté, et une échappement de l'autre) les moteurs n'avaient pas d'arbre d'équilibrage, les métaux et alliages utilisés pas au top. Les résultats, c'étaient des vibrations à tout casser (d'ailleur, ça cassait tout!), le vilebrequin qui tenait pas la distance, la visserie qui se dispersait au bord de la route, le circuit électrique idem (ah, le lucas...), sans parler des défauts de conception usine, comme la lubrification des lightning, (excuse iliring, mais c'était la réalité.) Aujourd'hui je lis pas mal de choses avec des gars qui parlent des anglaises du "bon temps jadis" avec des trémolos dans la voix. Ce dont je me souviens, c'est qu'on avait pas beaucoup d'argent, et que nos anglaises nous coutaient , parcequ'elles étaient trop souvent en panne.

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    michto -

    bjr a tous ....en 60 j'avais 1 triumph 650(?) avec moyeu amortisseur il n'y avait pas les 2amortisseurs de chaque coté certe c'était 1 vieille bécane mais roulait bien mais TAPE CUL pas possible aujourd'hui je suis avec 1 1250s bandit j'en suis content sauf la selle que sainte gamelle protège les motards

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    anatole56 -

    TRIOMPHE BONNEVILLE
    Moteur calé à 360°??? : Il faudra donner des explications détaillées et j'attends avec
    impatience .... Bon courage

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    peps -

    La seule explication plausible est que les deux cylindres arrivent au PMH en même temps, l'un en fin de phase de compression et l'autre en fin de phase d'échappement. Ils sont ainsi "décalés" (plutôt que calés) de 360 °. C'est très curieux comme calage, je vous le concède, mais à part çà ou une erreur de journaliste, je ne vois rien d'autre !

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    Zoidberg -

    Bonsoir

    Calage a 360°, typiquement britannique comme calage et certain du soleil levant.
    voir là : http://www.lerepairedesmotards.com/technique/calage-moteur.php

    Je regrette les jantes rayons , comme les scrambler

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